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Les Méduses Acalèphes sont métagénétiques, car il existe dans leur cycle évolutif
l’alternance des générations asexuée et sexuée. En effet, la segmentation de l’œuf par
embolie aboutit à la formation d’une larve nageante, d’une planule bipolaire, ciliée
sur toute sa surface (PL 85, fig. 3), qui se fixe ensuite sur un substratum par son disque
adhésif (dad) et se transforme en un organisme polypoïde, appelé le scyphistome ou
le scyphostome (du mot grec skyphos, coupelle) (PL 85, fig. 4). La partie supérieure du
scyphistome est évasée en une coupe, sans lobes ni rhopalies, à l’apex de laquelle s’élève
un hypostome, entouré à la périphérie de 4, 16 ou 32 tentacules. Sa cavité (PL 85,
fig. 5, arch) est divisée en 4 poches perradiaires par des cloisons, dans les parois desquelles existent les entonnoirs, constitués par des fibres musculaires striées, représentant l’appareil constricteur du scyphistome (PL 85, fig. 5, ent). Pendant longtemps le
scyphistome était interprété comme un polype, mais en réalité, comme le montre la
structure histologique des entonnoirs, c’est une méduse transformée en une larve,
momentanément sessile, se multipliant par voie asexuée, par bourgeonnement. En
effet, par la strobilisation de la partie supérieure de son corps (PL 85, fig. 6), le scyphistome donne naissance aux petites méduses rudimentaires, dites éphyrules (PL 85,
fig. 7), lesquelles, en passant par le stade d’éphyres, deviendront finalement des Méduses
Acalèphes adultes. Le scyphistome est dit monodisque quand se détache de lui une
seule éphyrule; il est polydisque quand se libèrent de lui plusieurs éphyrules à la
fois, qui étaient superposées dans sa partie supérieure comme des soucoupes dans une
pile.
L’éphyrule libérée, dont la sous-ombrelle provient de la dépression buccale du scyphistome et le manubrium de l’hypostome de ce dernier, a, au début, l’aspect d’une
petite méduse rudimentaire, pourvue de tentacules larvaires. Ces tentacules disparaissent ensuite et sont remplacés par 8 lobes aliformes marginaux, qui ne tardent
pas à se subdiviser chacun en 2 lobes secondaires, entre lesquels se différencient les
rhopalies (PL 85, fig. 7). Les cloisons internes, qui séparaient les 4 poches gastriques
et étaient étanches, se percent d’orifices de manière à former un large canal circulaire.
Les septum se réduisent ensuite de plus en plus et se transforment en 4 columelles
interradiaires. Dans chaque lobe péristomien pénètre un diverticule du canal circulaire, se terminant en cul-de-sac, de sorte que chez une éphyre ce dernier paraît être 8-lobé
(PL 85, fig. 8). En dernier lieu, aux dépens des taenioles, se forment les filaments gastriques, et l’éphyre se transformera finalement, sans une métamorphose véritable, en
une Méduse Acalèphe adulte.
Le développement métagénétique, tel qu’il vient d’être exposé, ne représente pas
toutefois le cas général chez toutes les Méduses Acalèphes. Ainsi, chez Pelagia noctiluca,
il est, pour ainsi dire, direct et peut être qualifié d’hypogénétique. Le stade de scyphistome strobilisant n’existe pas dans son cycle évolutif; sa planule ciliée s’aplatit progressivement, forme un hypostome et ébauche le futur manubrium avec la bouche.
Son péristome se divise en 8 lobes (PL 86, fig. 6, A, B, C), apparaissent ensuite les poches
gastriques et les rudiments des canaux radiaires. Les cils de la planule tombent, et
elle se déplace par des contorsions de son corps; ce dernier s’aplatit de plus en plus
et se transforme en une éphyrule typique, laquelle évoluera en une Méduse adulte.
Chez Chrysaora les planifies nageantes peuvent donner naissance à d’autres planules
avant de se transformer en scyphistomes.
Chez Cotylorhiza le scyphistome peut former, au lieu d’éphyrules, des planules, qui
deviendront de nouveaux scyphistomes. Dans d’autres cas les scyphistomes peuvent
donner naissance, par bourgeonnement, à d’autres scyphistomes, au lieu d’éphyrules,
Les Méduses Acalèphes sont métagénétiques, car il existe dans leur cycle évolutif
l’alternance des générations asexuée et sexuée. En effet, la segmentation de l’œuf par
embolie aboutit à la formation d’une larve nageante, d’une planule bipolaire, ciliée
sur toute sa surface (PL 85, fig. 3), qui se fixe ensuite sur un substratum par son disque
adhésif (dad) et se transforme en un organisme polypoïde, appelé le scyphistome ou
le scyphostome (du mot grec skyphos, coupelle) (PL 85, fig. 4). La partie supérieure du
scyphistome est évasée en une coupe, sans lobes ni rhopalies, à l’apex de laquelle s’élève
un hypostome, entouré à la périphérie de 4, 16 ou 32 tentacules. Sa cavité (PL 85,
fig. 5, arch) est divisée en 4 poches perradiaires par des cloisons, dans les parois desquelles existent les entonnoirs, constitués par des fibres musculaires striées, représentant l’appareil constricteur du scyphistome (PL 85, fig. 5, ent). Pendant longtemps le
scyphistome était interprété comme un polype, mais en réalité, comme le montre la
structure histologique des entonnoirs, c’est une méduse transformée en une larve,
momentanément sessile, se multipliant par voie asexuée, par bourgeonnement. En
effet, par la strobilisation de la partie supérieure de son corps (PL 85, fig. 6), le scyphistome donne naissance aux petites méduses rudimentaires, dites éphyrules (PL 85,
fig. 7), lesquelles, en passant par le stade d’éphyres, deviendront finalement des Méduses
Acalèphes adultes. Le scyphistome est dit monodisque quand se détache de lui une
seule éphyrule; il est polydisque quand se libèrent de lui plusieurs éphyrules à la
fois, qui étaient superposées dans sa partie supérieure comme des soucoupes dans une
pile.
L’éphyrule libérée, dont la sous-ombrelle provient de la dépression buccale du scyphistome et le manubrium de l’hypostome de ce dernier, a, au début, l’aspect d’une
petite méduse rudimentaire, pourvue de tentacules larvaires. Ces tentacules disparaissent ensuite et sont remplacés par 8 lobes aliformes marginaux, qui ne tardent
pas à se subdiviser chacun en 2 lobes secondaires, entre lesquels se différencient les
rhopalies (PL 85, fig. 7). Les cloisons internes, qui séparaient les 4 poches gastriques
et étaient étanches, se percent d’orifices de manière à former un large canal circulaire.
Les septum se réduisent ensuite de plus en plus et se transforment en 4 columelles
interradiaires. Dans chaque lobe péristomien pénètre un diverticule du canal circulaire, se terminant en cul-de-sac, de sorte que chez une éphyre ce dernier paraît être 8-lobé
(PL 85, fig. 8). En dernier lieu, aux dépens des taenioles, se forment les filaments gastriques, et l’éphyre se transformera finalement, sans une métamorphose véritable, en
une Méduse Acalèphe adulte.
Le développement métagénétique, tel qu’il vient d’être exposé, ne représente pas
toutefois le cas général chez toutes les Méduses Acalèphes. Ainsi, chez Pelagia noctiluca,
il est, pour ainsi dire, direct et peut être qualifié d’hypogénétique. Le stade de scyphistome strobilisant n’existe pas dans son cycle évolutif; sa planule ciliée s’aplatit progressivement, forme un hypostome et ébauche le futur manubrium avec la bouche.
Son péristome se divise en 8 lobes (PL 86, fig. 6, A, B, C), apparaissent ensuite les poches
gastriques et les rudiments des canaux radiaires. Les cils de la planule tombent, et
elle se déplace par des contorsions de son corps; ce dernier s’aplatit de plus en plus
et se transforme en une éphyrule typique, laquelle évoluera en une Méduse adulte.
Chez Chrysaora les planifies nageantes peuvent donner naissance à d’autres planules
avant de se transformer en scyphistomes.
Chez Cotylorhiza le scyphistome peut former, au lieu d’éphyrules, des planules, qui
deviendront de nouveaux scyphistomes. Dans d’autres cas les scyphistomes peuvent
donner naissance, par bourgeonnement, à d’autres scyphistomes, au lieu d’éphyrules,
