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Dans la Méditerranée occidentale, nous avons reconnu la presence des Actinotroques
suivantes :
Actinotrocha Mülleri ( — A. branchiata) qui est sans doute la plus commune de toutes,
et dont le lobe préoral peut porter ou non des taches pigmentées noires. C’est la larve
de Phoronis Mülleri.
A. Sabatieri est la larve de Phoronis Sabatieri; elle est, comme 1 adulte, très commune
dans l’étang de Thau, à Sète; on l’a signalée dans les lacs salés des environs de Naples,
et nous l’avons vue également à Alger.
A. Metschnikoffi serait peut-être la larve de P. euxinicola; elle est signalée d Odessa,
Trieste, Naples, Messine.
f
A. Hatscheki a été rapportée à P. psammophila et A. Ashworthi à P. hippocrepia.
Ces 3 formes nous ont paru beaucoup plus rares. Nous croyons les avoir capturées
dans les eaux d’Alger.
A. ornata a été pêchée à Nice; A. olgae à Villefranche-sur-Mer.
La détermination des Actinotroques est une chose délicate; car ces larves, comme le
montrent nos figures, changent beaucoup avec l’âge et 2 espèces différentes peuvent
prendre un aspect très voisin. Seule une étude minutieuse peut amener à une détermination correcte, qu’il est toujours préférable de faire contrôler par un spécialiste averti.
Les Actinotroques se nourrissent normalement de Diatomées, de Péridiniens et Protistes divers; mais elles peuvent aussi capturer des larves de Mollusques (Gastéropodes et
Bivalves). Elles sont la proie de nombreux ennemis surtout lorsqu’elles sont très petites :
Cœlentérés, Cténophores, larves de Crustacés, d’Annélides et alevins.
Après fixation, coloration au carmin boracique, montage au baume, elles donnent de
très jolies préparations.
Ouvrages à consulter
De Selys-Longchamps, M. — 1907 — Phoronis.
(Fauna und Flora des Golfes von Neapel. Vol. 30.)
Meek, A. — 1917 — On the Phoronidea.
(Rep. Dove Marine Labor. Cullercoats N.S. 6.)
ENTÉROPNEUSTES
Ils sont représentés dans le plancton par une larve tout à fait caractéristique, qui
a reçu le nom de Tornaria. C’est une forme larvaire pélagique très anciennement connue
(1849), et elle fut prise à l’origine pour une larve d’Echinoderme. En effet, très jeune,
elle rappelle beaucoup une bipinnaria d’Astérie. Elle est ovoïde, à symétrie bilatérale
(PI. 160,161) et possède un tube digestif complet. La bouche, ventrale, se trouve au milieu
d’une grande et profonde dépression contournée; elle conduit à un estomac globuleux,
suivi d’un intestin qui aboutit à l’anus terminal. Une bande ciliée, onduleuse, entoure
la dépression buccale; une touffe de cils apicale couvre la plaque syncipitale, qui possède
2 yeux très rapprochés l’un de l’autre. Dans la larve, on voit une vésicule qui représente
le coelome de la trompe et s’ouvre à l’extérieur par un pore.
La tornaria grossit très vite et change de forme et de structure. Elle peut atteindre
15 mm dans les espèces exotiques; près de 5 mm dans certaines formes méditerranéennes. Elle présente toujours sa touffe apicale, sa plaque syncipitale et ses yeux, sa
bande ciliée contournée, entourant la dépression péribuccale. Cette bande ciliée peut se
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