— 40 —
Excrétion. — On a montré expérimentalement que les Diatomées excrètent du
CaCO3, et on connaît dans les mers, riches en calcaire, des tufs de cette origine. D après
Richter, les Diatomées dégagent, en plus de l’oxygène, également des traces d alcali.
Action de la température. — Expérimentalement, Y optimum de la température pour
les Diatomées serait entre 15° et 30°C. La chaleur excessive leur est nuisible, la température de 0° n’est pas mortelle, si le milieu reste liquide. Il semblerait que les Diatomées puissent rester vivantes à — 11°C et qu’elles soient capables de supporter parfaitement le dessèchement.
Action de la lumière. — Dans la mer, le comportement des Diatomées envers la
lumière est variable. Certaines parmi elles se rencontrent seulement en profondeur et
sont ainsi ombrophiles, mais la plupart des Diatomées planctoniques vivent à la surface.
MULTIPLICATION
On connaît chez les Diatomées : 1) la division binaire végétative; 2) la formation des
endospores; 3) la formation des auxospores par voie soit asexuée, soit sexuée; 4) la
formation des microspores.
Division binaire. — Elle consiste en la division mitotique du noyau, dont le fuseau
serait d’origine centrosomienne et le nombre de chromosomes variant de 16 à 120,
en celles des chromoplastes et des pyrénoïdes, et en la formation, dans le plan valvaire,
d’abord de 2 nouvelles valves pour les cellules filles, parallèles aux 2 valves existantes,
et ensuite des nouvelles ceintures et, s’il y a lieu, des bandes intercalaires. L’agencement de nouvelles parois cellulaires commence tantôt par les pôles, tantôt par le milieu,
mais ce sont toujours les 2 hypothèques des cellules-filles qui sont ainsi néoformées,
tandis que les 2 thèques de la cellule maternelle deviennent leurs épithèques.
La division binaire a généralement pour conséquence la diminution des dimensions
des valves dans une des cellules-filles, et cette diminution s’accentue de plus en plus
au cours des divisions ultérieures chez les cellules de la lignée qui provient de cette
dernière. On avait cru que pour remédier à ce nanisme progressif intervenait le processus de l’auxosporulation, dont il sera question plus loin. On reconnaît toutefois
actuellement que tel n’est pas le rôle essentiel des auxospores, car on a observé que
quelques Diatomées, après leur division binaire, étaient capables de croître et d’atteindre les dimensions normales de leurs valves, sans recourir aux auxospores.
Endospores. — Les ehdospores ou les spores durables sont communes chez les
Diatomées Centriques pélagiques et n’ont pas été observées jusqu’à présent chez les
Diatomées Pennées. Elles semblent ne se former que dans certaines conditions du milieu
ambiant et seulement après la division binaire préalable de la cellule. Elles se distinguent des cellules végétatives par la condensation de leur cytoplasme, la formation
d’une forte membrane et par l’existence à la surface de cette dernière de prolongements
plus ou moins abondamment ramifiés (PI. 4, fig. 2). Après un certain temps de repos,
les endospores se divisent et donnent des cellules végétatives normales.
Auxosporulation. — L’auxosporulation des Diatomées consiste essentiellement
en ceci qu’elles rejettent les valves de leurs frustules, augmentent considérablement
leurs corps cytoplasmiques et, à la suite de processus asexués ou sexués, reforment
leurs frustules de dimensions normales. La division binaire préalable semble être un
prélude indispensable de l’auxosporulation, laquelle par la suite ne présente pas le même
caractère chez toutes les Diatomées.
Excrétion. — On a montré expérimentalement que les Diatomées excrètent du
CaCO3, et on connaît dans les mers, riches en calcaire, des tufs de cette origine. D après
Richter, les Diatomées dégagent, en plus de l’oxygène, également des traces d alcali.
Action de la température. — Expérimentalement, Y optimum de la température pour
les Diatomées serait entre 15° et 30°C. La chaleur excessive leur est nuisible, la température de 0° n’est pas mortelle, si le milieu reste liquide. Il semblerait que les Diatomées puissent rester vivantes à — 11°C et qu’elles soient capables de supporter parfaitement le dessèchement.
Action de la lumière. — Dans la mer, le comportement des Diatomées envers la
lumière est variable. Certaines parmi elles se rencontrent seulement en profondeur et
sont ainsi ombrophiles, mais la plupart des Diatomées planctoniques vivent à la surface.
MULTIPLICATION
On connaît chez les Diatomées : 1) la division binaire végétative; 2) la formation des
endospores; 3) la formation des auxospores par voie soit asexuée, soit sexuée; 4) la
formation des microspores.
Division binaire. — Elle consiste en la division mitotique du noyau, dont le fuseau
serait d’origine centrosomienne et le nombre de chromosomes variant de 16 à 120,
en celles des chromoplastes et des pyrénoïdes, et en la formation, dans le plan valvaire,
d’abord de 2 nouvelles valves pour les cellules filles, parallèles aux 2 valves existantes,
et ensuite des nouvelles ceintures et, s’il y a lieu, des bandes intercalaires. L’agencement de nouvelles parois cellulaires commence tantôt par les pôles, tantôt par le milieu,
mais ce sont toujours les 2 hypothèques des cellules-filles qui sont ainsi néoformées,
tandis que les 2 thèques de la cellule maternelle deviennent leurs épithèques.
La division binaire a généralement pour conséquence la diminution des dimensions
des valves dans une des cellules-filles, et cette diminution s’accentue de plus en plus
au cours des divisions ultérieures chez les cellules de la lignée qui provient de cette
dernière. On avait cru que pour remédier à ce nanisme progressif intervenait le processus de l’auxosporulation, dont il sera question plus loin. On reconnaît toutefois
actuellement que tel n’est pas le rôle essentiel des auxospores, car on a observé que
quelques Diatomées, après leur division binaire, étaient capables de croître et d’atteindre les dimensions normales de leurs valves, sans recourir aux auxospores.
Endospores. — Les ehdospores ou les spores durables sont communes chez les
Diatomées Centriques pélagiques et n’ont pas été observées jusqu’à présent chez les
Diatomées Pennées. Elles semblent ne se former que dans certaines conditions du milieu
ambiant et seulement après la division binaire préalable de la cellule. Elles se distinguent des cellules végétatives par la condensation de leur cytoplasme, la formation
d’une forte membrane et par l’existence à la surface de cette dernière de prolongements
plus ou moins abondamment ramifiés (PI. 4, fig. 2). Après un certain temps de repos,
les endospores se divisent et donnent des cellules végétatives normales.
Auxosporulation. — L’auxosporulation des Diatomées consiste essentiellement
en ceci qu’elles rejettent les valves de leurs frustules, augmentent considérablement
leurs corps cytoplasmiques et, à la suite de processus asexués ou sexués, reforment
leurs frustules de dimensions normales. La division binaire préalable semble être un
prélude indispensable de l’auxosporulation, laquelle par la suite ne présente pas le même
caractère chez toutes les Diatomées.
