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Bouche et pharynx forment une trompe, armée de mâchoires et de dents qui peut
être projetée et rétractée (PI. 95). L’œsophage reçoit 2 petites glandes; 1 épithélium
intestinal est fortement glandulaire.
Circulation. — L’appareil circulatoire est clos, sans lacunes. Il comporte un vaisseau
dorsal, médian et longitudinal qui est seul contractile. Il se raccorde à un vaisseau
ventral non contractile, par une paire d’arcs transversaux, dans chaque segment.
Le sang est coloré par de l’hémoglobine en solution ou de la chlorocruorine.
Respiration. — Elle se fait par la peau ou des branchies, le plus souvent dorsales.
Chez les espèces tubicoles, elles se localisent sur la tête, en un panache de forme variable.
Excrétion. — Elle s’effectue par une paire de néphridies, dans chaque segment.
Chacune d’elles s’ouvre dans le cœlome par un pavillon cilié; il communique avec un
large sac richement irrigué, ouvert au dehors. La néphridie sert à l’excrétion et l’expulsion des produits génitaux. Le système nerveux dérive du type en échelle, plus
ou moins condensé.
Les organes des sens sont représentés par des yeux rudimentaires sur la tête; les
palpes; les cirres buccaux; les tentacules, et des cupules ciliées fortement innervées.
Reproduction. — Les sexes sont séparés; les produits génitaux formés par l’épithélium cœlomique tombent dans la cavité générale et sont expulsés par les néphridies.
Parfois il y a rupture des parois du corps.
La reproduction présente des faits très spéciaux qui fournissent des organismes
pélagiques fréquemment rencontrés dans les récoltes.
Par exemple, Nereis est une annélide benthique. A la maturité sexuelle, certains
individus donnent des mâles; d’autres des femelles. Mais ils sont si différents de la
forme originelle, qu’on en avait fait un genre nouveau : Hétéronereis. Suivant un
rythme lunaire nettement visible, les Hétéronéréis qui sont pélagiques, montent en
essaims à la surface de la mer, se livrent à des danses nuptiales très curieuses et
rejettent en masse leurs produits génitaux qui se fécondent.
La différenciation d’une forme sexuée (ici Hétéronereis) aux dépens d’une forme
non mûre ou atoque (Nereis) a reçu le nom & épitoquie, quand la région sexuée ne se
détache pas.
Néreis ------------- > Hétéronéréis
(forme atoque)
(formes épitoques)
> Œuf ------ > Néreis
Néreis -------------> Hétéronéréis $ '
(forme atoque)
Ches les Néréidiens, la région postérieure de FHétéronéréis contient seule les produits
génitaux et reste partie intégrante de l’Annélide : l’épitoquie est simple.
Chez les Syllidiens qui sont aussi des Annélides benthiques, on retrouve les mêmes
faits qui se compliquent plus ou moins suivant les genres ou espèces. On peut trouver
des Hétérosyllis, superposables aux Hétéronereis.
Dans le genre Syllis, la partie postérieure sexuée se détache au moment de la reproduction : il y a épigamie; puis, plus tard, bourgeonne une tête en redonnant une Annéhde complète. Mais elle est différente de sa mère : on l’avait rangée dans un genre spécial : Autolytus, et mène une vie pélagique. On peut écrire le cycle :
Syllis ----------------- ) Autolytus S
.
(forme atoque)
(formes épitoques)\-> Œuf ---- > Syllis
Syllis -------------- —Autolytus Ç
'
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