CHAPITRE V
XANTHOPHYCEAE (= HETEROCONTAE)
par
G. TRÉGOUBOFF
CARACTÈRES GENERAUX
On range actuellement dans la classe distincte des Xanthophyceae un certain
nombre d’Algues, confondues auparavant avec les Algues vertes ou Chlorophycées.
Pascher avait proposé pour elles le nom de Heterocontae, terme remplacé ensuite par
celui de Xanthophyceae, suggéré par Allorge, et adopté dans la nomenclature algologique française (Dangeard).
La séparation des Xanthophyceae des Chlorophyceae, réalisée par Pascher, se justifie par la présence chez elles des caractères distinctifs essentiels suivants :
1. leurs chromoplastes jaune-vert, dont la couleur est due à l’excès de la xanthophylle et des substances caroténoïdes ;
2. leur métabolisme particulier qui se manifeste par la nature de leurs matières de réserve, représentées, d’après Dangeard et Chadefond, non par l’amidon,
mais par des corps gras, tels que la leucosine et, probablement, les tannoïdes ;
3. la nature de leurs membranes, riches en composés pectiques, additionnés
d’une petite quantité de cellulose et imprégnées plus ou moins fortement de silice.
La membrane cellulaire est constituée souvent par 2 couches distinctes, soit emboîtées
l’une dans l’autre, soit simplement contiguës.
Comme processus de multiplication on connaît chez les Xanthophycées la formation
des zoospores biflagellées et on a décrit chez quelques formes la reproduction sexuée
au moyen des gamètes.
Les botanistes ont divisé la classe des Xanthophycées en plusieurs ordres, parmi
lesquels un seul, celui des Heterococcales Pascher est représenté dans le plancton
méditerranéen par une forme unicellulaire, décrite par Schmitz (1879) à Naples sous
le nom de Halosphaera viridis, qui constitue avec 2 autres genres d’eau douce la famille
des Halosphaeraceae Pascher.
Halosphaera viridis Schmitz
MORPHOLOGIE EXTERNE, STRUCTURE INTERNE ET MULTIPLICATION
A l’état végétatif, Halosphaera viridis a la forme d’une sphère de couleur vert-pâle,
de 100 à 600 y de diamètre. Chez les stades jeunes le noyau est unique et central, situé
dans un amas cytoplasmique, relié par des trabécules, anastomosés en un réseau, au
cytoplasme pariétal, contenant de nombreux petits chromoplastes arrondis ou elliptiques, ainsi que des corpuscules de matières nutritives. Chez des stades adultes la
XANTHOPHYCEAE (= HETEROCONTAE)
par
G. TRÉGOUBOFF
CARACTÈRES GENERAUX
On range actuellement dans la classe distincte des Xanthophyceae un certain
nombre d’Algues, confondues auparavant avec les Algues vertes ou Chlorophycées.
Pascher avait proposé pour elles le nom de Heterocontae, terme remplacé ensuite par
celui de Xanthophyceae, suggéré par Allorge, et adopté dans la nomenclature algologique française (Dangeard).
La séparation des Xanthophyceae des Chlorophyceae, réalisée par Pascher, se justifie par la présence chez elles des caractères distinctifs essentiels suivants :
1. leurs chromoplastes jaune-vert, dont la couleur est due à l’excès de la xanthophylle et des substances caroténoïdes ;
2. leur métabolisme particulier qui se manifeste par la nature de leurs matières de réserve, représentées, d’après Dangeard et Chadefond, non par l’amidon,
mais par des corps gras, tels que la leucosine et, probablement, les tannoïdes ;
3. la nature de leurs membranes, riches en composés pectiques, additionnés
d’une petite quantité de cellulose et imprégnées plus ou moins fortement de silice.
La membrane cellulaire est constituée souvent par 2 couches distinctes, soit emboîtées
l’une dans l’autre, soit simplement contiguës.
Comme processus de multiplication on connaît chez les Xanthophycées la formation
des zoospores biflagellées et on a décrit chez quelques formes la reproduction sexuée
au moyen des gamètes.
Les botanistes ont divisé la classe des Xanthophycées en plusieurs ordres, parmi
lesquels un seul, celui des Heterococcales Pascher est représenté dans le plancton
méditerranéen par une forme unicellulaire, décrite par Schmitz (1879) à Naples sous
le nom de Halosphaera viridis, qui constitue avec 2 autres genres d’eau douce la famille
des Halosphaeraceae Pascher.
Halosphaera viridis Schmitz
MORPHOLOGIE EXTERNE, STRUCTURE INTERNE ET MULTIPLICATION
A l’état végétatif, Halosphaera viridis a la forme d’une sphère de couleur vert-pâle,
de 100 à 600 y de diamètre. Chez les stades jeunes le noyau est unique et central, situé
dans un amas cytoplasmique, relié par des trabécules, anastomosés en un réseau, au
cytoplasme pariétal, contenant de nombreux petits chromoplastes arrondis ou elliptiques, ainsi que des corpuscules de matières nutritives. Chez des stades adultes la
