— 400 —
de leurs affinités, est justifié par leur développement embryonnaire, coirobore par
l’existence d’une Narcoméduse exotique, dont 1 organisation lappelle d une manière
frappante celle d’un Cténophore Tentaculé primitif.
L’évolution des Cténophores n’a pas donné de formes en escalier, mais a produit
5 types spécialisés, classés dans 2 ordres et 5 sous-ordres. Toutefois les 5 types sont
issus d’une forme primitive fondamentale, dite « cydippoïde », qui se manifeste chez
tous au cours du développement, et qui s’est conservée dans le premier sous-ordre
des Cténophores, celui des Tentaculés Cydippides. La compréhension des Cténophores
méditerranéens nécessite la description de 4 types morphologiques différents, le 5e correspondant aux Cténophores exotiques aberrants, rampants ou sessiles.
ORDRE DES TENTACULES
SOUS-ORDRE DES CYDIPPOIDES
MORPHOLOGIE EXTERNE
Le corps d’un Cydippide, tel que Pleurobrachia (PI. 89, fig. 1) est sphéroïdal, translucide, nettement polarisé. Son pôle antérieur ou oral, auquel débouche la fente fissiforme, appelée d’une manière impropre, buccale (PI. 89, fig. 1, fpb), est plus ou moins
acuminé, tandis que le pôle postérieur ou aboral est arrondi et présente une légère
excavation, dans laquelle est logé le statocyste (PI. 89, fig. 1, sta). Des 2 côtés du statocyste existent 2 petits orifices circulaires (Fig. 1, pex), qui sont des pores d’excrétion,
et en son voisinage immédiat, opposées l’une à l’autre et dirigées vers la périphérie,
se trouvent 2 aires ciliées, désignées sous le nom de champs ciliés polaires (PI. 89,
fig. 3, ccp). Du pôle aboral partent 8 bandes ou côtes méridiennes (bm), qui se terminent à une certaine distance de l’orifice de la fente, dite buccale. Ces bandes sont composées de palettes ciliées, placées perpendiculairement à la surface du corps et plus
ou moins espacées entre elles. Les palettes sont constituées par des cils agglutinés
ensemble par leurs parties basales, mais dont les extrémités distales sont libres; elles
ont ainsi l’aspect de peignes, d’où le nom de Cténaires ou Cténophores, donné à cette
classe des Cœlentérés (ktein, ktenos, en grec peigne). Des 2 côtés opposés de la partie postérieure du corps existent 2 poches, désignées sous le nom de poches ou de
gaines tentaculaires (gt), au fond desquelles sont insérés 2 longs tentacules (t) très
contractiles, pouvant se rétracter entièrement à l’intérieur des poches. L’existence de
2 gaines latérales avec leurs tentacules, disposées à 90° par rapport à la fente buccale,
est un indice de la symétrie bilatérale des Cténophores Tentaculés et non rayonnée,
comme chez les autres Cœlentérés, et elle permet de distinguer chez eux 2 axes et
2 plans principaux de symétrie : le plan sagittal, qui passe par l’axe sagittal, la fente
buccale et le statocyste, et le plan transversal, perpendiculaire au précédent, réunissant
les gaines tentaculaires et 1 axe transversal. En conséquence, les 4 bandes méridiennes
les plus pioches du plan sagittal sont désignées sous le nom de bandes parasagittales
et les 4 autres, situées à proximité du plan transversal, sous celui de bandes paratransversales.
ORGANISATION INTERNE
Le corps du Cténophore est revêtu extérieurement par l’ectoderme, constitué principalement pai des cellules glandulaires qui sécrètent et expulsent à la surface des
gianulations brillantes. Entre elles sont situées les cellules intermédiaires ou inters-
de leurs affinités, est justifié par leur développement embryonnaire, coirobore par
l’existence d’une Narcoméduse exotique, dont 1 organisation lappelle d une manière
frappante celle d’un Cténophore Tentaculé primitif.
L’évolution des Cténophores n’a pas donné de formes en escalier, mais a produit
5 types spécialisés, classés dans 2 ordres et 5 sous-ordres. Toutefois les 5 types sont
issus d’une forme primitive fondamentale, dite « cydippoïde », qui se manifeste chez
tous au cours du développement, et qui s’est conservée dans le premier sous-ordre
des Cténophores, celui des Tentaculés Cydippides. La compréhension des Cténophores
méditerranéens nécessite la description de 4 types morphologiques différents, le 5e correspondant aux Cténophores exotiques aberrants, rampants ou sessiles.
ORDRE DES TENTACULES
SOUS-ORDRE DES CYDIPPOIDES
MORPHOLOGIE EXTERNE
Le corps d’un Cydippide, tel que Pleurobrachia (PI. 89, fig. 1) est sphéroïdal, translucide, nettement polarisé. Son pôle antérieur ou oral, auquel débouche la fente fissiforme, appelée d’une manière impropre, buccale (PI. 89, fig. 1, fpb), est plus ou moins
acuminé, tandis que le pôle postérieur ou aboral est arrondi et présente une légère
excavation, dans laquelle est logé le statocyste (PI. 89, fig. 1, sta). Des 2 côtés du statocyste existent 2 petits orifices circulaires (Fig. 1, pex), qui sont des pores d’excrétion,
et en son voisinage immédiat, opposées l’une à l’autre et dirigées vers la périphérie,
se trouvent 2 aires ciliées, désignées sous le nom de champs ciliés polaires (PI. 89,
fig. 3, ccp). Du pôle aboral partent 8 bandes ou côtes méridiennes (bm), qui se terminent à une certaine distance de l’orifice de la fente, dite buccale. Ces bandes sont composées de palettes ciliées, placées perpendiculairement à la surface du corps et plus
ou moins espacées entre elles. Les palettes sont constituées par des cils agglutinés
ensemble par leurs parties basales, mais dont les extrémités distales sont libres; elles
ont ainsi l’aspect de peignes, d’où le nom de Cténaires ou Cténophores, donné à cette
classe des Cœlentérés (ktein, ktenos, en grec peigne). Des 2 côtés opposés de la partie postérieure du corps existent 2 poches, désignées sous le nom de poches ou de
gaines tentaculaires (gt), au fond desquelles sont insérés 2 longs tentacules (t) très
contractiles, pouvant se rétracter entièrement à l’intérieur des poches. L’existence de
2 gaines latérales avec leurs tentacules, disposées à 90° par rapport à la fente buccale,
est un indice de la symétrie bilatérale des Cténophores Tentaculés et non rayonnée,
comme chez les autres Cœlentérés, et elle permet de distinguer chez eux 2 axes et
2 plans principaux de symétrie : le plan sagittal, qui passe par l’axe sagittal, la fente
buccale et le statocyste, et le plan transversal, perpendiculaire au précédent, réunissant
les gaines tentaculaires et 1 axe transversal. En conséquence, les 4 bandes méridiennes
les plus pioches du plan sagittal sont désignées sous le nom de bandes parasagittales
et les 4 autres, situées à proximité du plan transversal, sous celui de bandes paratransversales.
ORGANISATION INTERNE
Le corps du Cténophore est revêtu extérieurement par l’ectoderme, constitué principalement pai des cellules glandulaires qui sécrètent et expulsent à la surface des
gianulations brillantes. Entre elles sont situées les cellules intermédiaires ou inters-
