CHAPITRE XXV111
SOUS-EMBRANCHEMENT DES ANTHOZOAIRES
par
G. TRÉGOUBOFF
CARACTÈRES GENERAUX
Les Anthozoaires, qui comprennent les Zoanthaires et les Octocoralliaires, sont
hermaphrodites et généralement vivipares. Leurs œufs mûrissent dans les septes mésentériques, évoluent sur place en larves, lesquelles gagnent ensuite la cavité gastrale et
sont évacuées finalement à l’extérieur par la bouche.
Les larves des Octocoralliaires (Sympodium, Corallium, etc.) sont des planules vermiculaires (Pl. 93, fig. 1), dont le pôle antérieur est élargi et le postérieur atténué. Elles
sont couvertes de cils uniformément sur toute leur surface et, mises en liberté, nagent
activement, en se tortillant à la manière des vermisseaux, en se tenant, généralement,
près du fond de la mer, sur lequel elles ne tardent pas à se fixer par leur pôle antérieur
et à se métamorphoser. Elles ne sont pas normalement pélagiques et on ne les rencontre
dans les pêches planctoniques que tout à fait accidentellement et à la condition que les
prises soient effectuées à proximité du sol.
Chez la plupart des Zoanthaires le développement est direct et, en conséquence, leurs
larves ne sont pas, non plus, planctoniques. Toutefois certains Hexactiniaires, Zoanthides et Cérianthaires présentent dans leur cycle évolutif des stades qui deviennent
méroplanctoniques pendant un temps parfois assez long. On les rencontre aussi bien
dans le plancton de surface qu’en profondeur, et ils sont plus fréquents dans les Mers
tropicales et nordiques que dans la Méditerranée. La provenance exacte de la plupart
de ces larves est inconnue, et on les a désignées soit sous des noms génériques larvaires,
provisoires, soit sous de simples numéros.
LARVES DES HEXACTINIAIRES
Chez les Actinies, les embryons, devenus indépendants déjà au stade de la gastrule,
continuent, généralement, à être incubés et à se développer dans l’organisme maternel,
les larves n’étant mises en liberté dans la mer qu’au stade de polype; elles ont déjà
un certain nombre de cloisons mésentériques et sont pourvues, ou non, de tentacules
marginaux. On distingue 2 stades évolutifs planctoniques chez les larves des Actinies :
stade Edwardsia avec 8 cloisons mésentériques et, généralement, avec 8 tentacules
marginaux, et le stade Halcampula, caractérisé par la présence de 12 cloisons et de 12 tentacules. Dans l’état actuel de nos connaissances il est impossible de rapporter ces larves
pélagiques aux genres et aux espèces benthiques, car elles se ressemblent généralement
toutes.
Carlgren (1906) a proposé de grouper les larves des Actiniaires du plancton nordique
27 —
SOUS-EMBRANCHEMENT DES ANTHOZOAIRES
par
G. TRÉGOUBOFF
CARACTÈRES GENERAUX
Les Anthozoaires, qui comprennent les Zoanthaires et les Octocoralliaires, sont
hermaphrodites et généralement vivipares. Leurs œufs mûrissent dans les septes mésentériques, évoluent sur place en larves, lesquelles gagnent ensuite la cavité gastrale et
sont évacuées finalement à l’extérieur par la bouche.
Les larves des Octocoralliaires (Sympodium, Corallium, etc.) sont des planules vermiculaires (Pl. 93, fig. 1), dont le pôle antérieur est élargi et le postérieur atténué. Elles
sont couvertes de cils uniformément sur toute leur surface et, mises en liberté, nagent
activement, en se tortillant à la manière des vermisseaux, en se tenant, généralement,
près du fond de la mer, sur lequel elles ne tardent pas à se fixer par leur pôle antérieur
et à se métamorphoser. Elles ne sont pas normalement pélagiques et on ne les rencontre
dans les pêches planctoniques que tout à fait accidentellement et à la condition que les
prises soient effectuées à proximité du sol.
Chez la plupart des Zoanthaires le développement est direct et, en conséquence, leurs
larves ne sont pas, non plus, planctoniques. Toutefois certains Hexactiniaires, Zoanthides et Cérianthaires présentent dans leur cycle évolutif des stades qui deviennent
méroplanctoniques pendant un temps parfois assez long. On les rencontre aussi bien
dans le plancton de surface qu’en profondeur, et ils sont plus fréquents dans les Mers
tropicales et nordiques que dans la Méditerranée. La provenance exacte de la plupart
de ces larves est inconnue, et on les a désignées soit sous des noms génériques larvaires,
provisoires, soit sous de simples numéros.
LARVES DES HEXACTINIAIRES
Chez les Actinies, les embryons, devenus indépendants déjà au stade de la gastrule,
continuent, généralement, à être incubés et à se développer dans l’organisme maternel,
les larves n’étant mises en liberté dans la mer qu’au stade de polype; elles ont déjà
un certain nombre de cloisons mésentériques et sont pourvues, ou non, de tentacules
marginaux. On distingue 2 stades évolutifs planctoniques chez les larves des Actinies :
stade Edwardsia avec 8 cloisons mésentériques et, généralement, avec 8 tentacules
marginaux, et le stade Halcampula, caractérisé par la présence de 12 cloisons et de 12 tentacules. Dans l’état actuel de nos connaissances il est impossible de rapporter ces larves
pélagiques aux genres et aux espèces benthiques, car elles se ressemblent généralement
toutes.
Carlgren (1906) a proposé de grouper les larves des Actiniaires du plancton nordique
27 —
