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Ces colorations au carmin donnent de belles préparations, très durables, sur lesquelles
la topographie générale des organes est facile à déchiffrer, ainsi que la présence des parasites. Elles ont l’avantage de réussir toujours, et n’exigent aucune minutie, ni aucune
rigueur dans la durée des divers temps. Mais il ne faut pas leur demander des renseignements histologiques ou cytologiques très fins.
On peut obtenir ceux-ci, par des doubles colorations à peine plus délicates à réaliser.
Une des meilleures que nous connaissions est le glychémalun-éosine, après fixation au
Bouin alcoolique ou Zenker. Colorer très fortement à l’éosine.
Sur du matériel favorable, on peut étudier à l’immersion des organes très délicats
(filets nerveux et cellules périphériques, glandules hypodermiques et même parasites
intra-intestinaux; grégarines des Sapphirines et Copilies par exemple), si l’on a aplati
avant séchage, en la chargeant d’un poids, la préparation montée.
L’inconvénient de cette coloration est qu’elle ne dure pas très longtemps, vraisemblablement à cause de l’acidité trop grande des baumes actuels.
Enfin, on peut se contenter de monter les carapaces qui donnent tous les détails de
structure utilisés en systématique. Dans ce cas, on obtient d’admirables préparations
très durables, en vidant les animaux par une solution de KOH concentrée (40 %),
puis lavages acétiques, à l’eau distillée, alcools, coloration à l’acide pyrogallique et
montage au baume. (Voir les détails dans le Volume 26 de la Faune de France : Copépodes Pélagiques).
Dans tous les cas, les préparations seront minutieusement étiquetées, avec le nom,
le sexe du Copépode, le lieu, la date, l’heure et la profondeur de la récolte, et aussi
la technique utilisée.
La collection des Copépodes se présente alors comme une collection micrographique
quelconque, et sera classée par familles et genres dans des boîtes de préparations.
Ouvrages à consulter
Rose, M. — 1933 — Copépodes pélagiques.
(Faune de France. Vol. 26).
Id. — 1942 — Les Scolecithricidæ (Copépodes pélagiques) de la Baie d’Alger.
(Ann. Inst. Océan. Nile série. T. XXL Fasc. 3).
Massuti, M. et Margalef, R. — 1950 — Introduction al estudio del Plancton Marino.
(Institute de Biologia applicada. Barcelona).
Les épibiontes des organismes pélagiques
On donne le nom général d’« épibiontes » aux êtres vivants que l’on trouve fixés sur
d’autres organismes. Les rapports biologiques des épibiontes et de leur hôte sont extrêmement variables, et il est souvent fort difficile de déterminer les relations précises
entre les 2 associés. Il semble que dans le cas le plus simple, l’un d’eux ne demande
qu’un support à l’autre, ou se fait simplement transporter par lui (phorèsie).
Mais souvent aussi, les épibiontes sont des parasites plus ou moins graves, envoyant
des suçoirs dans leur hôte; ou même un simple stade reproducteur externe d’un parasite végétant à l’intérieur des tissus hospitaliers.
Beaucoup d’organismes pélagiques, portent sur leur corps ou leur coquille, des épibiontes appartenant aux 2 règnes, et qui souvent n’ont été étudiés que d’une façon
très fragmentaire.
Ces colorations au carmin donnent de belles préparations, très durables, sur lesquelles
la topographie générale des organes est facile à déchiffrer, ainsi que la présence des parasites. Elles ont l’avantage de réussir toujours, et n’exigent aucune minutie, ni aucune
rigueur dans la durée des divers temps. Mais il ne faut pas leur demander des renseignements histologiques ou cytologiques très fins.
On peut obtenir ceux-ci, par des doubles colorations à peine plus délicates à réaliser.
Une des meilleures que nous connaissions est le glychémalun-éosine, après fixation au
Bouin alcoolique ou Zenker. Colorer très fortement à l’éosine.
Sur du matériel favorable, on peut étudier à l’immersion des organes très délicats
(filets nerveux et cellules périphériques, glandules hypodermiques et même parasites
intra-intestinaux; grégarines des Sapphirines et Copilies par exemple), si l’on a aplati
avant séchage, en la chargeant d’un poids, la préparation montée.
L’inconvénient de cette coloration est qu’elle ne dure pas très longtemps, vraisemblablement à cause de l’acidité trop grande des baumes actuels.
Enfin, on peut se contenter de monter les carapaces qui donnent tous les détails de
structure utilisés en systématique. Dans ce cas, on obtient d’admirables préparations
très durables, en vidant les animaux par une solution de KOH concentrée (40 %),
puis lavages acétiques, à l’eau distillée, alcools, coloration à l’acide pyrogallique et
montage au baume. (Voir les détails dans le Volume 26 de la Faune de France : Copépodes Pélagiques).
Dans tous les cas, les préparations seront minutieusement étiquetées, avec le nom,
le sexe du Copépode, le lieu, la date, l’heure et la profondeur de la récolte, et aussi
la technique utilisée.
La collection des Copépodes se présente alors comme une collection micrographique
quelconque, et sera classée par familles et genres dans des boîtes de préparations.
Ouvrages à consulter
Rose, M. — 1933 — Copépodes pélagiques.
(Faune de France. Vol. 26).
Id. — 1942 — Les Scolecithricidæ (Copépodes pélagiques) de la Baie d’Alger.
(Ann. Inst. Océan. Nile série. T. XXL Fasc. 3).
Massuti, M. et Margalef, R. — 1950 — Introduction al estudio del Plancton Marino.
(Institute de Biologia applicada. Barcelona).
Les épibiontes des organismes pélagiques
On donne le nom général d’« épibiontes » aux êtres vivants que l’on trouve fixés sur
d’autres organismes. Les rapports biologiques des épibiontes et de leur hôte sont extrêmement variables, et il est souvent fort difficile de déterminer les relations précises
entre les 2 associés. Il semble que dans le cas le plus simple, l’un d’eux ne demande
qu’un support à l’autre, ou se fait simplement transporter par lui (phorèsie).
Mais souvent aussi, les épibiontes sont des parasites plus ou moins graves, envoyant
des suçoirs dans leur hôte; ou même un simple stade reproducteur externe d’un parasite végétant à l’intérieur des tissus hospitaliers.
Beaucoup d’organismes pélagiques, portent sur leur corps ou leur coquille, des épibiontes appartenant aux 2 règnes, et qui souvent n’ont été étudiés que d’une façon
très fragmentaire.
