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partie centrale de la sphère se creuse d’une grosse vacuole, le noyau devient pariétal
et les chromoplastes se localisent dans les trabécules et la couche cytoplasmique périphériques (PI. 2, fig. 4).
Au stade de reproduction le noyau se divise à de nombreuses reprises, et la multitude
de petits noyaux qui en résultent se disposent dans le réseau cytoplasmique périphérique (PI. 2, fig. 5). D’après Schmitz, c’est à ce moment (et non aux stades jeunes,
comme l’a soutenu à tort Gran), que les 2 couches de la membrane se dissocient, l’externe formant une sorte de calotte, qui se flétrit et est remplacée par la couche interne
sous-jacente (PI. 2, fig. 5). Les petits noyaux s’entourent d’une portion cytoplasmique,
contenant des chromoplastes et des granulations graisseuses (PI. 2, fig. 6, 7), et s’individualisent finalement en zoospores, qui seront libérées par la rupture de la membrane
périphérique amincie. D’après Schmitz, les zoospores seraient coniques, avec 2 flagelles
égaux, sortant de la partie antérieure élargie et crénelée sur son pourtour (PI. 2, fig. 8 A).
D’après les observations plus récentes de Dangeard, elles seraient ovalaires avec 2 flagelles nettement inégaux (PI. 2, fig. 8 B).
Clève (1898) avait signalé chez Halosphaera viridis la formation d’aplanispores (spores
immobiles), généralement au nombre de 4, fait confirmé ensuite par Gran et Ostenfeld. Mais comme ni leur mode de formation, ni leur sort ultérieur n’ont pas été
élucidés, on doit admettre que le cycle évolutif de cette Algue est, actuellement, encore insuffisamment connu.
écologie
Halosphaera viridis, répandue à la surface de toutes les mers, est très commune
dans la Méditerranée pendant la saison froide. Parfois elle peut être abondante au
point de provoquer le verdissement de la mer, en voisinage des côtes, phénomène bien
connu des pêcheurs napolitains qui la désignent sous le nom de « punti verdi ». Le
nombre de Halosphaera dans le plancton de surface diminue nettement pendant la saison
chaude. A cette époque de l’année elle devient, dans la Méditerranée, ombrophile et
descend au moins à 70 m de profondeur, et même au delà, comme cela a été constaté
également par Chun dans les mers tropicales, où elle se trouve localisée en été entre 80
et 350 m. D’après quelques observations fragmentaires, faites au cours des expéditions
océanographiques, c’est dans cette zone profonde qu’aurait lieu la transformation
des zoospores en jeunes individus sphériques.
Ouvrages à consulter
1898. Clève, P. T. — Om Aplanospores hos Halosphaera. Ofversigt. Kgl. Vet. Akad. Forhandl., N° 1.
1933. Dangeard, P. — Traité d’Algologie, Paris.
1932-1938. Pascher, A. — Heterokonten. RabenhorsC s Kryptogamenflora, 2 a.
1879. Schmitz, F. — Halosphaera, eine neue Gattung grünen Algen ans dem Mittelmeer. Mitth. Zool. Stat.
Neapel, Vol. 1.
Explication des figures
Planche 2. MYXOPHYCÉES ET XANTHOPHYCÉES
Fig. 1. Structure interne d’une Myxophycée (Anabaena circinalis Haupt.), de Dangeard; fig. 2. Trichodesmium thiebautu (Gomont); A-faisceau; B-filament isole, d’après Gomont; fig. 3. Richeha intracellularis
Schmidt; A-forme intracellulaire dans Rhizosolenia stylif orrais; B-filament isolé avec hétérocystes terminaux, d après Schmidt; fig. 4-8. Halosphaera viridis Schmitz; fig. 4. Stade végétatif adulte; fig. 5. Stade de
multiplication nucléaire et d exfoliation de la membrane (stade « casquette ») ; fig. 6-7. 2 stades successifs
d’individualisation des futures zoospores; fig. 8 A. Zoospore in vivo d’après Schmitz; fig. 8 B. Zoospore in vivo
d’après Dangeard. (Fig. 4-8 A d’après Schmitz; fig. 8 B d’après Dangeard).
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