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versai. Les œufs mûrs, sans follicules, tombent dans les cavités des canaux méridiens,
sont poussés par les flagelles d’abord dans l’entonnoir, ensuite dans le pharynx et se
trouvent finalement expulsés à l’extérieur par la fente pseudo-buccale. Il en est de
même pour les spermatozoïdes, les spermiductes différenciés, débouchant à l’extérieur,
n’existant que chez quelques formes exotiques aberrantes, non planctoniques.
Statocyste. — Le statocyste, organe des sens et d’équilibre, est logé au pôle aboral
dans une dépression, ou capsule, conique, tapissée de cellules ciliées. Les longs cils,
bordant le pourtour de la dépression, s’agglutinent en une membrane hyaline en forme
de dôme, appelée la cloche, percée de 6 orifices, dont 2 sont plus grands que les 4 autres
(Pl. 89, fig. 3, 4). Au milieu de la cloche se trouve un corps sphéroïdal, maintenu en
équilibre par 4 lames ou ressorts, constitués également par des cils agglutinés (Pl. 89,
fig. 4, 3, sta). C’est un statolithe, ayant la forme d’une mûre, chacune de ses saillies
correspondant à une cellule, contenant dans son intérieur une concrétion concentrique
de phosphate de chaux (Pl. 89, fig. 6), et il ne cesse de s’accroître pendant toute la vie
du Cténophore par l’adjonction de nouvelles cellules, provenant de la paroi de la capsule. Des bases des 4 ressorts partent 4 aires ciliées étroites, qui passent à l’extérieur
du dôme par 4 petits orifices correspondants, se bifurquent ensuite et se continuent,
sous forme de 2 fines bandelettes ciliées, jusqu’à la première palette vibratile de la
bande méridienne, située sur leurs trajets respectifs (PI. 89, fig. 3, bc). Les 2 champs ciliés
polaires (Fig. 3, ccp) sont situés en face de 2 gros orifices du dôme. Par les battements
de leurs cils ils font pénétrer l’eau à l’intérieur de la cloche, qui ressort ensuite par les
4 orifices plus petits. Par l’intermédiaire des aires et des bandelettes ciliées peut être
impressionné ainsi, par conduction, soit tout le système locomoteur, soit seulement
une de ses parties, suivant la position du statolithe. Ce mécanisme hydraulique règle
l’équilibre et le sens de la progression du Cténophore.
Système nerveux. — Le système nerveux des Cténophores est diffus et ne semble
pas présenter de condensations particulières, ni sous le statocyste, ni le long des bandes
méridiennes.
Musculature. — Les muscles sont représentés chez les Cténophores par des apocyties musculaires, généralement lisses, ramifiées, disposées surtout radiairement par
rapport aux canaux gastro-vasculaires. Existent également chez eux les muscles tentaculaires, ainsi qu’un complexe de fibres tangentielles sous-épidermiques, sous-jacent
au système gastro-vasculaire.
Tentacules et leurs gaines. —- Les 2 gaines tentaculaires sont des excavations
ectodermiques, terminées en cul-de-sac et munies de fibres musculaires, jouant le rôle
de constricteurs. Dans chaque gaine est logé un tentacule (Pl. 89, fig. 1, 7, t), chez
lequel on distingue la partie libre et la racine, cette dernière n’étant que la base élargie
du tentacule, par laquelle il s’implante sur la paroi interne de la gaine. Le tentacule
est plein, constitué par une couche épithéliale, un manchon musculaire et un cordon
axial, et il porte de petits tentacules secondaires, appelés les tentilles. Les cellules
épidermiques des tentilles sont différenciées en colloblastes, c’est-à-dire en cellules
glandulaires collantes, dont la fonction consiste à agripper et retenir les proies. On distingue dans le colloblaste (Pl. 89, fig. 8) une cupule glandulaire, se prolongeant en un
long pédoncule axial, dans lequel est refoulé le noyau et autour duquel est enroulée
en hélice une bande élastique, qui donne du jeu au corps cytoplasmique et le ramène,
après le décollement, dans la position primitive. Les tentilles, très fragiles, s’usent
rapidement aux extrémités distales ; ces dernières sont constamment régénérées par
versai. Les œufs mûrs, sans follicules, tombent dans les cavités des canaux méridiens,
sont poussés par les flagelles d’abord dans l’entonnoir, ensuite dans le pharynx et se
trouvent finalement expulsés à l’extérieur par la fente pseudo-buccale. Il en est de
même pour les spermatozoïdes, les spermiductes différenciés, débouchant à l’extérieur,
n’existant que chez quelques formes exotiques aberrantes, non planctoniques.
Statocyste. — Le statocyste, organe des sens et d’équilibre, est logé au pôle aboral
dans une dépression, ou capsule, conique, tapissée de cellules ciliées. Les longs cils,
bordant le pourtour de la dépression, s’agglutinent en une membrane hyaline en forme
de dôme, appelée la cloche, percée de 6 orifices, dont 2 sont plus grands que les 4 autres
(Pl. 89, fig. 3, 4). Au milieu de la cloche se trouve un corps sphéroïdal, maintenu en
équilibre par 4 lames ou ressorts, constitués également par des cils agglutinés (Pl. 89,
fig. 4, 3, sta). C’est un statolithe, ayant la forme d’une mûre, chacune de ses saillies
correspondant à une cellule, contenant dans son intérieur une concrétion concentrique
de phosphate de chaux (Pl. 89, fig. 6), et il ne cesse de s’accroître pendant toute la vie
du Cténophore par l’adjonction de nouvelles cellules, provenant de la paroi de la capsule. Des bases des 4 ressorts partent 4 aires ciliées étroites, qui passent à l’extérieur
du dôme par 4 petits orifices correspondants, se bifurquent ensuite et se continuent,
sous forme de 2 fines bandelettes ciliées, jusqu’à la première palette vibratile de la
bande méridienne, située sur leurs trajets respectifs (PI. 89, fig. 3, bc). Les 2 champs ciliés
polaires (Fig. 3, ccp) sont situés en face de 2 gros orifices du dôme. Par les battements
de leurs cils ils font pénétrer l’eau à l’intérieur de la cloche, qui ressort ensuite par les
4 orifices plus petits. Par l’intermédiaire des aires et des bandelettes ciliées peut être
impressionné ainsi, par conduction, soit tout le système locomoteur, soit seulement
une de ses parties, suivant la position du statolithe. Ce mécanisme hydraulique règle
l’équilibre et le sens de la progression du Cténophore.
Système nerveux. — Le système nerveux des Cténophores est diffus et ne semble
pas présenter de condensations particulières, ni sous le statocyste, ni le long des bandes
méridiennes.
Musculature. — Les muscles sont représentés chez les Cténophores par des apocyties musculaires, généralement lisses, ramifiées, disposées surtout radiairement par
rapport aux canaux gastro-vasculaires. Existent également chez eux les muscles tentaculaires, ainsi qu’un complexe de fibres tangentielles sous-épidermiques, sous-jacent
au système gastro-vasculaire.
Tentacules et leurs gaines. —- Les 2 gaines tentaculaires sont des excavations
ectodermiques, terminées en cul-de-sac et munies de fibres musculaires, jouant le rôle
de constricteurs. Dans chaque gaine est logé un tentacule (Pl. 89, fig. 1, 7, t), chez
lequel on distingue la partie libre et la racine, cette dernière n’étant que la base élargie
du tentacule, par laquelle il s’implante sur la paroi interne de la gaine. Le tentacule
est plein, constitué par une couche épithéliale, un manchon musculaire et un cordon
axial, et il porte de petits tentacules secondaires, appelés les tentilles. Les cellules
épidermiques des tentilles sont différenciées en colloblastes, c’est-à-dire en cellules
glandulaires collantes, dont la fonction consiste à agripper et retenir les proies. On distingue dans le colloblaste (Pl. 89, fig. 8) une cupule glandulaire, se prolongeant en un
long pédoncule axial, dans lequel est refoulé le noyau et autour duquel est enroulée
en hélice une bande élastique, qui donne du jeu au corps cytoplasmique et le ramène,
après le décollement, dans la position primitive. Les tentilles, très fragiles, s’usent
rapidement aux extrémités distales ; ces dernières sont constamment régénérées par
