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Les saisons et, en conséquence, les changements de mode de vie, tantôt à la surface,
tantôt en profondeur, amènent souvent des modifications dans la constitution du squelette des Diatomées planctoniques, qui peuvent présenter ainsi un dimorphisme saisonnier; il se manifeste par le degré de la silicification des valves et par des variations dans
les détails de leur ornementation, et dont l’exemple classique est fourni par Rhizosolenia
hebetata avec ses 2 variétés : hiemalis et semispina (PI. 9, fig. 1, A-D). Les variations
dans la conformation des frustules sont d’ailleurs très fréquentes chez toutes les Diatomées et déterminent l’existence chez elles de nombreuses variétés ou de « formes »,
qui compliquent singulièrement leur classification.
11 ne semble pas qu’il existe des Diatomées parasites. Par contre, les cas signalés de
leur épiphytisme sont assez nombreux. On connaît ainsi, dans la Méditerranée, de
curieuses associations entre les Diatomées et les Tintinnides, telles que celles de Chaetoceros tetrastichon et C. dadayi avec Tintinnus inquilinus (PL 5, fig. 2), de Chaetoceros
peruvianus et de Hemiaulus hauckii avec Eutintinnus lusus undae, sur lequel Rampi
a signalé, dans le Pacifique, l’épiphytisme de Planctoniella sol (PI. 5, fig. 3). Une Diatomée Pennée coloniale, Licmophora abbreoiata, vit en épiphyte sur divers Copépodes
et notamment sur Corycoeus elongatus Ç (PL 5, fig. 4).
Un certain nombre d’organismes divers vivent, à leur tour, en épiphytes sur les
Diatomées planctoniques. On rencontre ainsi fréquemment dans le plancton des Chaetoceros coarctatum sur lesquels sont fixés les Ciliés Vorticella marina Zaccharias. Pavillard avait signalé plusieurs Flagellés inférieurs, mal définis, tels que Solenicola setigera
sur Dactyliosolen, Bicoeca mediterranea sur Nitzschia seriata, Sceletonema costatum,
Cerataulina bergonii, Chaetoceros anastomosans, etc. (PL 5, fig. 5 A-C). Lecal a décrit
un Coccolithophoride-CoccoZii/ms sessilis Lee., épiphyte sur le Coscinodiscus sp. (PL 5,
fig. 6). Une Myxophycée, Richelia intracellular is Schmidt, vit, peut-être en symbiote,
soit à l’intérieur des frustules de diverses espèces de Rhizosolenia, soit à l’extérieur des
chaînes de Chaetoceros coarctatum (PL 5, fig. 8). Un Dinoflagellé aberrant, désigné, quoique insuffisamment connu, par Chatton sous le nom de Paulsenella chaetoceratis, a été
signalé par Paulsen sur les soies de Chaetoceros borealis et C. decipiens. Enfin, Pavillard a observé un Champignon parasite, dont le mycelium envahit les frustules de Coscinodiscus, de Melosira et de Rhizosolenia.
Le rôle joué par les Diatomées dans l’économie de la mer est très important et peut
être envisagé à double point de vue. Tout d’abord, étant autotrophes, elles sont productrices de la nourriture primordiale, car elles sont capables d’utiliser les substances
minérales et le CO2, dissous dans la mer, en dégageant de l’oxygène, et d’élaborer les
substances organiques, dont certaines, en excès, sont émises dans la mer. Ensuite, elles
servent de nourriture principale, et parfois exclusive, aux divers planctontes, aussi
bien aux Protistes-Tintinnides, Radiolaires, Dinoflagellés, qu’aux Copépodes, aux
larves des Crustacés, aux Tuniciers, aux alevins et même à certains Poissons pélagiques adultes, tels que les Anchois, les Sardines, etc.
INDICATIONS PRATIQUES
Les pêches des Diatomées, qui se font le plus souvent avec le petit filet à phytoplancton (PL 1, fig. 1), qu’on utilise soit en marche pour les prises horizontales, soit
verticalement, peuvent être exécutées également au moyen de la centrifugation de l’eau
de mer ou par la méthode de prises du nanoplancton avec les bouteilles Richard ou
Nansen. La fixation des récoltes se fait par le Picro-Formol, Bouin, Zenker ou Flemming
Les saisons et, en conséquence, les changements de mode de vie, tantôt à la surface,
tantôt en profondeur, amènent souvent des modifications dans la constitution du squelette des Diatomées planctoniques, qui peuvent présenter ainsi un dimorphisme saisonnier; il se manifeste par le degré de la silicification des valves et par des variations dans
les détails de leur ornementation, et dont l’exemple classique est fourni par Rhizosolenia
hebetata avec ses 2 variétés : hiemalis et semispina (PI. 9, fig. 1, A-D). Les variations
dans la conformation des frustules sont d’ailleurs très fréquentes chez toutes les Diatomées et déterminent l’existence chez elles de nombreuses variétés ou de « formes »,
qui compliquent singulièrement leur classification.
11 ne semble pas qu’il existe des Diatomées parasites. Par contre, les cas signalés de
leur épiphytisme sont assez nombreux. On connaît ainsi, dans la Méditerranée, de
curieuses associations entre les Diatomées et les Tintinnides, telles que celles de Chaetoceros tetrastichon et C. dadayi avec Tintinnus inquilinus (PL 5, fig. 2), de Chaetoceros
peruvianus et de Hemiaulus hauckii avec Eutintinnus lusus undae, sur lequel Rampi
a signalé, dans le Pacifique, l’épiphytisme de Planctoniella sol (PI. 5, fig. 3). Une Diatomée Pennée coloniale, Licmophora abbreoiata, vit en épiphyte sur divers Copépodes
et notamment sur Corycoeus elongatus Ç (PL 5, fig. 4).
Un certain nombre d’organismes divers vivent, à leur tour, en épiphytes sur les
Diatomées planctoniques. On rencontre ainsi fréquemment dans le plancton des Chaetoceros coarctatum sur lesquels sont fixés les Ciliés Vorticella marina Zaccharias. Pavillard avait signalé plusieurs Flagellés inférieurs, mal définis, tels que Solenicola setigera
sur Dactyliosolen, Bicoeca mediterranea sur Nitzschia seriata, Sceletonema costatum,
Cerataulina bergonii, Chaetoceros anastomosans, etc. (PL 5, fig. 5 A-C). Lecal a décrit
un Coccolithophoride-CoccoZii/ms sessilis Lee., épiphyte sur le Coscinodiscus sp. (PL 5,
fig. 6). Une Myxophycée, Richelia intracellular is Schmidt, vit, peut-être en symbiote,
soit à l’intérieur des frustules de diverses espèces de Rhizosolenia, soit à l’extérieur des
chaînes de Chaetoceros coarctatum (PL 5, fig. 8). Un Dinoflagellé aberrant, désigné, quoique insuffisamment connu, par Chatton sous le nom de Paulsenella chaetoceratis, a été
signalé par Paulsen sur les soies de Chaetoceros borealis et C. decipiens. Enfin, Pavillard a observé un Champignon parasite, dont le mycelium envahit les frustules de Coscinodiscus, de Melosira et de Rhizosolenia.
Le rôle joué par les Diatomées dans l’économie de la mer est très important et peut
être envisagé à double point de vue. Tout d’abord, étant autotrophes, elles sont productrices de la nourriture primordiale, car elles sont capables d’utiliser les substances
minérales et le CO2, dissous dans la mer, en dégageant de l’oxygène, et d’élaborer les
substances organiques, dont certaines, en excès, sont émises dans la mer. Ensuite, elles
servent de nourriture principale, et parfois exclusive, aux divers planctontes, aussi
bien aux Protistes-Tintinnides, Radiolaires, Dinoflagellés, qu’aux Copépodes, aux
larves des Crustacés, aux Tuniciers, aux alevins et même à certains Poissons pélagiques adultes, tels que les Anchois, les Sardines, etc.
INDICATIONS PRATIQUES
Les pêches des Diatomées, qui se font le plus souvent avec le petit filet à phytoplancton (PL 1, fig. 1), qu’on utilise soit en marche pour les prises horizontales, soit
verticalement, peuvent être exécutées également au moyen de la centrifugation de l’eau
de mer ou par la méthode de prises du nanoplancton avec les bouteilles Richard ou
Nansen. La fixation des récoltes se fait par le Picro-Formol, Bouin, Zenker ou Flemming
