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ment jusqu aux extrémités. Les extrémités des canaux parasagittaux, paratransversaux et pharyngiens sont réunies par 2 anastomoses vasculaires, parallèles et très rapprochées entre elles, mais indépendantes, qui établissent ainsi un circuit continu. Les
gonades, sous forme de petits bourrelets allongés endodermiques, sont situées sous les
palettes dans les canaux méridiens. La musculature est disposée parallèlement aux bords
du ruban et permet ainsi au Cténophore rubané de se déplacer par des mouvements
ondulatoires.
Le développement, ne comportant pas de stades dissogones, est classique au début,
les Cténophores rubanés passant également par le stade cydippoïde (PI. 91, fig. 7),
légèrement aplati d’avant en arrière; la larve initiale arrondie s’aplatit ensuite progressivement en un court ruban (PL 91, fig. 8).
SOUS-ORDRE DES PLATYCTÉNIDES OU DES CTÉNOPLANIDES
Le 4e et dernier sous-ordre des Tentaculés, celui des Platycténides, ne sera cité dans
ce Manuel qu’à titre documentaire étant donné qu’il comprend les formes non méditerranéennes, aberrantes, devenues rampantes ou sessiles. Toutefois elles doivent être
décrites brièvement parce qu’elles présentent un intérêt particulier au point de vue des
affinités des Cténophores.
Les 2 genres, Cte no plana et Coeloplana, des Mers de l’Indonésie, ont le faciès des
Planaires et leurs faces buccales sont transformées en soles plantaires ciliées. Ctenoplana, ayant conservé ses palettes vibratiles, peut nager, tandis que Coeloplana, qui en
est totalement dépourvue, ne peut que ramper; toutes les 2 possèdent leurs statocystes
et sont pourvues de tentacules; elles sont ovipares, et leurs spermatozoïdes sont évacués
à l’extérieur par 1-3 spermiductes. Le troisième genre, Lyrocteis, que Komai (1942)
a fait connaître de la Mer du Japon, est sessile sur les Gorgones, contre lesquelles il
s’applique par sa face orale aplatie. Il n’a pas de palettes vibratiles, mais possède un
statocyste et 2 longs tentacules, garnis de colloblastes. Ses spermatozoïdes sont évacués
à l’extérieur par des spermiductes, tandis que les œufs se développent sur place dans
des chambres d’incubation, simples diverticules de l’ovaire. Lyrocteis est ainsi vivipare,
comme le dernier genre connu des Platycténides, décrit par Mortensen des parages
du Groenland sous le nom de Tjalfiella. Elle vit fixée au support par sa face buccale
aplatie et apparaît comme la forme la plus aberrante des Platycténides. Sa bouche
primitive est close, le statocyste et les bandes vibratiles sont absents; par contre, les
2 tentacules, situés aux extrémités du corps, se sont conservés, et 2 nouvelles bouches
se sont formées à la place des gaines tentaculaires, en donnant ainsi à Tjalfiella l’aspect
d’une Ascidie Molgulide.
Le développement des Platycténides, bien connu chez Lyrocteis, est semblable à
celui d’un Cténophore typique et comporte, à son début, le stade cydippoïde.
ORDRE DES NUS (NUDA)
SOUS-ORDRE DES BÉROIDÉS
Le deuxième ordre des Cténophores est désigné sous le nom de Cténophores nus
(Nuda) à cause de l’absence chez ses représentants de l’appareil tentaculaire, aussi
bien chez les adultes que chez leurs stades larvaires. Il est réduit à l’unique genre
Beroe, dont 2 espèces sont communes dans la Méditerranée.
ment jusqu aux extrémités. Les extrémités des canaux parasagittaux, paratransversaux et pharyngiens sont réunies par 2 anastomoses vasculaires, parallèles et très rapprochées entre elles, mais indépendantes, qui établissent ainsi un circuit continu. Les
gonades, sous forme de petits bourrelets allongés endodermiques, sont situées sous les
palettes dans les canaux méridiens. La musculature est disposée parallèlement aux bords
du ruban et permet ainsi au Cténophore rubané de se déplacer par des mouvements
ondulatoires.
Le développement, ne comportant pas de stades dissogones, est classique au début,
les Cténophores rubanés passant également par le stade cydippoïde (PI. 91, fig. 7),
légèrement aplati d’avant en arrière; la larve initiale arrondie s’aplatit ensuite progressivement en un court ruban (PL 91, fig. 8).
SOUS-ORDRE DES PLATYCTÉNIDES OU DES CTÉNOPLANIDES
Le 4e et dernier sous-ordre des Tentaculés, celui des Platycténides, ne sera cité dans
ce Manuel qu’à titre documentaire étant donné qu’il comprend les formes non méditerranéennes, aberrantes, devenues rampantes ou sessiles. Toutefois elles doivent être
décrites brièvement parce qu’elles présentent un intérêt particulier au point de vue des
affinités des Cténophores.
Les 2 genres, Cte no plana et Coeloplana, des Mers de l’Indonésie, ont le faciès des
Planaires et leurs faces buccales sont transformées en soles plantaires ciliées. Ctenoplana, ayant conservé ses palettes vibratiles, peut nager, tandis que Coeloplana, qui en
est totalement dépourvue, ne peut que ramper; toutes les 2 possèdent leurs statocystes
et sont pourvues de tentacules; elles sont ovipares, et leurs spermatozoïdes sont évacués
à l’extérieur par 1-3 spermiductes. Le troisième genre, Lyrocteis, que Komai (1942)
a fait connaître de la Mer du Japon, est sessile sur les Gorgones, contre lesquelles il
s’applique par sa face orale aplatie. Il n’a pas de palettes vibratiles, mais possède un
statocyste et 2 longs tentacules, garnis de colloblastes. Ses spermatozoïdes sont évacués
à l’extérieur par des spermiductes, tandis que les œufs se développent sur place dans
des chambres d’incubation, simples diverticules de l’ovaire. Lyrocteis est ainsi vivipare,
comme le dernier genre connu des Platycténides, décrit par Mortensen des parages
du Groenland sous le nom de Tjalfiella. Elle vit fixée au support par sa face buccale
aplatie et apparaît comme la forme la plus aberrante des Platycténides. Sa bouche
primitive est close, le statocyste et les bandes vibratiles sont absents; par contre, les
2 tentacules, situés aux extrémités du corps, se sont conservés, et 2 nouvelles bouches
se sont formées à la place des gaines tentaculaires, en donnant ainsi à Tjalfiella l’aspect
d’une Ascidie Molgulide.
Le développement des Platycténides, bien connu chez Lyrocteis, est semblable à
celui d’un Cténophore typique et comporte, à son début, le stade cydippoïde.
ORDRE DES NUS (NUDA)
SOUS-ORDRE DES BÉROIDÉS
Le deuxième ordre des Cténophores est désigné sous le nom de Cténophores nus
(Nuda) à cause de l’absence chez ses représentants de l’appareil tentaculaire, aussi
bien chez les adultes que chez leurs stades larvaires. Il est réduit à l’unique genre
Beroe, dont 2 espèces sont communes dans la Méditerranée.
