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proies pélagiques, telles que les Siphonophores, les Salpes, les Cténophores, les Méduses, etc. Il semble toutefois que certaines proies, par trop indigestes, ne sont pas assimilées et sont rejetees par la bouche. La digestion a heu dans le pharynx, de sorte
que dans l’entonnoir, par la vraie bouche, ne pénètre que le suc déjà assimilable, qui
est dirigé ensuite dans les canaux et parvient jusqu’aux gonades. Les produits usés
sont éliminés par les canaux et les pores excréteurs.
COMMENSAUX ET PARASITES
Les Cténophores hébergent de nombreux commensaux et notamment des Amphipodes llypéridés Hyperia galba Mast, qui affectionnent surtout les Béroïdés. Une
Annélide pélagique et ses stades larvaires, Alciopina parasitica Clap, et Panceri, qui
ne serait que la forme jeune, planctonique, de Corynoceplialus albo-maculatus Lewinsen,
se rencontre fréquemment chez le Tentaculé Hormiphora.
Les parasites ont été signalés surtout chez les Cténophores Rubanés. Chatton a
décrit chez des Cestus de Villefranche les trophontes d’un Cilié Apostome, Pericaryon
cesticola, qui vit dans le pharynx et les divers canaux de l’appareil gastro-vasculaire;
il a observé également les trophontes de Vampyrophrya et de Traumatiophtora, autres
Apostomes, dont les stades phorétiques se rencontrent chez des Copépodes. Comme
autres parasites on doit signaler des Dinoflagellés aberrants, voisins du genre Oodinium, des métacercaires de Trématodes, etc.
AFFINITÉS DES CTENOPHORES
De nombreuses hypothèses ont été émises concernant les rapports phylogénétiques
des Cténophores avec les autres Métazoaires. On a voulu les séparer des Cœlentérés
en les rapprochant des Vers hypothétiques, descendants des Turbellariés, ou les considérer même comme des ancêtres des Vers, en se basant sur la ressemblance que présentent leurs formes aberrantes, telles que les Platycténides avec les Polyclades. En réalité,
par leur organisation, les Cténophores sont bel et bien des Cœlentérés, et leur développement permet d’envisager leur rapprochement avec les Méduses Autonomes Narcoméduses. Certains auteurs appuient cette manière de voir par l’existence d’une Narcoméduse exotique, Hydroctena zalenskii, qui possède une organisation semblable à
celle d’un Cténophore Tentaculé primitif. En effet, Hydroctena (PI. 92, fig. 8) n’a que
2 tentacules, invaginables dans leurs gaines. Il existe chez elle un diverticule gastrique
dirigé vers le pôle aboral, auquel est situé l’unique organe sensoriel et d’équilibre (PI. 92,
fig. 9), homologue du statocyste, mais ayant une structure plus simple. Enfin, de l’archentéron partent 2 diverticules vers les 2 gaines tentaculaires, équivalents des canaux
tentaculaires des Cténophores Tentaculés. En poussant plus loin l’analogie et en s’imaginant que la sous-ombrelle de Hydroctena s’est rétrécie en un pharynx, que le manubrium s’est atrophié et que les 2 secteurs sagittaux, dépourvus de tentacules, se sont
réduits davantage par rapport aux 2 secteurs transversaux, on obtient un Cténophore
Tentaculé primitif.
SYSTÉMATIQUE
La classification des Cténophores est basée aussi bien sur leur morphologie externe
que sur leur structure interne. Elle n’est pas compliquée, d’autant plus que le nombre
des formes méditerranéennes est peu élevé : 17 espèces en tout, parmi lesquelles 15,
proies pélagiques, telles que les Siphonophores, les Salpes, les Cténophores, les Méduses, etc. Il semble toutefois que certaines proies, par trop indigestes, ne sont pas assimilées et sont rejetees par la bouche. La digestion a heu dans le pharynx, de sorte
que dans l’entonnoir, par la vraie bouche, ne pénètre que le suc déjà assimilable, qui
est dirigé ensuite dans les canaux et parvient jusqu’aux gonades. Les produits usés
sont éliminés par les canaux et les pores excréteurs.
COMMENSAUX ET PARASITES
Les Cténophores hébergent de nombreux commensaux et notamment des Amphipodes llypéridés Hyperia galba Mast, qui affectionnent surtout les Béroïdés. Une
Annélide pélagique et ses stades larvaires, Alciopina parasitica Clap, et Panceri, qui
ne serait que la forme jeune, planctonique, de Corynoceplialus albo-maculatus Lewinsen,
se rencontre fréquemment chez le Tentaculé Hormiphora.
Les parasites ont été signalés surtout chez les Cténophores Rubanés. Chatton a
décrit chez des Cestus de Villefranche les trophontes d’un Cilié Apostome, Pericaryon
cesticola, qui vit dans le pharynx et les divers canaux de l’appareil gastro-vasculaire;
il a observé également les trophontes de Vampyrophrya et de Traumatiophtora, autres
Apostomes, dont les stades phorétiques se rencontrent chez des Copépodes. Comme
autres parasites on doit signaler des Dinoflagellés aberrants, voisins du genre Oodinium, des métacercaires de Trématodes, etc.
AFFINITÉS DES CTENOPHORES
De nombreuses hypothèses ont été émises concernant les rapports phylogénétiques
des Cténophores avec les autres Métazoaires. On a voulu les séparer des Cœlentérés
en les rapprochant des Vers hypothétiques, descendants des Turbellariés, ou les considérer même comme des ancêtres des Vers, en se basant sur la ressemblance que présentent leurs formes aberrantes, telles que les Platycténides avec les Polyclades. En réalité,
par leur organisation, les Cténophores sont bel et bien des Cœlentérés, et leur développement permet d’envisager leur rapprochement avec les Méduses Autonomes Narcoméduses. Certains auteurs appuient cette manière de voir par l’existence d’une Narcoméduse exotique, Hydroctena zalenskii, qui possède une organisation semblable à
celle d’un Cténophore Tentaculé primitif. En effet, Hydroctena (PI. 92, fig. 8) n’a que
2 tentacules, invaginables dans leurs gaines. Il existe chez elle un diverticule gastrique
dirigé vers le pôle aboral, auquel est situé l’unique organe sensoriel et d’équilibre (PI. 92,
fig. 9), homologue du statocyste, mais ayant une structure plus simple. Enfin, de l’archentéron partent 2 diverticules vers les 2 gaines tentaculaires, équivalents des canaux
tentaculaires des Cténophores Tentaculés. En poussant plus loin l’analogie et en s’imaginant que la sous-ombrelle de Hydroctena s’est rétrécie en un pharynx, que le manubrium s’est atrophié et que les 2 secteurs sagittaux, dépourvus de tentacules, se sont
réduits davantage par rapport aux 2 secteurs transversaux, on obtient un Cténophore
Tentaculé primitif.
SYSTÉMATIQUE
La classification des Cténophores est basée aussi bien sur leur morphologie externe
que sur leur structure interne. Elle n’est pas compliquée, d’autant plus que le nombre
des formes méditerranéennes est peu élevé : 17 espèces en tout, parmi lesquelles 15,
