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ou former, à leurs bases, des bourgeons particuliers, appelés les podocystes, qui
restent longtemps à 1 état latent et évoluent ensuite en scyphistomes de taille réduite.
BIOLOGIE
Les Méduses Acalèphes, quoique dépourvues du velum, nagent vigoureusement,
en dehors ou même contre les courants, grâce à la contraction de leur puissant anneau
musculaire, situé dans la sous-ombrelle. Cette nage se fait à reculons, l’apex de l’ombrelle dirigé en avant. Les Méduses sont généralement accompagnées d’un troupeau de
petits Poissons, appartenant principalement aux genres Caranx et Stromateus, lesquels,
en cas d’alerte, se réfugient sous leurs ombrelles et semblent être immunisés contre
les nématocystes des Méduses.
Le mode de nutrition des Méduses Acalèphes présente des variations en rapport avec
la conformation de leurs bouches; elles seront décrites dans la partie systématique.
ÉCOLOGIE
Les Méduses Acalèphes sont généralement de grande taille. Les formes méditerranéennes ne dépassent, toutefois, guère 40 cm de diamètre et leurs tentacules atteignent à peine 1 m de longueur, ce qui est relativement peu en comparaison des formes
de l’Océan Arctique, telles que Cyanea capillata Esch., qui peut avoir jusqu’à 2,5 m
de diamètre et dont les tentacules s’allongent jusqu’à 40 m.
A l’exception des formes aberrantes de l’ordre des Stauroméduses, qui sont sessiles,
les Méduses Acalèphes sont pélagiques et font partie, de l’épiplancton de la haute mer,
surtout dans les régions tropicales. Certaines formes primitives sont abyssales, tandis
qu’une espèce méditerranéenne, Rhizostoma pulmo Agassiz, semble être essentiellement côtière. Les Méduses Acalèphes de haute mer se rencontrent, toutefois, près des
côtes à la fin d’été et en automne, époque de l’année qui correspond, généralement,
avec la période de leur maturité sexuelle. En septembre-octobre on peut obtenir facilement leurs scyphistomes et observer dans le plancton de surface leurs éphyres.
Les espèces méditerranéennes des Méduses Acalèphes sont peu nombreuses, une
douzaine en tout, et elles appartiennent à peu près à tous les ordres.
AFFINITÉS DES MÉDUSES ACALEPHES
Les anciens auteurs, en se basant sur la forme polypoïde du scyphistome et en interprétant mal sa structure, rangeaient les Méduses Acalèphes dans la classe particulière
des Scyphoméduses ou Scyphozoaires et les plaçaient au voisinage des Anthozoaires.
On les considère actuellement comme des Narcoméduses sans velum, fortement évoluées, et on les range parmi les Automéduses, au voisinage de ces dernières.
CLASSIFICATION
La classification des Méduses Acalèphes, formulée pour la première fois par Haeckel,
remaniée depuis à plusieurs reprises, a été mise au point par Mayer (1910). Les Méduses
Acalèphes sont divisées par lui en 2 sous-classes et 5 ordres d’après les caractères qui
sont résumés dans le tableau ci-dessous, inspiré de Mayer et quelque peu modifié.
Dans ce tableau ne figure pas l’ordre des Stauroméduses, dont les 3 genres méditerranéens, parmi lesquels 2 sont insuffisamment connus, sont cotiers, sessiles, et n ont pas
de stades évolutifs planctoniques.
ou former, à leurs bases, des bourgeons particuliers, appelés les podocystes, qui
restent longtemps à 1 état latent et évoluent ensuite en scyphistomes de taille réduite.
BIOLOGIE
Les Méduses Acalèphes, quoique dépourvues du velum, nagent vigoureusement,
en dehors ou même contre les courants, grâce à la contraction de leur puissant anneau
musculaire, situé dans la sous-ombrelle. Cette nage se fait à reculons, l’apex de l’ombrelle dirigé en avant. Les Méduses sont généralement accompagnées d’un troupeau de
petits Poissons, appartenant principalement aux genres Caranx et Stromateus, lesquels,
en cas d’alerte, se réfugient sous leurs ombrelles et semblent être immunisés contre
les nématocystes des Méduses.
Le mode de nutrition des Méduses Acalèphes présente des variations en rapport avec
la conformation de leurs bouches; elles seront décrites dans la partie systématique.
ÉCOLOGIE
Les Méduses Acalèphes sont généralement de grande taille. Les formes méditerranéennes ne dépassent, toutefois, guère 40 cm de diamètre et leurs tentacules atteignent à peine 1 m de longueur, ce qui est relativement peu en comparaison des formes
de l’Océan Arctique, telles que Cyanea capillata Esch., qui peut avoir jusqu’à 2,5 m
de diamètre et dont les tentacules s’allongent jusqu’à 40 m.
A l’exception des formes aberrantes de l’ordre des Stauroméduses, qui sont sessiles,
les Méduses Acalèphes sont pélagiques et font partie, de l’épiplancton de la haute mer,
surtout dans les régions tropicales. Certaines formes primitives sont abyssales, tandis
qu’une espèce méditerranéenne, Rhizostoma pulmo Agassiz, semble être essentiellement côtière. Les Méduses Acalèphes de haute mer se rencontrent, toutefois, près des
côtes à la fin d’été et en automne, époque de l’année qui correspond, généralement,
avec la période de leur maturité sexuelle. En septembre-octobre on peut obtenir facilement leurs scyphistomes et observer dans le plancton de surface leurs éphyres.
Les espèces méditerranéennes des Méduses Acalèphes sont peu nombreuses, une
douzaine en tout, et elles appartiennent à peu près à tous les ordres.
AFFINITÉS DES MÉDUSES ACALEPHES
Les anciens auteurs, en se basant sur la forme polypoïde du scyphistome et en interprétant mal sa structure, rangeaient les Méduses Acalèphes dans la classe particulière
des Scyphoméduses ou Scyphozoaires et les plaçaient au voisinage des Anthozoaires.
On les considère actuellement comme des Narcoméduses sans velum, fortement évoluées, et on les range parmi les Automéduses, au voisinage de ces dernières.
CLASSIFICATION
La classification des Méduses Acalèphes, formulée pour la première fois par Haeckel,
remaniée depuis à plusieurs reprises, a été mise au point par Mayer (1910). Les Méduses
Acalèphes sont divisées par lui en 2 sous-classes et 5 ordres d’après les caractères qui
sont résumés dans le tableau ci-dessous, inspiré de Mayer et quelque peu modifié.
Dans ce tableau ne figure pas l’ordre des Stauroméduses, dont les 3 genres méditerranéens, parmi lesquels 2 sont insuffisamment connus, sont cotiers, sessiles, et n ont pas
de stades évolutifs planctoniques.
