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Le nauplius va prendre des segments dans la région postérieure du corps qui bourgeonnent peu à peu des appendices. Ce sont les stades metanauplius. Puis à la suite
d une 5e mue, apparaît brusquement un bouclier céphalothoracique caractérisant le
stade cyclopoïde ou copépodite. Il subira 5 mues pour donner l’adulte, dont les caractères
s affirment progressivement. Ces stades copépodites sont très embarrassants, car ils sont
souvent difficiles à reconnaître et à déterminer pour les non-spécialistes ou les débutants.
Nous en donnons quelques figures typiques.
Le nauplius des Cirrhipèdes aboutit par une mue rapide à une larve caractéristique.
C’est la Cypris (PL 169) qui ressemble à l’ostracode du même nom. Elle possède une
carapace à 2 valves soudées, non articulées. Les A2 et Md disparaissent; les lres antennes
(A1) deviennent très fortes, munies de ventouses, de crochets et de glandes cémentaires
qui permettront la fixation. Il n’y a souvent ni bouche, ni anus. L’oeil nauplien a persisté
et il s’ajoute 2 yeux composés. Le thorax porte 6 paires d’appendices. La Cypris se
fixe par la tête sur un support fixe ou flottant et se métamorphose en adulte après avoir
fourni une pupe ou nymphe.
Chez les Rhizocéphales, la cypris se fixe sur un poil de l’hôte (Crabe ou Pagure).
Très peu d’Isopodes présentent des formes larvaires pélagiques; elles sont relativement
rares et ne se rencontrent que dans les groupes parasites. C’est ainsi que l’on pêche
quelquefois des Pranizes (PI. 171) qui sont des larves de Gnathia maxillaris, parasites
de poissons.
Les Epicarides (Isopodes parasites) présentent dans leur cycle trois types larvaires
que l’on peut rencontrer dans le plancton. Ce sont : le type épicaridien, le type microniscien et le type cryptoniscien.
La larve épicaridienne sort de l’œuf et se présente comme un petit Isopode bien
caractérisé, court, à dos arrondi (PL 170), à 6 paires d’appendices thoraciques, terminés
par des griffes puissantes; 6 paires d’appendices abdominaux courts, terminés par des
soies; les A1 sont réduites. Les uropodes sont toujours biramés, et l’anus souvent porté
par un tube anal plus ou moins long. Cette larve nage, puis se fixe solidement sur un
Copépode pélagique; elle mue et devient la larve microniscienne. Elle peut se détacher
et on l’avait prise autrefois pour un genre indépendant baptisé Microniscus, d’où son
nom.
Elle est quelque peu régressée par perte des articulations des appendices et des soies
natatoires des pléopodes.
Puis elle quitte son hôte transitoire à la suite d’une dernière mue qui donne le stade
cryptoniscien, au corps allongé, A1 biramées, avec de nombreux filaments sensoriels,
7 paires d’appendices thoraciques à griffes et plaques coxales; il n’y a pas de tube anal;
les yeux sont bien développés, parfois très grands.
Cette larve, bien outillée pour la vie pélagique, recherche activement son hôte définitif
(Crustacé décapode).
D’une façon générale chez les Malacostracés, le métanauplius, quand il existe, passe
au stade Protozoé (PL 172). Il est caractérisé par la métamérisation de la région thoracique; la région abdominale presque aussi longue que le reste du corps et non encore, ou
à peine, segmentée. En plus de l’œil nauplien, existent 2 gros yeux composés. Souvent
ce stade est intra-ovulaire. On le trouve libre chez les Euphausiacés, les Sergestidés, les
Pénéidés. Il donnera une larve très typique des Malacostracés : la Zoé (PL 172). Elle
se reconnaît à son abdomen parfaitement segmenté; la métamérisation imparfaite de
la région thoracique, car souvent les pattes thoraciques n’ont pas encore apparu ou sont
à peine ébauchées. Des mues la font passer au stade Mysis avec thorax complètement
32 —
Le nauplius va prendre des segments dans la région postérieure du corps qui bourgeonnent peu à peu des appendices. Ce sont les stades metanauplius. Puis à la suite
d une 5e mue, apparaît brusquement un bouclier céphalothoracique caractérisant le
stade cyclopoïde ou copépodite. Il subira 5 mues pour donner l’adulte, dont les caractères
s affirment progressivement. Ces stades copépodites sont très embarrassants, car ils sont
souvent difficiles à reconnaître et à déterminer pour les non-spécialistes ou les débutants.
Nous en donnons quelques figures typiques.
Le nauplius des Cirrhipèdes aboutit par une mue rapide à une larve caractéristique.
C’est la Cypris (PL 169) qui ressemble à l’ostracode du même nom. Elle possède une
carapace à 2 valves soudées, non articulées. Les A2 et Md disparaissent; les lres antennes
(A1) deviennent très fortes, munies de ventouses, de crochets et de glandes cémentaires
qui permettront la fixation. Il n’y a souvent ni bouche, ni anus. L’oeil nauplien a persisté
et il s’ajoute 2 yeux composés. Le thorax porte 6 paires d’appendices. La Cypris se
fixe par la tête sur un support fixe ou flottant et se métamorphose en adulte après avoir
fourni une pupe ou nymphe.
Chez les Rhizocéphales, la cypris se fixe sur un poil de l’hôte (Crabe ou Pagure).
Très peu d’Isopodes présentent des formes larvaires pélagiques; elles sont relativement
rares et ne se rencontrent que dans les groupes parasites. C’est ainsi que l’on pêche
quelquefois des Pranizes (PI. 171) qui sont des larves de Gnathia maxillaris, parasites
de poissons.
Les Epicarides (Isopodes parasites) présentent dans leur cycle trois types larvaires
que l’on peut rencontrer dans le plancton. Ce sont : le type épicaridien, le type microniscien et le type cryptoniscien.
La larve épicaridienne sort de l’œuf et se présente comme un petit Isopode bien
caractérisé, court, à dos arrondi (PL 170), à 6 paires d’appendices thoraciques, terminés
par des griffes puissantes; 6 paires d’appendices abdominaux courts, terminés par des
soies; les A1 sont réduites. Les uropodes sont toujours biramés, et l’anus souvent porté
par un tube anal plus ou moins long. Cette larve nage, puis se fixe solidement sur un
Copépode pélagique; elle mue et devient la larve microniscienne. Elle peut se détacher
et on l’avait prise autrefois pour un genre indépendant baptisé Microniscus, d’où son
nom.
Elle est quelque peu régressée par perte des articulations des appendices et des soies
natatoires des pléopodes.
Puis elle quitte son hôte transitoire à la suite d’une dernière mue qui donne le stade
cryptoniscien, au corps allongé, A1 biramées, avec de nombreux filaments sensoriels,
7 paires d’appendices thoraciques à griffes et plaques coxales; il n’y a pas de tube anal;
les yeux sont bien développés, parfois très grands.
Cette larve, bien outillée pour la vie pélagique, recherche activement son hôte définitif
(Crustacé décapode).
D’une façon générale chez les Malacostracés, le métanauplius, quand il existe, passe
au stade Protozoé (PL 172). Il est caractérisé par la métamérisation de la région thoracique; la région abdominale presque aussi longue que le reste du corps et non encore, ou
à peine, segmentée. En plus de l’œil nauplien, existent 2 gros yeux composés. Souvent
ce stade est intra-ovulaire. On le trouve libre chez les Euphausiacés, les Sergestidés, les
Pénéidés. Il donnera une larve très typique des Malacostracés : la Zoé (PL 172). Elle
se reconnaît à son abdomen parfaitement segmenté; la métamérisation imparfaite de
la région thoracique, car souvent les pattes thoraciques n’ont pas encore apparu ou sont
à peine ébauchées. Des mues la font passer au stade Mysis avec thorax complètement
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