_ 41 —
Ainsi, chez les Diatomées Centriques, le processus, qui semble être identique chez
tous les représentants de ce groupe, est asexué. D’après les observations de Bergon
(1904) sur Biddulphia mobiliensis (PI. 4, fig. 3) et de Pavillard (1905) sur Rhizosolenia
et Chaetoceros, la formation des auxospores chez ces espèces se fait de la manière suivante : la cellule se divise en 2, les deux cellules filles s’écartent, abandonnent leurs
frustules et se placent perpendiculairement à l’axe apical normal. Leurs corps cytoplasmiques s’accroissent, s’entourent chacun d’une mince membrane appelée le perizonium, et se transforment ainsi en 2 auxospores, lesquelles formeront finalement
leurs valves de dimensions spécifiques normales. Le mode de l’auxosporulation asexuée
des Diatomées Centriques peut être considéré, à la rigueur, comme un moyen de rajeunissement, une sorte de mue, ayant comme conséquence, le retour aux dimensions normales des frustules, diminuées par des divisions binaires successives précédentes.
Par contre, chez les Diatomées Pennées l’auxosporulation est, généralement, un
processus sexué, impliquant une conjugaison; on en connaît plusieurs modalités, ramenées aux 4 types principaux, qui seront signalés très brièvement, car on n’a guère
l’occasion de les observer chez les Diatomées planctoniques.
Chez Rhopalodia gibba, d’après Klébahn (PI. 4, fig. 4, A-E), les 2 cellules inégales
s’accollent l’une à l’autre, s’entourent d’une enveloppe gélatineuse commune et rejettent
leurs valves. Dans chaque masse cytoplasmique le noyau se divise 2 fois, la réduction
chromatique se faisant pendant les divisions, de sorte que la phase haploïde est de courte
durée. 2 noyaux sur 4 de chaque côté dégénèrent, les autres s’individualisent en
4 gamètes isogames, 2 de chaque côté. Les gamètes fusionnent par paires et donnent
2 zygotes ou auxospores, qui se placent perpendiculairement aux valves primitives,
s’accroissent et finissent par former leurs nouvelles valves, plus grandes que les valves
précédentes.
Chez Nitzschia subtilis, d’après Geitler (1928), dans chaque conjoint, après 2 divisions de maturation du noyau, 2 noyaux dégénèrent et les 2 restants s’individualisent
en gamètes anisogames, l^etl Ç. Les gamètes
passent, chacun à leur tour, par une
anastomose ou tube copulateur qui s’établit entre les 2 gamontes, pour féconder le
gamète $ en face, resté en place. Le processus se termine par la formation d’abord de
2 zygotes et ensuite de 2 auxospores.
Chez Cymbella les deux conjoints sont les produits de la division binaire préalable
de la même cellule. Ses 4 gamètes, 2 $ et 2 Ç, sont également anisogames, et au stade
final du processus il y a la formation de 2 auxospores.
Le cas de Cocconeis semble exceptionnel, car il montre une nette régression de la
sexualité dans l’auxosporulation, laquelle aurait lieu sans la conjugaison des gamètes,
les auxospores se formant parthénogénétiquement, par voie apogame, à la suite de
la formation des parthénospores.
Microsporulation. — Elle est connue uniquement chez les Diatomées Centriques
et semble représenter chez elles les processus sexués. D’après Bergon (1907) chez Biddulfia mobiliensis (PI. 4, fig. 5 A-D) et Pavillard chez Coscinodiscus, elles comportent
la formation, dans chaque cellule, de 32 microspores biflagellées. Karsten a pu observer
la copulation des microspores et la formation d’un zygote à 4 flagelles chez Corethron,
lequel, chez Melosira oarians, montrait même les ébauches de nouvelles valves (PI. 4,
fig. 5, E). Il semblerait ainsi que les microspores seraient des gamètes et que la réduction
chromatique, d’après Schütt (1923) et Hofker (1928), aurait lieu avant l’individua
Ainsi, chez les Diatomées Centriques, le processus, qui semble être identique chez
tous les représentants de ce groupe, est asexué. D’après les observations de Bergon
(1904) sur Biddulphia mobiliensis (PI. 4, fig. 3) et de Pavillard (1905) sur Rhizosolenia
et Chaetoceros, la formation des auxospores chez ces espèces se fait de la manière suivante : la cellule se divise en 2, les deux cellules filles s’écartent, abandonnent leurs
frustules et se placent perpendiculairement à l’axe apical normal. Leurs corps cytoplasmiques s’accroissent, s’entourent chacun d’une mince membrane appelée le perizonium, et se transforment ainsi en 2 auxospores, lesquelles formeront finalement
leurs valves de dimensions spécifiques normales. Le mode de l’auxosporulation asexuée
des Diatomées Centriques peut être considéré, à la rigueur, comme un moyen de rajeunissement, une sorte de mue, ayant comme conséquence, le retour aux dimensions normales des frustules, diminuées par des divisions binaires successives précédentes.
Par contre, chez les Diatomées Pennées l’auxosporulation est, généralement, un
processus sexué, impliquant une conjugaison; on en connaît plusieurs modalités, ramenées aux 4 types principaux, qui seront signalés très brièvement, car on n’a guère
l’occasion de les observer chez les Diatomées planctoniques.
Chez Rhopalodia gibba, d’après Klébahn (PI. 4, fig. 4, A-E), les 2 cellules inégales
s’accollent l’une à l’autre, s’entourent d’une enveloppe gélatineuse commune et rejettent
leurs valves. Dans chaque masse cytoplasmique le noyau se divise 2 fois, la réduction
chromatique se faisant pendant les divisions, de sorte que la phase haploïde est de courte
durée. 2 noyaux sur 4 de chaque côté dégénèrent, les autres s’individualisent en
4 gamètes isogames, 2 de chaque côté. Les gamètes fusionnent par paires et donnent
2 zygotes ou auxospores, qui se placent perpendiculairement aux valves primitives,
s’accroissent et finissent par former leurs nouvelles valves, plus grandes que les valves
précédentes.
Chez Nitzschia subtilis, d’après Geitler (1928), dans chaque conjoint, après 2 divisions de maturation du noyau, 2 noyaux dégénèrent et les 2 restants s’individualisent
en gamètes anisogames, l^etl Ç. Les gamètes
passent, chacun à leur tour, par une
anastomose ou tube copulateur qui s’établit entre les 2 gamontes, pour féconder le
gamète $ en face, resté en place. Le processus se termine par la formation d’abord de
2 zygotes et ensuite de 2 auxospores.
Chez Cymbella les deux conjoints sont les produits de la division binaire préalable
de la même cellule. Ses 4 gamètes, 2 $ et 2 Ç, sont également anisogames, et au stade
final du processus il y a la formation de 2 auxospores.
Le cas de Cocconeis semble exceptionnel, car il montre une nette régression de la
sexualité dans l’auxosporulation, laquelle aurait lieu sans la conjugaison des gamètes,
les auxospores se formant parthénogénétiquement, par voie apogame, à la suite de
la formation des parthénospores.
Microsporulation. — Elle est connue uniquement chez les Diatomées Centriques
et semble représenter chez elles les processus sexués. D’après Bergon (1907) chez Biddulfia mobiliensis (PI. 4, fig. 5 A-D) et Pavillard chez Coscinodiscus, elles comportent
la formation, dans chaque cellule, de 32 microspores biflagellées. Karsten a pu observer
la copulation des microspores et la formation d’un zygote à 4 flagelles chez Corethron,
lequel, chez Melosira oarians, montrait même les ébauches de nouvelles valves (PI. 4,
fig. 5, E). Il semblerait ainsi que les microspores seraient des gamètes et que la réduction
chromatique, d’après Schütt (1923) et Hofker (1928), aurait lieu avant l’individua
