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L’étude des Diatomées impose l’examen de leurs frustules sous 2 aspects, généralement bien différents l’un de l’autre : de face, par la surface des valves, et de profil,
par la ceinture. L’identification et la classification des Diatomées, basées uniquement
sur les caractères du squelette, impliquent la connaissance précise de la symétrie des
frustules et en particulier de leurs divers axes et plans de symétrie. Dans une frustule
vue de profil, par la ceinture (PI. 3, fig. 5 A), on distingue 2 axes : 1 axe apical (a-a),
parallèle à la ceinture dans le plan sagittal, et l’axe pervalvaire, longitudinal ou central
(p-p), perpendiculaire au précédent, qui joint les 2 points centraux de 2 valves. Dans
une frustule examinée de face (PI. 3, fig. 5 B), on distingue également un axe apical
(a1-a1) et un axe transapical ou transversal (t-t), ce dernier perpendiculaire aussi bien
à l’axe apical de la valve qu’à l’axe pervalvaire (PI. 3, fig. 5 B). Ces 3 axes sont utilisés
pour la distinction des plans ou des surfaces de la symétrie des frustules. Ainsi, le plan
valvaire (V), qui correspond au plan de la division cellulaire, est délimité par les axes
apical et transapical; le plan apical (A) ou sagittal est déterminé par les axes apical
et pervalvaire; enfin, le plan transapical (T) ou transversal passe par les axes transapical
et pervalvaire (PI. 3, fig. 6).
Il n’existe probablement pas de Diatomées dont les frustules soient absolument
lisses. Elles sont toujours ornementées et montrent une certaine structure, plus ou
moins fine et apparente, en rapport avec l’épaisseur et le degré de la silicification des
valves. Cette ornementation se présente sous forme de pores, de poroïdes et d’alvéoles, diversement orientés et disposés en lignes ou en réseau, se prolongeant souvent
à travers la paroi par des canaux extrêmement fins, simples ou ramifiés, qui s’élargissent parfois en chambres, s’ouvrant, ou non, tantôt à l’extérieur, tantôt à l’intérieur
(PI. 3, fig. 7, A-C). Chez certaines Diatomées existent des petites excroissances avec
des gros orifices, appelés les yeux, ou des pores particuliers, dits les pores à mucus,
par lesquels est émise à l’extérieur la substance gélatineuse qui assure l’adhérence de
2 cellules voisines quand elles s’agencent en une colonie.
Chez les Diatomées dites Centriques, les éléments de l’ornementation sont disposés
en lignes, rayons ou faisceaux, se prolongeant presque jusqu’au centre des valves
(PI. 7, fig. 1-9). Chez toutes les autres Diatomées, désignées sous le nom de Pennées,
l’ornementation est orientée comme dans une plume, c’est-à-dire que ses éléments
partent des bords des valves et suivent les lignes inclinées sous un certain angle vers
le milieu, mais sans y parvenir (PL 3, fig. 8). La partie médiane des valves présente
ainsi, dans le cas le plus simple, une area longitudinale claire, sans aucune ornementation, désignée sous le nom de pseudoraphé. Chez d’autres Pennées existe, à sa place,
un vrai raphé (PI. 3, fig. 8), consistant en une fente qui partage la valve, dans le plan
apical, en 2 moitiés, droite et gauche. Cette séparation n’est pas tout à fait complète,
car les 2 moitiés restent réunies par leurs extrémités ainsi que par 3 nodules, 1 central
et 2 polaires. Les nodules polaires sont creux, percés d’orifices vers l’extérieur, auxquels
aboutissent 2 canaux, apicaux, externe et interne, se réunissant dans le nodule central
massif (PL 3, fig. 9-10). Les 2 systèmes de canaux sont réunis entre eux dans la région
nodulaire centrale par une gouttière ouverte. Suivant les espèces, le raphé est plus ou
moins développé; il peut être limité uniquement aux régions polaires, exister sur une
seule valve ou sur les deux, etre placé au milieu sur une carène médiane avec des nodules,
ou être déporté latéralement, sur un bord. Par lui le cytoplasme de la cellule est mis en
contact avec le milieu ambiant liquide, et il joue ainsi, comme on le verra plus loin,
un rôle important dans la motilité des Diatomées.
L’étude des Diatomées impose l’examen de leurs frustules sous 2 aspects, généralement bien différents l’un de l’autre : de face, par la surface des valves, et de profil,
par la ceinture. L’identification et la classification des Diatomées, basées uniquement
sur les caractères du squelette, impliquent la connaissance précise de la symétrie des
frustules et en particulier de leurs divers axes et plans de symétrie. Dans une frustule
vue de profil, par la ceinture (PI. 3, fig. 5 A), on distingue 2 axes : 1 axe apical (a-a),
parallèle à la ceinture dans le plan sagittal, et l’axe pervalvaire, longitudinal ou central
(p-p), perpendiculaire au précédent, qui joint les 2 points centraux de 2 valves. Dans
une frustule examinée de face (PI. 3, fig. 5 B), on distingue également un axe apical
(a1-a1) et un axe transapical ou transversal (t-t), ce dernier perpendiculaire aussi bien
à l’axe apical de la valve qu’à l’axe pervalvaire (PI. 3, fig. 5 B). Ces 3 axes sont utilisés
pour la distinction des plans ou des surfaces de la symétrie des frustules. Ainsi, le plan
valvaire (V), qui correspond au plan de la division cellulaire, est délimité par les axes
apical et transapical; le plan apical (A) ou sagittal est déterminé par les axes apical
et pervalvaire; enfin, le plan transapical (T) ou transversal passe par les axes transapical
et pervalvaire (PI. 3, fig. 6).
Il n’existe probablement pas de Diatomées dont les frustules soient absolument
lisses. Elles sont toujours ornementées et montrent une certaine structure, plus ou
moins fine et apparente, en rapport avec l’épaisseur et le degré de la silicification des
valves. Cette ornementation se présente sous forme de pores, de poroïdes et d’alvéoles, diversement orientés et disposés en lignes ou en réseau, se prolongeant souvent
à travers la paroi par des canaux extrêmement fins, simples ou ramifiés, qui s’élargissent parfois en chambres, s’ouvrant, ou non, tantôt à l’extérieur, tantôt à l’intérieur
(PI. 3, fig. 7, A-C). Chez certaines Diatomées existent des petites excroissances avec
des gros orifices, appelés les yeux, ou des pores particuliers, dits les pores à mucus,
par lesquels est émise à l’extérieur la substance gélatineuse qui assure l’adhérence de
2 cellules voisines quand elles s’agencent en une colonie.
Chez les Diatomées dites Centriques, les éléments de l’ornementation sont disposés
en lignes, rayons ou faisceaux, se prolongeant presque jusqu’au centre des valves
(PI. 7, fig. 1-9). Chez toutes les autres Diatomées, désignées sous le nom de Pennées,
l’ornementation est orientée comme dans une plume, c’est-à-dire que ses éléments
partent des bords des valves et suivent les lignes inclinées sous un certain angle vers
le milieu, mais sans y parvenir (PL 3, fig. 8). La partie médiane des valves présente
ainsi, dans le cas le plus simple, une area longitudinale claire, sans aucune ornementation, désignée sous le nom de pseudoraphé. Chez d’autres Pennées existe, à sa place,
un vrai raphé (PI. 3, fig. 8), consistant en une fente qui partage la valve, dans le plan
apical, en 2 moitiés, droite et gauche. Cette séparation n’est pas tout à fait complète,
car les 2 moitiés restent réunies par leurs extrémités ainsi que par 3 nodules, 1 central
et 2 polaires. Les nodules polaires sont creux, percés d’orifices vers l’extérieur, auxquels
aboutissent 2 canaux, apicaux, externe et interne, se réunissant dans le nodule central
massif (PL 3, fig. 9-10). Les 2 systèmes de canaux sont réunis entre eux dans la région
nodulaire centrale par une gouttière ouverte. Suivant les espèces, le raphé est plus ou
moins développé; il peut être limité uniquement aux régions polaires, exister sur une
seule valve ou sur les deux, etre placé au milieu sur une carène médiane avec des nodules,
ou être déporté latéralement, sur un bord. Par lui le cytoplasme de la cellule est mis en
contact avec le milieu ambiant liquide, et il joue ainsi, comme on le verra plus loin,
un rôle important dans la motilité des Diatomées.
