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Mais les Oncaea sont abondantes et communes. Ce sont pour nos régions O. venusta,
0. mediterranea, O. minuta, O. conifera et O. media.
Il y a 10 espèces de Sapphirines dont la plupart sont communes. Ce sont : 5. angusta,
S. nigromaculata, S. intestmata, S. maculosa, S. iris, S. lactens, S. metallina, S. auronitens-sinuicauda, S. opalina-Darwini, S. ooatolanceolata-gemma. Leur diagnose est
assez délicate; on la trouvera dans la Faune de France, Volume 26.
Trois Copilia habitent nos eaux; 2 sont très communes : C. oitrea, et C. mediterranea;
la 3e, C. quadrata est beaucoup plus rare.
Dix Corycaeus vivent en Méditerranée. Ces formes, petites, sont de détermination
difficile. Les plus courantes sont : C. typicus, C. flaccus, C. furcifer, C. speciosus, C.
Clausi. Il s’y associe souvent Corycella rostrata.
Quant aux Monstrillides, ils sont représentés par 4 Monstrilla : M. helgolandica,
M. longiremis, M. gracilicauda, M. grandis et 2 Cymbasoma : C. rigidum, C. longispinosum. Comme pour certaines Acartia, la meilleure façon de les prendre en abondance
est la pêche nocturne à la lumière.
Vettoria (Corina) granulosa est assez rare et toujours profonde.
Le genre Oithona est bien représenté par 3 espèces : O. plumifera, O. nana et O. similis.
Les 2 premières sont très communes, mais on doit remarquer que O. nana est beaucoup plus abondante sur les côtes françaises que sur les rivages africains; c’est l’inverse
pour O. plumifera.
Ratania flaoa est une espèce facile à reconnaître, à sa forme générale et aux reflets
bronzés des soies de ses pattes thoraciques. Elle n’est pas très rare à Alger, mais ne se
trouve qu’en profondeur, à partir de 200 m environ.
En dehors des formes que nous avons signalées ci-dessus, on peut encore rencontrer
de temps en temps dans le plancton des Copépodes qui ne sont pas de vrais pélagiques,
ou seulement un court moment de leur vie. Ce sont surtout des Caligus, des Lernaeidae
et des Cyclopoïdes siphonostomes des genres Ascomyzon, Dyspontius, etc. Nous en
donnons les figures caractéristiques.
RENSEIGNEMENTS PRATIQUES
Les Copépodes adultes et larvaires forment toujours une fraction importante du
plancton. Parfois même, ils le constituent presque exclusivement. On les trouve aussi
bien en surface qu’en profondeur, dans les eaux chaudes ou glacées. Leur isolement
peut se faire dans les récoltes vivantes ou bien fixées. Dans le 1er cas, on se servira de
l’action de la lumière qui sépare des espèces phototropiques positives et des espèces
négatives. Il suffît de verser la récolte dans un grand cristallisoir plein d’eau de mer
fraîche, sur un fond noir, en face d’une fenêtre bien éclairée; mais en évitant le soleil
direct. A l’aide de pipettes de différents calibres, on pourra prélever telle forme qui
paraît intéressante, et l’examiner directement à la loupe binoculaire dans une salière
ou un verre de montre; ou au microscope dans une lame creuse.
Très souvent l’œil est attiré par des individus à nage spéciale, ou colorés d’une manière
particulière. Presque toujours, les individus atteints par des parasites internes sont de
couleur blanc mat ou jaunâtre, parfois noire.
Les Sapphirines et les Copilies mâles ont des reflets métalliques changeants tout à fait
caractéristiques; Amallothrix auropecten a des antennes antérieures garnies de très gros
organes sensoriels rouge sang ou jaune vif. Une loupe frontale aide beaucoup au triage.
Eucalanus, Rhincalanus, Haloptilus sont d’une transparence de cristal. Les Monstrillides
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