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Le corps de Beroe est plus ou moins cylindrique-ovalaire ou pyramidal, suivant
l’espèce (PL 92, fig. 1, 5). L’ouverture, dite buccale, est énorme, d’où le nom d’Eurystomes qu’on leur donne quelquefois. Les 8 bandes ou cotes méridiennes, avec de courtes
palettes ciliées, se prolongent, chez l’adulte, sur presque toute la longueur du corps.
Le long de chaque côte existent 2 bandes lumineuses, donnant une belle irisation dans
l’obscurité. La pseudo-bouche donne accès à un immense pharynx, dépourvu de bourrelets latéraux absorbants, mais muni sur ses parois de cils crochus, destinés à retenir
les proies absorbées. L’entonnoir est très petit, situé tout au fond du pharynx, près du
pôle aboral, où sont localisés le statocyste et les champs polaires ciliés (PL 92, fig. 2, 3,
sta, ccp). Le canal de l’entonnoir descendant, impair, est absent; les 2 branches sagittales partent directement de l’entonnoir et se divisent ensuite en 4 branches interradiaires, dont 2 sont aveugles et se terminent par des ampoules, tandis que les 2 autres,
situées en diagonale, s’ouvrent à l’extérieur par des pores excréteurs (PL 92, fig. 2,
pex). Les canaux pharyngiens se divisent à leurs extrémités distales en 2 branches,
qui se portent l’une en avant et l’autre en arrière, de manière à entourer le bord de la
pseudo-bouche d’un anneau vasculaire, interrompu dans le plan sagittal, chaque branche
s’unissant au canal méridien para-sagittal correspondant. Les canaux méridiens et
pharyngiens forment de nombreux prolongements latéraux ramifiés, constituant dans
la mésoglée un riche système de canalicules, qui peuvent soit rester indépendants, soit
s’anastomoser en un réseau. Les gonades se développent dans les ramifications latérales
aveugles des canaux méridiens. La larve des Beroidae est du type cydippoïde, mais
dépourvue de l’appareil tentaculaire (PL 92, fig. 7).
PHYSIOLOGIE
Motilité. — Les Cténophores progressent à la suite des battements de leurs palettes
ciliées et nagent généralement la bouche dirigée en avant et en traînant derrière eux
leurs tentacules, quand ces derniers sont présents. Les formes rubanées flottent surtout
passivement, mais elles peuvent se déplacer également par des mouvements ondulatoires grâce à la disposition de leurs éléments musculaires, orientés parallèlement aux
bords du ruban. Les Lobés peuvent soit nager comme les Tentaculés, soit flotter passivement comme les Méduses, le pôle aboral en avant, par suite de l’épanouissement de
leurs lobes et auricules. Le sens de la progression est déterminé par le statocyste. Quand
le Cténophore progresse en avant en ligne droite, le statolithe, en équilibre, s’appuie
d’une manière égale sur ses 4 ressorts. Mais quand il dévie de son chemin, le statolithe
penche et appuie sur le ressort situé du côté de la déviation plus fortement que sur les
3 autres ; ce dernier transmet son excitation par l’intermédiaire des bandelettes ciliées
du statocyste aux 2 bandes méridiennes correspondantes, lesquelles, en activant les
battements de leurs palettes, redressent la direction. Quand les palettes cessent de
battre, le Cténophore s’enfonce dans la mer, et pour revenir vers la surface il n’a qu’à actionner, de nouveau, ses palettes. Si l’on détruit son statocyste, le Cténophore peut
vivre et se nourrir normalement, mais il est incapable de se diriger et flotte passivement
dans la mer.
Nutrition. — Les Cténophores Tentaculés capturent leurs proies à l’aide des tentacules, qui les portent ensuite à la pseudo-bouche, généralement étroite et fissiforme.
Lour nourriture est constituée par des éléments planctoniques assez petits, et notamment par des Copépodes. Par contre, les Béroïdés, dépourvus de tentacules, nagent
avec leur énorme bouche grande ouverte (PL 92, fig. 6) et engloutissent de grosses
Le corps de Beroe est plus ou moins cylindrique-ovalaire ou pyramidal, suivant
l’espèce (PL 92, fig. 1, 5). L’ouverture, dite buccale, est énorme, d’où le nom d’Eurystomes qu’on leur donne quelquefois. Les 8 bandes ou cotes méridiennes, avec de courtes
palettes ciliées, se prolongent, chez l’adulte, sur presque toute la longueur du corps.
Le long de chaque côte existent 2 bandes lumineuses, donnant une belle irisation dans
l’obscurité. La pseudo-bouche donne accès à un immense pharynx, dépourvu de bourrelets latéraux absorbants, mais muni sur ses parois de cils crochus, destinés à retenir
les proies absorbées. L’entonnoir est très petit, situé tout au fond du pharynx, près du
pôle aboral, où sont localisés le statocyste et les champs polaires ciliés (PL 92, fig. 2, 3,
sta, ccp). Le canal de l’entonnoir descendant, impair, est absent; les 2 branches sagittales partent directement de l’entonnoir et se divisent ensuite en 4 branches interradiaires, dont 2 sont aveugles et se terminent par des ampoules, tandis que les 2 autres,
situées en diagonale, s’ouvrent à l’extérieur par des pores excréteurs (PL 92, fig. 2,
pex). Les canaux pharyngiens se divisent à leurs extrémités distales en 2 branches,
qui se portent l’une en avant et l’autre en arrière, de manière à entourer le bord de la
pseudo-bouche d’un anneau vasculaire, interrompu dans le plan sagittal, chaque branche
s’unissant au canal méridien para-sagittal correspondant. Les canaux méridiens et
pharyngiens forment de nombreux prolongements latéraux ramifiés, constituant dans
la mésoglée un riche système de canalicules, qui peuvent soit rester indépendants, soit
s’anastomoser en un réseau. Les gonades se développent dans les ramifications latérales
aveugles des canaux méridiens. La larve des Beroidae est du type cydippoïde, mais
dépourvue de l’appareil tentaculaire (PL 92, fig. 7).
PHYSIOLOGIE
Motilité. — Les Cténophores progressent à la suite des battements de leurs palettes
ciliées et nagent généralement la bouche dirigée en avant et en traînant derrière eux
leurs tentacules, quand ces derniers sont présents. Les formes rubanées flottent surtout
passivement, mais elles peuvent se déplacer également par des mouvements ondulatoires grâce à la disposition de leurs éléments musculaires, orientés parallèlement aux
bords du ruban. Les Lobés peuvent soit nager comme les Tentaculés, soit flotter passivement comme les Méduses, le pôle aboral en avant, par suite de l’épanouissement de
leurs lobes et auricules. Le sens de la progression est déterminé par le statocyste. Quand
le Cténophore progresse en avant en ligne droite, le statolithe, en équilibre, s’appuie
d’une manière égale sur ses 4 ressorts. Mais quand il dévie de son chemin, le statolithe
penche et appuie sur le ressort situé du côté de la déviation plus fortement que sur les
3 autres ; ce dernier transmet son excitation par l’intermédiaire des bandelettes ciliées
du statocyste aux 2 bandes méridiennes correspondantes, lesquelles, en activant les
battements de leurs palettes, redressent la direction. Quand les palettes cessent de
battre, le Cténophore s’enfonce dans la mer, et pour revenir vers la surface il n’a qu’à actionner, de nouveau, ses palettes. Si l’on détruit son statocyste, le Cténophore peut
vivre et se nourrir normalement, mais il est incapable de se diriger et flotte passivement
dans la mer.
Nutrition. — Les Cténophores Tentaculés capturent leurs proies à l’aide des tentacules, qui les portent ensuite à la pseudo-bouche, généralement étroite et fissiforme.
Lour nourriture est constituée par des éléments planctoniques assez petits, et notamment par des Copépodes. Par contre, les Béroïdés, dépourvus de tentacules, nagent
avec leur énorme bouche grande ouverte (PL 92, fig. 6) et engloutissent de grosses
