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g. Vogtia Kôlliker, dont on a décrit 4 espèces : glabra Bigelow (Pl. 80, fig. 7);
spinosa Kôlliker; pentacantha Kôlliker; serrata Moser.
Les espèces de Vogtia sont bathypélagiques, très rares à la surface; leur développement est inconnu, à l’exception d’une post-larve de V. glabra, trouvée par nous à Villefranche et décrite par Totton (1954) (PI. 80, fig. 8). Les diagnoses des 3 autres espèces
doivent être précisées. Actuellement les caractères spécifiques distinctifs sont basés
sur la forme plus ou moins anguleuse, avec pointe apicale, de leurs cloches, qui peuvent
avoir des proéminences ou tubercules sur les faces ou sur les angles, ces derniers pouvant être finement dentelés chez V. serrata.
Fam. des Prayidae Kôlliker. Les colonies des représentants de cette famille peuvent
dépasser 1 m en extension. Leur nectosome est constitué par 2 cloches globuleuses,
volumineuses, à peu près de la même grandeur et semblables entre elles, lesquelles sont
adjacentes, sub-opposées ou opposées. Elles sont, toutes les 2, morphogénétiquement,
inférieures, car elles sont néoformées et remplacent, à tour de rôle, la première cloche
larvaire, morphologiquement supérieure, caduque et dont il ne subsiste que son oléocyste. Les cloches sont soumises à un renouvellement continuel pendant la durée de la
vie du Siphonophore, mais ce dernier se fait de manière qu’il n’existe jamais dans la
colonie plus de 2 cloches à la fois. La première cloche de remplacement se forme, par
bourgeonnement, au-dessous de l’oléocyste de la cloche larvaire, en avant de la zone
de bourgeonnement des cormidies, sur le pédoncule allongé du gastrozoïde primaire.
Le pédoncule de la cloche néoformée s’allonge et à sa base naît la deuxième cloche natatoire, laquelle prendra ainsi, au début, la place supérieure par rapport à la première
cloche néoformée. La cloche larvaire tombe à ce moment, en laissant subsister son oléocyste, et la colonie aura ainsi 2 cloches sub-opposées néoformées, la cloche supérieure
étant la deuxième cloche néoformée, plus jeune, et l’inférieure, la première néoformée,
plus âgée. Le renouvellement des cloches se poursuit ensuite de la même manière pour
toutes les autres cloches, qui se formeront au fur et à mesure du vieillissement et de
l’usure des anciennes. Les canaux des cloches natatoires (PI. 81, fig. 2, 5) peuvent avoir
un trajet simple ou faire des circonvolutions compliquées, suivant les genres et les
espèces. Les cloches sont creusées d’une gouttière ouverte, représentant l’hydroecie,
dans laquelle peut se contracter en entier le stolon de petites colonies (PI. 81, fig. 1).
Les cormidies (PI. 81, fig. 3), assez rapprochées les unes des autres sur le stolon, paraissent globuleuses par suite de l’existence chez elles des bractées renflées en forme de
casque, pourvues d’un oléocyste, désignées sous le nom de phyllocystes, ainsi que des
cloches médusoïdes particulières, dont le rôle consiste à faciliter la flottaison de la
colonie.
Les colonies sont hermaphrodites et, d’après la conception classique, leur reproduction sexuée se ferait par l’intermédiaire des eudoxies; toutefois la libération de ces
dernières doit se faire tardivement, étant donné que chez la forme la plus commune
de cette famille, Rosacea cymbiformis, il n’est pas rare d’observer l’émission des spermatozoïdes mûrs directement dans la mer, le gonozoïde mâle restant encore attaché
au stolon.
D’après Totton (1954), qui a fait un essai de révision de la systématique de cette
famille, dont la synonymie est particulièrement embrouillée, il existerait dans la Méditerranée 6 espèces, appartenant aux 4 genres. Parmi elles une forme, décrite par C.
Vogt à Villefranche sous le nom de Praya diphyes, est mal définie et son nom générique
exact n’est pas encore établi avec certitude. 2 autres genres, Amphicaryon et Necto23 —
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