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la base aux dépens d’un massif cellulaire basilaire, formé de 2 bourrelets latéraux, qui
donnent l’épiderme, et d’un bourrelet médian, qui produit le manchon musculaire et
l’axe mésenchymateux des tentacules.
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DÉVELOPPEMENT
Dans la Méditerranée, les Cténophores émettent leurs œufs surtout au printemps.
Ces derniers, télolécithes et entourés d’une épaisse couche de mésoglée, sont pondus
individuellement. Leur segmentation, égale au début, se fait par le futur plan sagittal
pour les 2 premières cellules, qui donneront ultérieurement chacune la partie droite
et la partie gauche de l’embryon. La deuxième division a lieu suivant le futur plan
transversal, de sorte qu’au stade de 4 cellules chacune d’elles représente le 1/4 du futur
individu et contient, en puissance, 2 rangées des bandes méridiennes avec les 2 canaux
gastrovasculaires correspondants. A partir du stade de 8 cellules la segmentation devient
inégale, chacune des 8 cellules donnant un macromère et un micromère; les micromères
se multiplient ensuite, tandis que les macromères continuent de produire des micromères. A un moment donné tous les micromères, qui formeront ultérieurement l’ectoderme, subissent une torsion de 180° autour de leurs axes, sont entraînés du côté du
pôle aboral et enveloppent finalement, par épibolie, le massif de 8 macromères. Ces
derniers se divisent en 16 macromères, qui détachent, chacun, un ultime micromère du
côté du pôle oral. Ces 16 derniers micromères représentent l’ébauche des cellules internes
des tentacules et sont certainement endodermiques. Elles se multiplient, se rapprochent
les unes des autres et entourent la cavité du futur archentéron; quant au pharynx, il
sera formé par des cellules ectodermiques.
Le développement ultérieur présente certaines ressemblances avec celui des Cnidaires. Les cellules internes des tentacules sont repoussées au fond de l’archentéron,
du côté du pôle aboral, où elles s’agencent en un massif sous-ectodermique cruciforme.
Les 2 branches de la croix, situées dans le plan transversal, subsisteront, car elles correspondent aux 2 futurs tentacules de l’adulte. Par contre, les 2 autres branches, situées
dans le plan sagittal et qui correspondent certainement aux 2 autres tentacules ancestraux n’existant pas chez les adultes actuels, se désagrègent, et leurs cellules se mêlent
aux cellules ectodermiques, en contribuant finalement à la formation du mésenchyme.
L’archentéron présente également, au début, une disposition cruciale, rappelant les
4 poches gastriques des Narcoméduses et des Méduses Acalèphes; chacune de ces poches
formera ensuite 2 canaux méridiens. Le développement ultérieur est très condensé, et
c’est un petit Cténophore cydippoïde qui sort de l’œuf (PI. 90, fig. 1, 8).
L’embryon libéré n’aura qu’à grandir pour devenir adulte, soit en conservant sa
forme chez les Tentaculés Cydippides, soit en subissant diverses modifications morphologiques et anatomiques chez les représentants des 4 autres sous-ordres des Cténophores.
Au cours de sa croissance, l’embryon de nombreux Cténophores, à l’exception de
ceux appartenant au sous-ordre des Rubanés, peut présenter le phénomène de la dissogonie, une sorte de paedogénèse, consistant en l’acquisition des caractères sexuels de l’adulte, avec production des éléments génitaux. Après la mise en liberté de ces derniers, la
larve redevient stérile et ne reprend son activité sexuelle qu’après être devenue adulte.
C’est dans cette catégorie des larves dissogones qu’on doit classer Gastrodes parasG
ticum, décrit par Korotneff dans la tunique des Salpes. La position systématique de
cet organisme a été très discutée; on est enclin actuellement à le considérer comme
une larve dissogone de Lampetia, devenue parasite.
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