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rieure (labre = epistome) et inférieure; une paire de mâchoires (Mx); une paire de maxillipèdes antérieurs (Mxp^), et enfin une paire de maxillipèdes postérieurs (Mxp0).
Le thorax porte en principe 5 paires de pattes (P4,.P2, P3, P4,.P5) dont la’structure
est la suivante. On trouve d’abord un basipodite à 2 articles (Bj et B2) fixant la patte
au corps; puis 2 rames caractéristiques. L’externe (Re) ou exopodite comprend 3 articles
(Re15 Re2, Re3); l’interne (Ri) ou endopodite également à 3 articles (Rij, RiQ, Ri3). Ces
divers articles portent des soies plumeuses ou transformées en épines.
La forme, la structure des appendices céphaliques ou thoraciques varient beaucoup
avec les espèces et par suite jouent un rôle dans la systématique du groupe. C’est pourquoi il faut disséquer avec soin ces animaux, si l’on veut aboutir à une détermination
exacte.
La 5e paire de pattes est rarement construite comme les précédentes. Chez les $,
elle est souvent atrophiée, même absente; chez le mâle, au contraire, elle s’hypertrophie
souvent, et devient un appareil plus ou moins compliqué; parfois monstrueux qui sert
à transporter le spermatophore sur les ouvertures génitales de la femelle au moment
de l’accouplement. Parfois, la lre antenne est en même temps modifiée et devient, chez
le mâle, un organe préhensile géniculé, qui sert à maintenir la femelle.
L’abdomen n’a pas d’appendices; le 1er anneau porte les orifices sexuels, d’où le
nom de segment génital; sur le dernier s’ouvre dorsalement l’anus, d’où le nom de segment anal, et s’articule la furca. Elle est constituée par 2 branches parallèles ou plus
ou moins divergentes, dont la disposition, la forme et la structure servent dans la séparation des espèces et des genres. Chaque branche furcale porte 6 soies, qui sont également utilisées en systématique.
L’organisation interne des Copépodes est relativement simple. Le tube digestif est
représenté par un court œsophage musculeux aboutissant à un estomac renflé dans le
corps antérieur, et relié à l’anus par un intestin rectiligne (PI. 108).
La circulation se fait au moyen d’un cœur médian dorsal, sans vaisseaux. Ce cœur,
même, manque souvent. Les liquides internes sont simplement brassés par les contractions musculaires et celles de l’intestin. La respiration se fait par la peau et peut-être
l’intestin terminal. Le système nerveux est très variable. Au maximum de complication,
il est formé par une masse ventrale traversée par l’œsophage, et donnant en arrière un
tronc nerveux portant quelques ganglions. Les organes des sens sont représentés par
des soies sensitives, les organes des antennes; les yeux, qui sont très variables. Parfois
énormes et très visibles, ils peuvent être réduits et même tout à fait absents.
L’appareil reproducteur varie selon les sexes qui sont séparés. Chez la femelle, d’un
ovaire médian dorsal, partent 2 oviductes latéraux qui descendent vers l’arrière, pour
aboutir aux orifices sexuels. Chez le mâle, un des canaux déférents disparaît, et l’appareil reproducteur devient asymétrique. Les spermatozoïdes sont enfermés dans des
spermatophores, fixés sur la femelle au moment de la copulation. Les 2 sexes peuvent se
ressembler beaucoup; mais le plus souvent il y a un dimorphisme assez prononcé, parfois même considérable.
DÉVELOPPEMENT
Les œufs sont très souvent pondus isolément dans la mer, et on en rencontre dans le
plancton. Ils sont petits, pourvus d’une coque chitineuse ou transparente, plus ou moins
ornée suivant les espèces. Certaines pondent dans des sacs a œufs simples ou doubles,
appendus aux orifices génitaux de la femelle. Ces sacs sont sphériques, ovoïdes ou tubulaires.
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