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en 4 catégories en tenant compte du moment précis de la formation de leurs tentacules,
de la disposition de ces derniers, ainsi que de la modalite de leur vie pélagique . En effet,
si l’on trouve dans le plancton des larves libres, ayant un certain nombre de cloisons
mésentériques, mais généralement dépourvues de tentacules, il en existe d auties, avec
de septes et de tentacules, qui sont planctoniques, en quelque sorte, au second degré,
car elles vivent normalement comme ectoparasites, fixées sur les manubrn ou les sousombrelles de diverses Trachyméduses et Méduses Acalèphes. Des 4 catégories de Carlgren,
2 ont des représentants dans le plancton méditerranéen.
i. Larves ectoparasites des méduses. — Le caractère distinctif des larves de
cette catégorie est la disposition biradiale de leurs tentacules marginaux creux à partir
du 9e jusqu’au 12e. Décrites, pour la première fois par Müller (1860) sous le nom générique de Philomedusa, elles semblent appartenir, dans la Méditerranée, uniquement
au genre Peachia Gosse.
1. La plus commune est celle qu’on rapporte à Peachia hastata Gosse. A l’état
jeune, le corps de la larve est discoïdal, sans traces de tentacules; le corps s’allonge
avec l’âge (PI. 93, fig. 2), devient conique et montre la fente buccale en forme de T,
entourée à la périphérie de 8-12 tentacules, courts et coniques. Les 8 tentacules s’individualisent simultanément avec la formation de 8 cloisons mésentériques ; les 4 autres
apparaissent en même temps que les 4 nouvelles cloisons (PI. 93, fig. 3). Les larves sont
incolores, avec des taches couleur crème à la base des tentacules. Leur taille atteint
6 mm de long, et dans les pêches planctoniques on les trouve généralement en liberté,
leur adhésion aux Méduses devant être très faible.
2. La deuxième larve, rapportée à Peachia parasitica (Agassiz), est plus rare, car
elle vit fixée sur Cyanea arctica, Méduse Acalèphe, plutôt occasionnelle sur les côtes
méditerranéennes métropolitaines. Le corps de cette larve est conique (PL 93, fig. 4),
avec l’extrémité aborale aplatie, et montre 12 sillons longitudinaux, correspondant aux 12
cloisons mésentériques. Les 12 tentacules, courts et coniques, sont disposés en 2 cycles, et
la fente buccale, avec les lobes péri-buccaux, est surmontée, en outre, de 3 protubérances
péristomiennes caractéristiques (PI. 93, fig. 5). La couleur des larves est brun-pourpre,
et leur longueur oscille entre 3 et 5 mm.
ii. Les larves des Actinies de la deuxième catégorie, non parasites, sont caractérisées
par l’existence chez elles soit de 8, soit de 24 cloisons mésentériques, suivant l’âge, et par
l’absence des tentacules marginaux, parfois à peine indiqués par des mamelons très
courts. Un grand nombre de larves semblables a été récolté dans les mers tropicales
pendant les diverses Expéditions océanographiques (Plankton-Expedition, Belgica, etc.);
faute de renseignements concernant leur provenance, elles ont été désignées par de
simples numéros.
Dans le plancton méditerranéen, aussi bien à la surface qu’en profondeur, on rencontre souvent des larves d Actmiaires globuleuses, de couleur brune, ayant une
bouche en fente et montrant soit 8 cloisons mésentériques, sans tentacules, soit 24,
dont certaines sont déjà avec des rudiments des organes urticants (PI. 93, fig. 6 et_7).
Leur provenance est inconnue.
larves des zoanthides
Les larves des Zoanthides, groupe particulier des Actiniaires, décrites d’abord comme
la première et la deuxième larve de Semper et auxquelles Van Beneden a donné, respectivement, les noms de Zoanthina et de Zoanthella, sont fréquentes dans les mers
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