— 496 —
Il est facile d’obtenir de très belles préparations montées au baume, après fixation
des larves et coloration au carmin boracique. Le fixateur ne doit pas contenir d acide
qui dissoudrait le squelette. Les préparations bien réussies montrent admirablement
l’organisation interne des larves et permettent de suivre 1 évolution des cœlomes.
Ouvrages à consulter
Dawydoff C. 1927. Traité d’Embryologie comparée des Invertébrés. Masson et Cie, Paris.
Dawydoff C. — 1948 — Embryologie des Échinodermes.
(In Traité de Zoologie publié sous la direction de P. Grassé, Masson et Cie, Paris.)
Mortensen Th. — 1931, 1937, 1938 — Contributions to the Study of the larval forms of Echinoderms.
(Dansk. Vid. Selsk. Skrifft Nat. Acad. Sc. Vol. 4.)
Larves des Crustacés
Elles appartiennent à tous les groupes et sont un des éléments les plus abondants du
plancton.
Les Copépodes présentent une évolution caractérisée typiquement par 6 formes naupliennes suivies de 6 stades copépodites dont le dernier représente l’adulte, mais le
nombre de ces stades peut être plus ou moins réduit.
Le nauplius typique est un organisme plus ou moins ovoïde, à tégument chitineux
et insegmenté. Il porte un œil impair et frontal dit « nauplien », quelques organes sensoriels et 3 paires d’appendices articulés. La première, uniramée, représente les premières
antennes (A1) ; la deuxième, biramée, les secondes antennes (A2) ; la troisième, biramée,
les mandibules (Md). Ces appendices sont tous natatoires.
L’organisation interne est simple. On trouve un tube digestif complet, mais dont
l’anus peut ne s’ouvrir que très tard; un système nerveux formé de 2 ganglions susœsophagiens et 3 ventraux, une paire pour chaque appendice. Le cœur manque; la
musculature est bien développée, et 2 glandes antennaires constituent l’appareil excréteur (figure dans le texte de nauplius).
Cette forme nauplienne présente de très nombreuses variations que nous ne décrirons
pas en détail. Nous dirons seulement que chez les Ostracodes (PI. 168), elle est enfermée
dans une carapace bivalve et tous les appendices sont uniramés ; chez les Monstrillides,
la troisième paire d’appendices est transformée en crochets et il n’y a pas de tube
digestif. Chez les Cirrhipèdes, le nauplius porte 2 petites glandes à la base des cornes
frontales. Il se termine par une fourche postérieure, et sur le dos s’attache une longue
épine. Souvent la bouche est portée par un mufle (PL 169).
Dans la famille des Lepadidés, la nauplius typique de Cirrhipède porte une corne
dorsale très longue, épineuse; 2 cornes frontales également grandes et de même type.
Les appendices sont allongés, à soies plumeuses de grande taille. Ces caractères s’accentueront fortement dans les stades métanaupliens, à bouclier très épineux. L’animal est
adapté à une vie flottante facile, d’où le nom de Nauplius pelagicus qu’on lui a parfois
donné (PI. 169).
Les Rhizocéphales (Sacculine) ont un nauplius de Cirrhipède, mais sans tube digestif.
Les Copépodes libres ont leurs larves naupliennes très variables selon les espèces.
Chez Eucalanus elongatus, Rhincalanus nasutus, la larve est très allongée vers l’arrière
et terminée en pointe (PI. 168).
Précédent

- 497/590

Suivant