lisation de ces derniers; les Diatomées Centriques seraient ainsi également des diplontes,
comme les Diatomées Pennées. Toutefois la formation des microspores est encore insuffisamment connue et l’existence de la sexualité chez les Diatomées Centriques ne peut
être considérée actuellement comme définitivement résolue. Ainsi, une interprétation
différente de la microsporulation a été donnée par Persidsky (1929), lequel, d’après
ses observations sur Chaetoceros, la considère comme une reproduction asexuée; pour
lui, la réduction chromatique chez les Diatomées Centriques doit avoir lieu avant l’auxosporulation, à la suite de la copulation de 2 noyaux haploïdes, comme cela se produit
chez les Diatomées Pennées.
BIOLOGIE
Au point de vue biologique les Diatomées marines se divisent en 2 groupes : les unes
sont benthiques littorales, vagiles ou sessiles, vivant à l’état isolé ou en colonies, les
autres planctoniques, néritiques ou eupélagiques.
Au premier groupe appartiennent, en grande majorité, les Diatomées Pennées, parmi
lesquelles très peu d’espèces sont devenues réellement pélagiques. Toutefois de nombreuses formes benthiques peuvent être rencontrées accidentellement dans le plancton
superficiel, surtout néritique, et leur présence temporaire dans ce milieu ou est due
à leur entraînement vers la surface de la mer par des courants ascendants, ou représente une montée, à certaines périodes de l’année, d’ordre physiologique et coïncide
avec leurs multiplications végétatives, se succédant à une cadence très rapide.
Le deuxième groupe comprend la plupart des Diatomées Centriques, chez lesquelles
la vie pélagique a déterminé différentes adaptations, soit au point de vue morphologique, soit qu’elle ait développé chez elles la tendance plus prononcée à la vie coloniale.
Ainsi leurs frustules, dont les parois sont généralement peu silicifiées, sont surtout discoïdales, cylindriques ou bacillaires, souvent pourvues de divers prolongements en
forme de cornes ou de soies, qui assurent ainsi une meilleure flottaison dans la mer.
Les associations caténaires sont également très répandues, et la formation des chaînes
se fait tantôt au moyen de coussinets ou de filaments de matière gélatineuse, servant
à assembler les 2 cellules adjacentes, tantôt par la coalescence des prolongements, situés
généralement aux angles des frustules.
Les Diatomées planctoniques se rencontrent aussi bien à la surface de la mer qu’à
une certaine profondeur. Quoique moins abondantes dans la Méditerranée que dans les
mers du Nord (sur le nombre total de 355 espèces méditerranéennes, reconnues par
Rampi, environ 80 seulement sont planctoniques), à certaines périodes de l’année, par
suite de la pullulation de quelques espèces, elles peuvent constituer néanmoins la masse
principale du phytoplancton microscopique superficiel. On connaît ainsi le plancton
hivernal à Thalas,siothrix frauenfeldi'et à Rhizosolenia, celui à Chaetoceros au printemps.
Les recherches, effectuées par Pavillard dans les parages de Monaco et par Rampi
à San Remo, ont montré que 2 maximum, qualitatif et quantitatif, des Diatomées
planctoniques existent dans la Méditerranée : l’un pendant la saison froide, en Février,
et l’autre automnal, de la fin d’Octobre à Décembre, tandis que la saison chaude, estivale, est caractérisée par leur diminution très forte à la surface de la mer. Les études
quantitatives de ces deux auteurs ont permis de distinguer ainsi parmi les Diatomées
méditerranéennes les formes pérennantes, se rencontrant pendant toute l’année, les
formes hivernales, devenant ombrophiles avec le réchauffement de la surface de la mer,
et, enfin, quelques formes, peu nombreuses, essentiellement estivales.
comme les Diatomées Pennées. Toutefois la formation des microspores est encore insuffisamment connue et l’existence de la sexualité chez les Diatomées Centriques ne peut
être considérée actuellement comme définitivement résolue. Ainsi, une interprétation
différente de la microsporulation a été donnée par Persidsky (1929), lequel, d’après
ses observations sur Chaetoceros, la considère comme une reproduction asexuée; pour
lui, la réduction chromatique chez les Diatomées Centriques doit avoir lieu avant l’auxosporulation, à la suite de la copulation de 2 noyaux haploïdes, comme cela se produit
chez les Diatomées Pennées.
BIOLOGIE
Au point de vue biologique les Diatomées marines se divisent en 2 groupes : les unes
sont benthiques littorales, vagiles ou sessiles, vivant à l’état isolé ou en colonies, les
autres planctoniques, néritiques ou eupélagiques.
Au premier groupe appartiennent, en grande majorité, les Diatomées Pennées, parmi
lesquelles très peu d’espèces sont devenues réellement pélagiques. Toutefois de nombreuses formes benthiques peuvent être rencontrées accidentellement dans le plancton
superficiel, surtout néritique, et leur présence temporaire dans ce milieu ou est due
à leur entraînement vers la surface de la mer par des courants ascendants, ou représente une montée, à certaines périodes de l’année, d’ordre physiologique et coïncide
avec leurs multiplications végétatives, se succédant à une cadence très rapide.
Le deuxième groupe comprend la plupart des Diatomées Centriques, chez lesquelles
la vie pélagique a déterminé différentes adaptations, soit au point de vue morphologique, soit qu’elle ait développé chez elles la tendance plus prononcée à la vie coloniale.
Ainsi leurs frustules, dont les parois sont généralement peu silicifiées, sont surtout discoïdales, cylindriques ou bacillaires, souvent pourvues de divers prolongements en
forme de cornes ou de soies, qui assurent ainsi une meilleure flottaison dans la mer.
Les associations caténaires sont également très répandues, et la formation des chaînes
se fait tantôt au moyen de coussinets ou de filaments de matière gélatineuse, servant
à assembler les 2 cellules adjacentes, tantôt par la coalescence des prolongements, situés
généralement aux angles des frustules.
Les Diatomées planctoniques se rencontrent aussi bien à la surface de la mer qu’à
une certaine profondeur. Quoique moins abondantes dans la Méditerranée que dans les
mers du Nord (sur le nombre total de 355 espèces méditerranéennes, reconnues par
Rampi, environ 80 seulement sont planctoniques), à certaines périodes de l’année, par
suite de la pullulation de quelques espèces, elles peuvent constituer néanmoins la masse
principale du phytoplancton microscopique superficiel. On connaît ainsi le plancton
hivernal à Thalas,siothrix frauenfeldi'et à Rhizosolenia, celui à Chaetoceros au printemps.
Les recherches, effectuées par Pavillard dans les parages de Monaco et par Rampi
à San Remo, ont montré que 2 maximum, qualitatif et quantitatif, des Diatomées
planctoniques existent dans la Méditerranée : l’un pendant la saison froide, en Février,
et l’autre automnal, de la fin d’Octobre à Décembre, tandis que la saison chaude, estivale, est caractérisée par leur diminution très forte à la surface de la mer. Les études
quantitatives de ces deux auteurs ont permis de distinguer ainsi parmi les Diatomées
méditerranéennes les formes pérennantes, se rencontrant pendant toute l’année, les
formes hivernales, devenant ombrophiles avec le réchauffement de la surface de la mer,
et, enfin, quelques formes, peu nombreuses, essentiellement estivales.
