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tropicales et ont été trouvées également dans les mers du Nord; elles n’ont pas été
signalées, jusqu’à présent, dans le plancton méditerranéen.
LARVES DES CERIANTHAIRES
Les larves des Cérianthaires, fréquentes dans le plancton méditerranéen, se distinguent des larves des Actiniaires par la ciliation de leur corps, par leur symétrie
bilatérale, déterminée par la présence d’un tentacule impair, par l’existence chez elles,
déjà au stade de 6 cloisons mésentériques, des tentacules marginaux bien constitués,
souvent longs, par la formation précoce de tentacules péribuccaux et par la formation
au pôle aboral, à partir d’un certain âge, d’un petit orifice exhalant l’eau de mer, qui
n’existe que chez les seuls Cérianthaires parmi tous les Anthozoaires. Certaines de ces
larves possèdent également des aconties, qui se développent sur certaines de leurs
cloisons mésentériques.
Le stade pélagique le plus jeune, auquel Van Beneden a donné le nom de Cerinula,
n’a que 6 cloisons mésentériques. Au cours de sa croissance Cerinula forme de nouvelles
cloisons, dont quelques-unes portent des aconties, augmente le nombre de ses tentacules marginaux, et en même temps apparaît chez elle un cycle de tentacules péribuccaux. De nombreuses larves des Cérianthaires ont été décrites dans les mers tropicales ou
nordiques sous divers noms génériques, et notamment sous celui d’Arachnactis Sars,
leur provenance étant généralement inconnue. On est mieux informé en ce qui concerne
les larves des Cérianthaires méditerranéens, et parmi elles 2 sont rapportées, avec certitude, aux 2 espèces du genre Cerianthus.
1. La larve de Cerianthus membranaceus (Spallanzani), commune dans la Méditerranée, a été décrite par Buscn (1851) sous le nom de Dianthea nobilis. Sa provenance est établie avec certitude, le cycle évolutif de l’adulte étant bien connu. A l’état
jeune, les larves pélagiques sont cordiformes, avec l’extrémité postérieure conique,
atténuée. La partie orale, aplatie, de la larve montre l’ébauche de 4 tentacules marginaux sous forme de bourrelets coniques (PL 93, fig. 8). Au cours de sa croissance la
larve prend l’aspect polypoïde; sa partie aborale s’allonge, devient cylindrique; le
pore exhalant se creuse à son antapex, tandis que sa partie orale, avec tentacules marginaux allongés, montre l’ébauche de 2 premiers tentacules péribuccaux (PI. 93, fig. 9).
Les stades les plus âgés, observés dans le plancton, atteignant jusqu’à 5 mm de long,
opaques et de couleur chair foncée, possèdent 7 tentacules marginaux, 2 tentacules
péribuccaux et ont 4 cloisons mésentériques avec des aconties (PI. 93, fig. 10). La longueur des tentacules marginaux de cette larve n’est jamais excessive, moindre que celle
du corps. La vie pélagique de ces larves semble être relativement courte.
2. La deuxième larve, rare dans le plancton méditerranéen, a été décrite sous le
nom d’Arachnactis bournei Fowl et rapportée au Cerianthus lloydii Gosse. Ce dernier,
signalé par Andres dans les parages de Naples, est considéré par cet auteur comme
synonyme de Cerianthus solitarius Rap. A l’état jeune, le corps de cette larve est presque
cylindrique, court, légèrement arrondi à l’antapex; il devient, ensuite, rapidement globuleux, presque sphéroïdal, est pourvu de 4 tentacules marginaux, n’a pas encore de
tentacules péribuccaux, et seulement 2 de ses cloisons mésentériques ont des aconties.
Le stade le plus âgé observé dans le plancton a 9 tentacules marginaux, 4 tentacules
péribuccaux et montre 5 couples de cloisons mésentériques, dont 3 portent des aconties (PL 93, fig. il). Quant au pore aboral il semble se former au stade de 7-9 tentacules
marginaux. Cette larve est facilement reconnaissable a cause de sa forme globuleuse et
tropicales et ont été trouvées également dans les mers du Nord; elles n’ont pas été
signalées, jusqu’à présent, dans le plancton méditerranéen.
LARVES DES CERIANTHAIRES
Les larves des Cérianthaires, fréquentes dans le plancton méditerranéen, se distinguent des larves des Actiniaires par la ciliation de leur corps, par leur symétrie
bilatérale, déterminée par la présence d’un tentacule impair, par l’existence chez elles,
déjà au stade de 6 cloisons mésentériques, des tentacules marginaux bien constitués,
souvent longs, par la formation précoce de tentacules péribuccaux et par la formation
au pôle aboral, à partir d’un certain âge, d’un petit orifice exhalant l’eau de mer, qui
n’existe que chez les seuls Cérianthaires parmi tous les Anthozoaires. Certaines de ces
larves possèdent également des aconties, qui se développent sur certaines de leurs
cloisons mésentériques.
Le stade pélagique le plus jeune, auquel Van Beneden a donné le nom de Cerinula,
n’a que 6 cloisons mésentériques. Au cours de sa croissance Cerinula forme de nouvelles
cloisons, dont quelques-unes portent des aconties, augmente le nombre de ses tentacules marginaux, et en même temps apparaît chez elle un cycle de tentacules péribuccaux. De nombreuses larves des Cérianthaires ont été décrites dans les mers tropicales ou
nordiques sous divers noms génériques, et notamment sous celui d’Arachnactis Sars,
leur provenance étant généralement inconnue. On est mieux informé en ce qui concerne
les larves des Cérianthaires méditerranéens, et parmi elles 2 sont rapportées, avec certitude, aux 2 espèces du genre Cerianthus.
1. La larve de Cerianthus membranaceus (Spallanzani), commune dans la Méditerranée, a été décrite par Buscn (1851) sous le nom de Dianthea nobilis. Sa provenance est établie avec certitude, le cycle évolutif de l’adulte étant bien connu. A l’état
jeune, les larves pélagiques sont cordiformes, avec l’extrémité postérieure conique,
atténuée. La partie orale, aplatie, de la larve montre l’ébauche de 4 tentacules marginaux sous forme de bourrelets coniques (PL 93, fig. 8). Au cours de sa croissance la
larve prend l’aspect polypoïde; sa partie aborale s’allonge, devient cylindrique; le
pore exhalant se creuse à son antapex, tandis que sa partie orale, avec tentacules marginaux allongés, montre l’ébauche de 2 premiers tentacules péribuccaux (PI. 93, fig. 9).
Les stades les plus âgés, observés dans le plancton, atteignant jusqu’à 5 mm de long,
opaques et de couleur chair foncée, possèdent 7 tentacules marginaux, 2 tentacules
péribuccaux et ont 4 cloisons mésentériques avec des aconties (PI. 93, fig. 10). La longueur des tentacules marginaux de cette larve n’est jamais excessive, moindre que celle
du corps. La vie pélagique de ces larves semble être relativement courte.
2. La deuxième larve, rare dans le plancton méditerranéen, a été décrite sous le
nom d’Arachnactis bournei Fowl et rapportée au Cerianthus lloydii Gosse. Ce dernier,
signalé par Andres dans les parages de Naples, est considéré par cet auteur comme
synonyme de Cerianthus solitarius Rap. A l’état jeune, le corps de cette larve est presque
cylindrique, court, légèrement arrondi à l’antapex; il devient, ensuite, rapidement globuleux, presque sphéroïdal, est pourvu de 4 tentacules marginaux, n’a pas encore de
tentacules péribuccaux, et seulement 2 de ses cloisons mésentériques ont des aconties.
Le stade le plus âgé observé dans le plancton a 9 tentacules marginaux, 4 tentacules
péribuccaux et montre 5 couples de cloisons mésentériques, dont 3 portent des aconties (PL 93, fig. il). Quant au pore aboral il semble se former au stade de 7-9 tentacules
marginaux. Cette larve est facilement reconnaissable a cause de sa forme globuleuse et
