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de ses tentacules marginaux cylindriques assez courts. Elle est de couleur jaunâtre
ou brunâtre, avec les extrémités des tentacules plus foncées, et peut atteindre 1,3 mm
de diamètre.
3. La troisième larve, la plus belle et la plus grosse, est connue sous le nom
d’Arachnactis albida Sars. Considérée comme essentiellement nordique, son aire de
dispersion semble être bien plus vaste puisqu’elle n’est pas rare dans le plancton superficiel méditerranéen en automne et en hiver. Arachnactis albida est facilement reconnaissable à cause de ses tentacules grêles, généralement très longs, et d’apparition
précoce. Les stades jeunes ont le corps discoïdal, devenant ensuite cylindrique ou
conique, avec l’extrémité aborale arrondie. En premier lieu apparaissent chez eux les
4 tentacules marginaux, ensuite 1 tentacule impair et 3 couples de tentacules péribuccaux; à ce stade la larve a 6 couples de cloisons mésentériques, dont 3 avec des
aconties très courtes. Le pore aboral semble se former tardivement, au stade de 17 tentacules marginaux et de 12 péribuccaux. Les stades qu’on trouve le plus souvent dans
le plancton ont 15 tentacules marginaux et 16 tentacules péribuccaux et, au moins,
13 cloisons mésentériques, dont 5 portent des aconties. La larve peut atteindre jusqu’à
15 mm de long et ses tentacules marginaux sont longs de 30-40 mm; son corps est
translucide, les extrémités des tentacules marginaux et les aconties sont brunes, et les
tentacules péribuccaux de couleur café (PL 93, fig. 12). Leur provenance n’a pas
été établie avec certitude.
Ces 3 larves, caractérisées par l’existence chez elles des aconties, constituent la série
homogène des Acontifères.
4. Une quatrième forme larvaire des Cérianthaires a été signalée dans le plancton
méditerranéen par Koch, provenant de Trieste et de Naples; elle a été rapportée par
lui, à tort, au Cerianthus membranaceus (Spall.). Van Beneden a montré qu’il s’agit,
en réalité, d’une forme distincte, à laquelle il a donné le nom de Cerianthula mediterranea.
Les caractères essentiels, propres à cette larve, consistent en l’apparition chez elle des
tentacules marginaux latéraux pas dans le même ordre que les loges mésentériques,
dont ils dépendent, en l’absence, ou en l’apparition très tardive, des tentacules péribuccaux et en la présence des bothrucnides et non des aconties. Les stades jeunes à 6 cloisons mésentériques sont coniques, ont une bouche en fente, et montrent à la périphérie
4 gros mamelons, ébauches de 4 premiers tentacules marginaux (PI. 93, fig. 13). Van
Beneden a interprété comme le stade le plus âgé connu de Cerianthula mediterranea la
larve, capturée jadis par Boutan et Racovitza au large de Banyuls-sur-Mer entre
400 et 500 m de profondeur. Cette larve (PL 93, fig. 14) a le corps renflé conique, mesure
3 mm de long environ, et montre, en plus de 6 tentacules marginaux, courts, mais
bien formés, 2 autres en voie de formation. 15-16 cloisons mésentériques, portant des
grappes de bothrucnides, sont visibles à travers les parois de la larve encore dépourvue
de tentacules péribuccaux, ainsi que du tentacule impair. Van Beneden a rapporté
cette larve, avec quelque doute, au Cerianthus oligopodus Cerfontaine.
INDICATIONS PRATIQUES
Les larves des Anthozoaires, et notamment celles des Cérianthaires, doivent être
anesthésiées au Chlorure de Magnésium avant leur fixation.
de ses tentacules marginaux cylindriques assez courts. Elle est de couleur jaunâtre
ou brunâtre, avec les extrémités des tentacules plus foncées, et peut atteindre 1,3 mm
de diamètre.
3. La troisième larve, la plus belle et la plus grosse, est connue sous le nom
d’Arachnactis albida Sars. Considérée comme essentiellement nordique, son aire de
dispersion semble être bien plus vaste puisqu’elle n’est pas rare dans le plancton superficiel méditerranéen en automne et en hiver. Arachnactis albida est facilement reconnaissable à cause de ses tentacules grêles, généralement très longs, et d’apparition
précoce. Les stades jeunes ont le corps discoïdal, devenant ensuite cylindrique ou
conique, avec l’extrémité aborale arrondie. En premier lieu apparaissent chez eux les
4 tentacules marginaux, ensuite 1 tentacule impair et 3 couples de tentacules péribuccaux; à ce stade la larve a 6 couples de cloisons mésentériques, dont 3 avec des
aconties très courtes. Le pore aboral semble se former tardivement, au stade de 17 tentacules marginaux et de 12 péribuccaux. Les stades qu’on trouve le plus souvent dans
le plancton ont 15 tentacules marginaux et 16 tentacules péribuccaux et, au moins,
13 cloisons mésentériques, dont 5 portent des aconties. La larve peut atteindre jusqu’à
15 mm de long et ses tentacules marginaux sont longs de 30-40 mm; son corps est
translucide, les extrémités des tentacules marginaux et les aconties sont brunes, et les
tentacules péribuccaux de couleur café (PL 93, fig. 12). Leur provenance n’a pas
été établie avec certitude.
Ces 3 larves, caractérisées par l’existence chez elles des aconties, constituent la série
homogène des Acontifères.
4. Une quatrième forme larvaire des Cérianthaires a été signalée dans le plancton
méditerranéen par Koch, provenant de Trieste et de Naples; elle a été rapportée par
lui, à tort, au Cerianthus membranaceus (Spall.). Van Beneden a montré qu’il s’agit,
en réalité, d’une forme distincte, à laquelle il a donné le nom de Cerianthula mediterranea.
Les caractères essentiels, propres à cette larve, consistent en l’apparition chez elle des
tentacules marginaux latéraux pas dans le même ordre que les loges mésentériques,
dont ils dépendent, en l’absence, ou en l’apparition très tardive, des tentacules péribuccaux et en la présence des bothrucnides et non des aconties. Les stades jeunes à 6 cloisons mésentériques sont coniques, ont une bouche en fente, et montrent à la périphérie
4 gros mamelons, ébauches de 4 premiers tentacules marginaux (PI. 93, fig. 13). Van
Beneden a interprété comme le stade le plus âgé connu de Cerianthula mediterranea la
larve, capturée jadis par Boutan et Racovitza au large de Banyuls-sur-Mer entre
400 et 500 m de profondeur. Cette larve (PL 93, fig. 14) a le corps renflé conique, mesure
3 mm de long environ, et montre, en plus de 6 tentacules marginaux, courts, mais
bien formés, 2 autres en voie de formation. 15-16 cloisons mésentériques, portant des
grappes de bothrucnides, sont visibles à travers les parois de la larve encore dépourvue
de tentacules péribuccaux, ainsi que du tentacule impair. Van Beneden a rapporté
cette larve, avec quelque doute, au Cerianthus oligopodus Cerfontaine.
INDICATIONS PRATIQUES
Les larves des Anthozoaires, et notamment celles des Cérianthaires, doivent être
anesthésiées au Chlorure de Magnésium avant leur fixation.
