CHAPITRE VI
BACILLARIOPHYCEAE ( DIATOMACEA)
par
G. TRÉGOUBOFF
CARACTÈRES GENERAUX
Les Diatomées sont des petites Algues unicellulaires siliceuses, ayant généralement
de 2 à 400 y de longueur, à l’exception de quelques formes pouvant atteindre jusqu’à
4 mm de long. De forme et structure très diverses, elles sont extrêmement nombreuses
et comprennent plusieurs milliers d’espèces, tant vivantes que fossiles. Quelques-unes
parmi elles se rencontrent sur le sol humide, parmi les Mousses, toutes les autres sont
aquatiques et vivent, à l’état isolé ou réunies en colonies, dans les eaux douces, saumâtres et salées. La plupart des Diatomées marines sont benthiques littorales, vagiles
ou sessiles, épiphytes ; les formes planctoniques, néritiques ou eupélagiques, sont relativement peu nombreuses. Elles sont abondantes surtout dans les mers froides et tempérées et représentent un des éléments essentiels du phytoplancton microscopique
marin.
MORPHOLOGIE EXTERNE
Squelette. — Le corps plasmatique des Diatomées est entouré d’une enveloppe
de nature pectique, sans trace de cellulose, imprégnée de silice, combinée avec un
acide siliceux organique. Cette enveloppe, ou frustule, se compose de 2 parties distinctes inégales, agencées en une minuscule boîte. La partie supérieure, le couvercle,
porte le nom d’épithèque et la partie inférieure, le corps de la boîte proprement dit,
celui d’hypothèque (PI. 3, fig. 1). Dans chacune de ces 2 thèques on distingue la partie
faciale ou valve (resp. épivalve et hypovalve) et les parties latérales emboîtées, appelées les bandes connectives ou pleures (resp. épipleures et hypopleures) (PI. 3, fig. 1).
L’ensemble de ces dernières est désigné sous le nom de ceinture. Chez la plupart des
Diatomées, entre les valves et les pleures, existe un nombre variable de bandes intercalaires, soit annulaires, mais généralement discontinues (PI. 3, fig. 2), soit en forme
d’écailles rhomboïdales ou trapézoïdes, imbriquées comme celles d’un poisson (PI. 3,
fig. 3), qu’on désigne sous le nom d’interpleures ou de copulae. Les interpleures se prolongent souvent dans l’intérieur des cellules par des cloisons (septa), dirigées parallèlement aux parois des valves (PL 3, fig. 4, A, B), qui délimitent ainsi un certain
nombre de chambres ouvertes, diversement disposées, auxquelles on a donné le nom de
formations craticulaires. Ce sont également les interpleures qui peuvent former parfois
les frustules internes complètes, mais rudimentaires, considérées comme un moyen
de défense des Diatomées contre les conditions défavorables du milieu extérieur.
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