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ces dernières ne sont attachées à la paroi sous-ombrellaire que par leurs extrémités;
leurs parties centrales restent libres. Le long du bord interne des taenioles et des colin
melles existent 2 rangées parallèles de filaments, faisant saillie dans la cavité gastrique;
désignés sous les noms de digitelles, de phacelles ou, simplement, de filaments gastriques (fg). Recouverts d’endoderme, ils portent des cellules glandulaires digestives et
des nématoblastes ; leur fonction consiste à achever de tuer les proies, avalées par la
Méduse.
Système nerveux. — Il comprend 2 parties : une centralisée et uné diffuse. La première forme autant de centres nerveux qu’il y a de rhopalies, tandis que la deuxième
est représentée par un plexus, constitué par des fibres et par des cellules nerveuses.
Le système nerveux des Méduses Acalèphes est essentiellement moteur et se trouve
toujours en dehors de l’assise musculaire.
Système musculaire. — La musculature est représentée par des fibres musculaires,
dont certaines sont dispersées isolément dans la mésoglée, en lui assurant ainsi une
certaine rigidité, tandis que les autres sont assemblées en 2 muscles principaux : un
annulaire et un longitudinal radiaire, localisés tous les deux dans la sous-ombrelle.
Le muscle annulaire remplace, physiologiquement, le velum absent, resserre la cavité
sous-ombrellaire, en chasse l’eau, et détermine, par une sorte de pulsation, la progression de la Méduse par un effet de recul. Le muscle radiaire est divisé en 8 faisceaux
deltoïdes, 4 perradiaires et 4 interradiaires. D’autres fibres musculaires existent, en
outre, le long du manubrium et des appendices de la bouche.
Gonades. — Dans les rayons interradiaires de l’ombrelle existent 4 sacs, appelés
les saccules sous-ombrellaires (PI. 85, fig. 1, sso), les poches subgénitales ou poches
respiratoires. Ce dernier nom leur a été donné du fait que par la contraction de leurs
parois très minces, elles renouvellent continuellement l’eau, qui pénètre dans leur
intérieur et qui s’écoule ensuite par des orifices très évasés, situés au fond, et passe
finalement dans la cavité sous-ombrellaire. A leur plafond, séparées par une mince
membrane, on aperçoit, par transparence, les 4 gonades en fer à cheval, situées dans la
cavité endodermique, adjacente aux poches. Elles sont d’origine endodermique, et
leurs produits génitaux mûrs tombent dans les chambres radiaires et sont expulsés,
généralement, à l’extérieur par la bouche. A l’exception de Chrysaora et de quelques
Rhizostomes, les sexes sont séparés chez les Méduses Acalèphes.
L’organisation d’une Méduse Acalèphe hypothétique, telle qu’elle vient d’être décrite,
est susceptible de subir, en réalité, de nombreuses variations qui intéressent la forme
de l’ombrelle, le bord marginal, les tentacules, les rhopalies, la bouche et ses appendices, l’agencement de l’appareil gastro-vasculaire et, en particulier, les septum interradiaires de la cavité stomacale. Toutes ces variations, caractéristiques des ordres et
des genres, seront signalées au cours de l’exposé de la classification des Méduses Acalèphes.
DÉVELOPPEMENT
Chez la majorité des Méduses Acalèphes les œufs sont expulsés à l’extérieur et se
développent dans la mer. On connaît cependant quelques exceptions à cette règle.
Ainsi, chez Aurellia, les œufs sont retenus entre les franges des bras buccaux et évoluent
dans cette sorte de chambre incubatrice. Chez Charybdea l’œuf se développe dans la
cavité gastro-vasculaire et est émis à l’extérieur à l’état d’une larve nageante. Enfin;
Chrysaora est vivipare, et l’évolution de ses œufs a lieu dans les ovaires.
ces dernières ne sont attachées à la paroi sous-ombrellaire que par leurs extrémités;
leurs parties centrales restent libres. Le long du bord interne des taenioles et des colin
melles existent 2 rangées parallèles de filaments, faisant saillie dans la cavité gastrique;
désignés sous les noms de digitelles, de phacelles ou, simplement, de filaments gastriques (fg). Recouverts d’endoderme, ils portent des cellules glandulaires digestives et
des nématoblastes ; leur fonction consiste à achever de tuer les proies, avalées par la
Méduse.
Système nerveux. — Il comprend 2 parties : une centralisée et uné diffuse. La première forme autant de centres nerveux qu’il y a de rhopalies, tandis que la deuxième
est représentée par un plexus, constitué par des fibres et par des cellules nerveuses.
Le système nerveux des Méduses Acalèphes est essentiellement moteur et se trouve
toujours en dehors de l’assise musculaire.
Système musculaire. — La musculature est représentée par des fibres musculaires,
dont certaines sont dispersées isolément dans la mésoglée, en lui assurant ainsi une
certaine rigidité, tandis que les autres sont assemblées en 2 muscles principaux : un
annulaire et un longitudinal radiaire, localisés tous les deux dans la sous-ombrelle.
Le muscle annulaire remplace, physiologiquement, le velum absent, resserre la cavité
sous-ombrellaire, en chasse l’eau, et détermine, par une sorte de pulsation, la progression de la Méduse par un effet de recul. Le muscle radiaire est divisé en 8 faisceaux
deltoïdes, 4 perradiaires et 4 interradiaires. D’autres fibres musculaires existent, en
outre, le long du manubrium et des appendices de la bouche.
Gonades. — Dans les rayons interradiaires de l’ombrelle existent 4 sacs, appelés
les saccules sous-ombrellaires (PI. 85, fig. 1, sso), les poches subgénitales ou poches
respiratoires. Ce dernier nom leur a été donné du fait que par la contraction de leurs
parois très minces, elles renouvellent continuellement l’eau, qui pénètre dans leur
intérieur et qui s’écoule ensuite par des orifices très évasés, situés au fond, et passe
finalement dans la cavité sous-ombrellaire. A leur plafond, séparées par une mince
membrane, on aperçoit, par transparence, les 4 gonades en fer à cheval, situées dans la
cavité endodermique, adjacente aux poches. Elles sont d’origine endodermique, et
leurs produits génitaux mûrs tombent dans les chambres radiaires et sont expulsés,
généralement, à l’extérieur par la bouche. A l’exception de Chrysaora et de quelques
Rhizostomes, les sexes sont séparés chez les Méduses Acalèphes.
L’organisation d’une Méduse Acalèphe hypothétique, telle qu’elle vient d’être décrite,
est susceptible de subir, en réalité, de nombreuses variations qui intéressent la forme
de l’ombrelle, le bord marginal, les tentacules, les rhopalies, la bouche et ses appendices, l’agencement de l’appareil gastro-vasculaire et, en particulier, les septum interradiaires de la cavité stomacale. Toutes ces variations, caractéristiques des ordres et
des genres, seront signalées au cours de l’exposé de la classification des Méduses Acalèphes.
DÉVELOPPEMENT
Chez la majorité des Méduses Acalèphes les œufs sont expulsés à l’extérieur et se
développent dans la mer. On connaît cependant quelques exceptions à cette règle.
Ainsi, chez Aurellia, les œufs sont retenus entre les franges des bras buccaux et évoluent
dans cette sorte de chambre incubatrice. Chez Charybdea l’œuf se développe dans la
cavité gastro-vasculaire et est émis à l’extérieur à l’état d’une larve nageante. Enfin;
Chrysaora est vivipare, et l’évolution de ses œufs a lieu dans les ovaires.
