— 374 —
avec un fil de soie, et on l’introduit soit directement dans le bocal de collections, soit,
de préférence, dans un tube en verre, dont on bouchera plus tard 1 orifice pai, un tampon
de coton. La conservation peut se faire soit dans le Formol à 5 %, soit dans 1 alcool a 70°
après une déshydratation lente, d’environ 8 jours; la déshydratation plus rapide provoque inévitablement la formation de bulles d air dans les cloches natatoires, qu il
est impossible d’éliminer par la suite.
On peut essayer de fixer les Halistemmes et les Agalmes sans anesthésie préalable.
Le procédé suivant nous a donné, quelquefois, des résultats assez satisfaisants. Après
avoir attaché les Siphonophores par leur pneumatophore avec un fil de soie, on les
introduit, sous l’eau, dans un grand tube de verre, qu’on bouche avec un tampon de
coton bien tassé, et on place l’extrémité bouchée du tube, sous l’angle de 30° environ,
dans le Formol neutre à 6-8 %. Le Formol pénètre, par capillarité, à travers le coton,
dans le tube et fixe, au bout d’une heure environ, le Siphonophore en assez bon état
d’extension. La conservation et le montage se font de la même manière, comme il a
été indiqué plus haut.
Les procédés de préparation des Siphonophores, exposés plus haut, ont été élaborés
par nous à la Station Zoologique de Villefranche-sur-Mer, et nous ont donné, toujours,
avec un peu de pratique, des résultats satisfaisants. Parmi les diverses techniques,
proposées par les anciens auteurs, seule, la méthode de Bedot (1896) peut être retenue,
malgré certains inconvénients. Elle consiste à plonger les Siphonophores, tels que Forskalia ou Halistemma, sans les exposer à l’air, dans une quantité d’eau de mer aussi
réduite que possible, et attendre qu’ils s’étendent parfaitement; à ce moment on verse
sur eux, brusquement, la solution de sulfate de cuivre dans l’eau distillée à 15-20 %,
dont la quantité doit être 10 fois plus grande que celle d’eau de mer. Au bout de 510 minutes on ajoute quelques gouttes d’acide nitrique ou acétique, afin d’éviter la
formation d’un précipité. La fixation demande de 4 à 6 heures. On peut conserver
ensuite les Siphonophores soit dans le Formol à 5 %, soit dans l’alcool à 90°, avec le
passage par les alcools plus faibles pendant au moins 15 jours. Le procédé de Bedot
présente, toutefois, 2 inconvénients. Tout d’abord toutes les cloches natatoires restent
rarement sur le nectosome au moment de la fixation par le sulfate de cuivre; ensuite,
le Siphonophore, fixé par ce procédé, devient opaque et prend une teinte verdâtre
assez déplaisante, due à l’imprégnation des éléments de la colonie par le sulfate de
cuivre.
Ouvrages à consulter
1937. Bigelow, H.-B. et M. Sears. — Siphonophora. — Report Danish Oceanogr. Exped. 1908-1910 to the
Mediterranean and Adjacent Seas., Biology, T. 2, H. 2.
1946. Garstang, W.
The Morphology and Relation of the Siphonophora. Quart. Journ. Mier. Sc., London, Vol. 87, N” 2.
193o. Leloup, E.
Les Siphonophores de la Rade de Villefranche-sur-Mer (Alpes-Maritimes, France). —
Bull. Mus. R. Hist. Nat. Belgique, T. 11, N° 31.
1954. Leloup, E. — A propos des Siphonophores. — Vol. Jubil. Victor Van Straelen, T. II.
1925. Moser, F. — Die Siphonophoren des deutschen Süd-Polar Expedition 1901-1903. — Ergebn. Deutsch.
Süd-Polar. Exped. Zool., T. 9.
1954. Totton, A.-K.
Siphonophora of the Indian Ocean together with Systematic and Biological Notes
on related Specimens from other Oceans. —Discovery Reports, Vol. 27.
Précédent

- 375/590

Suivant