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Nous avons signalé à propos de chaque groupe planctonique, les principaux épibiontes
que l’on peut observer sur leurs principales formes, et nous n’y reviendrons pas ici.
Mais poui un certain nombre de types, nous n avons donne que des renseignements
insuffisants que nous devons compléter.
En ce qui concerne les épibiontes des Crustacés notamment, nous avons parlé des
kystes phorétiques de Péridiniens, d’infusoires Apostomes, des Acinétiens, des Ellobiopsidés, sans donner aucun détail. Il nous semble que nous devons en fournir les
caractéristiques essentielles.
A l’état de kystes phorétiques, divers Péridiniens peuvent être fixés sur les appendices
et les soies de divers Crustacés pélagiques. Leur attribution spécifique ou générique est le
plus souvent inconnue. On les reconnaît en tant que kystes de Péridiniens (PI. 127), à
l’absence de striation spirale ciliaire de la cellule, qui n’a qu’un noyau; la division fréquente de leur contenu en spores, la brièveté de leur pédoncule, toujours un peu latéral, la nature cellulosique de leur membrane.
Les Infusoires Ciliés phorétiques ou ectoparasites épibiontes à l’état végétatif, sont
beaucoup plus rares. Nous signalerons surtout des Vorticelliens rencontrés à l’avant de
divers Copépodes pélagiques (Temora, Isias, Centropages). Zoothamnium est représenté
par des colonies libres dans le plancton ou fixées sur divers Copépodes (Euchaeta, Pleuromamma ).
Par contre, à l’état de kystes phorétiques, les Ciliés sont extrêmement nombreux
sur les Crustacés (Copépodes surtout) qui vivent en profondeur. On peut même dire
qu’ils sont pratiquement constants. On peut les rencontrer sur tous les appendices, sur
le corps, les soies. C’est sur les articles basaux des pattes qu’ils sont peut être le plus
fréquents. Le plus grand nombre de ces kystes appartient aux Ciliés Apostomes. Ils
sont fixés par un pédoncule plus ou moins long; la cellule porte souvent trace d’une
ciliation spirale, et ils ont toujours 2 noyaux : un macro et un micronucleus (PI. 127).
Dans le genre Phtorophrya, le micronucleus est gros, le macronucleus grêle, filamenteux et plus ou moins ramifié (PI. 127).
Le groupe des Ellobiopsidæ présente des affinités incertaines. Après en avoir fait un
Péridinien parasite aberrant; il semble devoir être plutôt rapproché des Champignons.
Ellobiopsis Chattoni (PI. 125), le premier connu, vit sur les Copépodes pélagiques; de
même que E. Fagei. Ils sont fixés sur les appendices céphaliques exclusivement; dans
lesquels ils enfoncent un pédoncule suçoir. Le parasite se reconnaît aisément à sa très
grande taille et à son aspect très caractéristique. En Méditerranée occidentale, ils sont
communs à certaines époques, en profondeur et surtout sur les stades copépodites 4 et 5.
Mais on peut les trouver sur diverses autres formes récoltées en surface, comme Calanus helgolandicus, Ctenocalanus vanus, Pleuromamma, Acartia. Ils se présentent comme
un corps sphérique ou ovoïde, porté par un pédoncule fixateur et nourricier. Les individus mûrs, débitent par leur bord libre et souvent une par une, des cellules qui commencent à sporuler avant de se détacher.
Nous avons signalé un autre genre d’Ellobiopsidæ : Amallocystis, que l’on rencontre
sur les Mysidacés et les Euphausiacés pélagiques. On en connaît 2 espèces : A. fagei
et A. fasciatus. Ce sont des formes bourgeonnantes dont nous avons donné un croquis
(PL 173).
Les Acinétiens sont des Protozoaires presque toujours fixés sur un support, inerte
ou vivant; et pourvus de suçoirs ou tentacules creux à l’aide desquels ils capturent et
vident leurs proies (Infusoires ciliés le plus souvent). D’où le nom de suceurs ou tentaculifères qu’on leur donne encore. Ils sont pourvus de 2 types de noyaux : un
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