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REPRODUCTION
La reproduction sexuée est totalement inconnue chez les Myxophycées. La sporulation est assez exceptionnelle et donne des cxospores ou des endospores, non mobiles.
Leur multiplication se fait par une sorte de bouturage, qui peut présenter 2 modalités :
tantôt c’est une seule cellule (la planocoque) qui se détache du filament maternel et se
multiplie ensuite par des divisions transversales; tantôt, et c’est le cas le plus fréquent,
se détache toute une partie, comprenant plusieurs cellules (les hormogonies). On connaît,
enfin, chez les Myxophycées, la formation de stades de repos ou hétérocystes, sorte de
kystes unicellulaires, entourés d’une épaisse membrane.
L’accroissement des thalles filamenteux se fait par des divisions transversales des
cellules, précédées de celles des complexes nucléaires, s’étirant en biscuit. Les cloisons
se forment par voie centripète et laissent généralement au milieu un orifice, à travers
lequel les cytoplasmes des cellules voisines sont réunis par un ou plusieurs centrodesmoses.
CLASSIFICATION
On a divisé les Myxophycées d’après la forme du thalle et les modalités de la reproduction en 3 ordres, dont un seul, celui des Hormogonales Pascher ou Hormogonées, se multipliant au moyen des hormogonies, est représenté dans le plancton méditerranéen. Il comprend 2 sous-ordres :
1. les Hormocystées ou les Oscillatoriacées, chez lesquelles toutes les cellules
du thalle sont semblables;
2. les Anhormocystées ou les Nostocacées, dont les filaments possèdent des
hétérocystes.
i. Les Hormocystées ou Oscillartoriacées. — Un seul genre de ce sous-ordre
est marin planctonique, le genre Trichodesmium Ehrenberg, dont on a décrit plusieurs
espèces dans les différentes mers, mais qui semblent devoir être ramenées toutes, y
comprise l’espèce initiale d’Ehrenberg erythraeum de la Mer Rouge, à une seule, T. thiebautii (Gomont).
T. thiebautii est une forme des mers tropicales et subtropicales et se rencontre en
abondance dans le plancton de surface de la Méditerranée pendant toute l’année. Il se
présente sous l’aspect d’un faisceau de filaments simples, non ramifiés, réunis en une
sorte de gerbe, pouvant atteindre jusqu’à 6 mm. de longueur (PL 2, fig. 2, A, B). Les
cellules des thalles ont de 5 à 16 p de largeur et sont de 1/2 à 2 fois plus hautes que
larges. Les Trichodesmium sont généralement de couleur verte, jaune ou rouge, et
à certaines périodes de l’année ils pullulent tellement dans le plancton qu’ils colorent,
la mer soit en vert, soit en rouge.
ii. Les Anhormocystées ou Nostocacées sont représentées dans le plancton
méditerranéen également par une seule forme, Richelia intracellular is Schmidt, qui
vit en symbiose avec les diverses Diatomées pélagiques. On la rencontre soit à l’intérieur de Rhizosolenia styliformis (PI. 2, f. 3 A), soit attachée extérieurement dans les
espaces intercellulaires des chaînes de Chaetoceros (PI. 5, fig. 8). Ses filaments, simples
et courts, de 50 à 105 p de long, sont constitués par 7 à 20 cellules et se terminent généralement par des hétérocystes sphériques, de 9,8 à 11,2 p de diamètre (PI. 2, fig. 3 B).
Ouvrages à consulter
1933. Dangeard, P. — Traité d’Algologie, Paris.
1909. Wille, P. — Schizophyceen. Nordisches Plancton, lief. 2.
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