CHAPITRE XXIX
LES ANNÉLIDES POLYCHÈTES
par
M. ROSE
Ce sont des Vers allongés, à symétrie bilatérale, segmentés au-dedans et au dehors.
Les anneaux sont garnis de soies nombreuses, d’où le nom de Polychètes. Ils sont libres,
à sexes séparés, à peu près tous marins. Le système nerveux est en échelle plus ou moins
condensée; l’appareil excréteur : néphridien et métamérique.
L animal est formé d’anneaux tous semblables, à l’exception du premier différencié
en tête, et du dernier qui forme la queue.
La tête porte la bouche entourée d’appendices variés. Sur un lobe ou prostomium
en avant du premier anneau, s’attachent les antennes ou tentacules, filiformes; puis
viennent des palpes latéraux; ensuite une couronne plus ou moins riche de cirres péristomiaux filiformes et entourant l’orifice buccal. Enfin, sur la face dorsale, la tête porte
des yeux; et, plus en arrière, des organes nucaux, fossettes ciliées qui peuvent être exsertiles et sont innervés par l’encéphale postérieur.
La queue ou pygidium, porte l’anus et une paire de cirres ventraux allongés.
Les anneaux du corps sont munis, sur les côtés, de parapodes qui sont des organes
locomoteurs natatoires.
Un parapode est compris entre 2 cirres, un dorsal et l’autre ventral, et se compose de
2 rames bilobées : le notopodium dorsal et le neuropodium ventral. Chaque rame est
soutenue par une forte soie : Vacicule, entourée de soies plus fines. Leur forme est très
utilisée en systématique. Les unes sont simples, c’est-à-dire constituées par une tige
d’une seule venue, mais qui peut être lisse ou ornée; les autres sont composées, c’està-dire formées de deux segments : une hampe basilaire sur laquelle s’articule un segment
terminal.
Les soies capillaires sont simples, longues et minces; les soies aciculaires sont simples,
courtes et trapues (PI. 94). Ce sont les seules définitions dont nous aurons besoin ici,
mais il y en a beaucoup d’autres, indispensables aux spécialistes (voir Faune de France,
vol. 5, Polychètes errantes).
Parfois certains cirres sont remplacés par des écailles arrondies, ovales ou réniformes :
les élytres, disposées à plat sur le dos.
Des muscles nombreux font mouvoir tout le parapode. Les anneaux sont creusés
d’une cavité générale ou coelome, et séparés les uns des autres par des cloisons transversales ou dissepiments.
Tube digestif. — Il est en général rectiligne de la bouche à l’anus, simplement étranglé
à chaque dissépiment.
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