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dédoubler par fusion de deux de ses lobes; on obtient alors une bande fermée petite,
entourée par la bande lobée restante. De plus, chez toutes les tornarias, une puissante
bande ciliée préanale se développe, de très bonne heure, à la partie postérieure du corps.
La symétrie de la larve reste toujours bilatérale (PL 160, 161).
Le tube digestif a gardé sa forme. Le cœlome de la trompe, impair, avec son pore
dorsal, n’a guère varié; deux paires de vésicules cœlomiques rudimentaires ont apparu
dans la région postérieure. Une vésicule pulsatile, cardio-péricardique, s’est développée
au voisinage du pore de la trompe. Deux yeux de structure assez compliquée reposent
sur la plaque syncipitale, différenciée elle-même en nerfs et en cellules ganglionnaires.
Cette larve Tornaria mène une vie pélagique assez longue. Elle tourne sans arrêt
autour de son axe vertical, d’où son nom. Elle donnera l’adulte par une métamorphose
brusque. Il n’est pas rare de trouver dans le plancton des tornarias en métamorphose;
et même, en profondeur, de jeunes Balanoglosses typiques, nageant encore grâce à leur
puissante couronne ciliée préanale qui n’a pas disparu. A ce stade, il est vraisemblable
qu’on pourrait facilement les élever au laboratoire.
On tend à penser que chaque espèce d’Entéropneuste possède sa tornaria spéciale.
On a décrit une trentaine de formes de ces larves dont certainement plusieurs appartiennent au même adulte. Ainsi par exemple; la tornaria de Balanoglossus clavigerus,
passe par 6 stades morphologiques distincts, dont chacun portait un nom spécifique
particulier.
Beaucoup de larves d’Entéropneustes, suivent l’évolution générale suivante. La
gastrula donne une larve Dipleurula, qui est très voisine de celle des Echinodermes.
Puis, la bande ciliée circumorale se coupe en 2 et l’on obtient une véritable Bipinnaria
de Stelléride; mais l’anus est terminal et non sur le côté. C’est le stade de Müller.
(Tornaria Mülleri). Plus tard, apparaît une puissante bande ciliaire circumanale,
indépendante des 2 autres et l’on obtient le stade de Heider (T. Heideri). Ensuite,
il se forme 4 lobes symétriques ciliés aux dépens des couronnes circumorales et placés
dans 4 méridiens; mais limités à l’hémisphère supérieur. C’est le stade de Metschnikoff
(T. Metschnikoffi). Ces lobes vont prendre des festons secondaires, et l’on passe au
stade de Krohn (T. Krohni). Ils peuvent devenir très nombreux, saillants et tentaculariformes, donnant le stade de Grenacher. Puis les fentes branchiales apparaissent
dans l’œsophage, caractérisant le stade d’AcAssiz, qui marque le début de la métamorphose.
Au départ de celle-ci, la larve s’opacifie, diminue de volume et les bandes ciliaires se
simplifient par régression. Un profond sillon transversal étrangle le corps vers son milieu
et sépare le gland; un autre, plus postérieur et moins marqué, isolera le collier. Les
3 régions de l’Entéropneuste adulte, sont ainsi nettement indiquées. La puissante
couronne ciliée circumanale persiste longtemps et permet encore la natation du jeune
animal. Mais celui-ci s’alourdit de plus en plus, tombe sur le fond où il s’enfouit.
Nous avons observé les Tornarias signalées par Stiasny (1935) dans le golfe de
Naples; à savoir :
Tornaria Krohni, Stiasny (PI. 160); qui serait peut-être la larve de Glossobalanus
minutas. Elle est petite, aux environs du millimètre, se reconnaît facilement à sa
bande ciliée festonnée. Elle est très commune.
Tornaria tergestina, Stiasny; larve probable de Glossobalanus elongatus. Elle a
l’hydropore à gauche du cœur; une bande colorée anale très nette; mesure 0,5-1 mm 25.
Assez rare.
dédoubler par fusion de deux de ses lobes; on obtient alors une bande fermée petite,
entourée par la bande lobée restante. De plus, chez toutes les tornarias, une puissante
bande ciliée préanale se développe, de très bonne heure, à la partie postérieure du corps.
La symétrie de la larve reste toujours bilatérale (PL 160, 161).
Le tube digestif a gardé sa forme. Le cœlome de la trompe, impair, avec son pore
dorsal, n’a guère varié; deux paires de vésicules cœlomiques rudimentaires ont apparu
dans la région postérieure. Une vésicule pulsatile, cardio-péricardique, s’est développée
au voisinage du pore de la trompe. Deux yeux de structure assez compliquée reposent
sur la plaque syncipitale, différenciée elle-même en nerfs et en cellules ganglionnaires.
Cette larve Tornaria mène une vie pélagique assez longue. Elle tourne sans arrêt
autour de son axe vertical, d’où son nom. Elle donnera l’adulte par une métamorphose
brusque. Il n’est pas rare de trouver dans le plancton des tornarias en métamorphose;
et même, en profondeur, de jeunes Balanoglosses typiques, nageant encore grâce à leur
puissante couronne ciliée préanale qui n’a pas disparu. A ce stade, il est vraisemblable
qu’on pourrait facilement les élever au laboratoire.
On tend à penser que chaque espèce d’Entéropneuste possède sa tornaria spéciale.
On a décrit une trentaine de formes de ces larves dont certainement plusieurs appartiennent au même adulte. Ainsi par exemple; la tornaria de Balanoglossus clavigerus,
passe par 6 stades morphologiques distincts, dont chacun portait un nom spécifique
particulier.
Beaucoup de larves d’Entéropneustes, suivent l’évolution générale suivante. La
gastrula donne une larve Dipleurula, qui est très voisine de celle des Echinodermes.
Puis, la bande ciliée circumorale se coupe en 2 et l’on obtient une véritable Bipinnaria
de Stelléride; mais l’anus est terminal et non sur le côté. C’est le stade de Müller.
(Tornaria Mülleri). Plus tard, apparaît une puissante bande ciliaire circumanale,
indépendante des 2 autres et l’on obtient le stade de Heider (T. Heideri). Ensuite,
il se forme 4 lobes symétriques ciliés aux dépens des couronnes circumorales et placés
dans 4 méridiens; mais limités à l’hémisphère supérieur. C’est le stade de Metschnikoff
(T. Metschnikoffi). Ces lobes vont prendre des festons secondaires, et l’on passe au
stade de Krohn (T. Krohni). Ils peuvent devenir très nombreux, saillants et tentaculariformes, donnant le stade de Grenacher. Puis les fentes branchiales apparaissent
dans l’œsophage, caractérisant le stade d’AcAssiz, qui marque le début de la métamorphose.
Au départ de celle-ci, la larve s’opacifie, diminue de volume et les bandes ciliaires se
simplifient par régression. Un profond sillon transversal étrangle le corps vers son milieu
et sépare le gland; un autre, plus postérieur et moins marqué, isolera le collier. Les
3 régions de l’Entéropneuste adulte, sont ainsi nettement indiquées. La puissante
couronne ciliée circumanale persiste longtemps et permet encore la natation du jeune
animal. Mais celui-ci s’alourdit de plus en plus, tombe sur le fond où il s’enfouit.
Nous avons observé les Tornarias signalées par Stiasny (1935) dans le golfe de
Naples; à savoir :
Tornaria Krohni, Stiasny (PI. 160); qui serait peut-être la larve de Glossobalanus
minutas. Elle est petite, aux environs du millimètre, se reconnaît facilement à sa
bande ciliée festonnée. Elle est très commune.
Tornaria tergestina, Stiasny; larve probable de Glossobalanus elongatus. Elle a
l’hydropore à gauche du cœur; une bande colorée anale très nette; mesure 0,5-1 mm 25.
Assez rare.
