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méditerranéennes est assez délicate et exige l’etude des cloches natatoires et des bractées à l’aide de colorants appropriés.
Fam. des Apolemiidae Brandt. Elle est représentée en Méditerranée par un seul
genre :
g. Apolemia Huxley et son espèce uoaria Lamarck (PI. 79, fig. 6). Apolemia
est le plus grand Siphonophore méditerranéen, car la longueur de ses colonies en extension oscille entre 10 et 20 mètres. On la reconnaît facilement à cause de la couleur blanchâtre de ses cormidies, ayant l’apparence de tampons de laine (« lana », des pêcheurs
italiens). Le pneumatophore est peu apparent; les cloches natatoires, insérées sur le
nectosome en 2 séries longitudinales, portent, implantés sur leurs pédicules, de longs
dactylozoïdes étroits, ayant l’aspect de palpacules, fait unique chez les Siphonophores
Physonectes. Les cormidies sont disposées sur le stolon en verticilles, espacées entre
elles par de grands espaces internodaux nus. Elles apparaissent comme de véritables
complexes, car elles sont constituées par 3-4, ou plus, gastrozoïdes, 20-40, ou plus,
dactylozoïdes, 20-40 bractées et de nombreux filaments pêcheurs. Ces derniers sont
simples, sans tentilles, les nématocystes étant enfouis dans l’épaisseur de leurs parois.
Les colonies sont dioïques, toutes les cormidies de la colonie étant du même sexe. Les
blastostyles, portant les bourgeons médusoïdes sessiles, sont groupés en faisceaux.
ORDRE DES CALYCOPHORES OU DES CALYCOPHORIDES
Les caractères essentiels des représentants de cet ordre, l’absence des pneumatophores, la présence des oléocystes, le nombre de cloches natatoires généralement réduit
à une ou deux dans la colonie adulte, exceptionnellement plus élevé dans une famille,
le mode de leur reproduction sexuée qui se fait, le plus souvent, par l’intermédiaire des
eudoxies, ont été déjà indiqués dans la partie descriptive. D’après le nombre de cloches
on divise les Calycophores en 2 sous-ordres : les Polynectes et les Mononectes.
Sous-ordre des Polynectes :
4 familles de ce sous-ordre sont représentées dans la Méditerranée.
Fam. des Hippopodiidae Kôlliker. Les colonies des Hippopodiides ont une apparence particulière (PI. 80, fig. 1) ; elles sont globuleuses, de 4 à 5 ctm de long, et sont
constituées par de nombreuses cloches natatoires, arrondies et lisses, ou anguleuses,
pentagonales, avec des protubérances, disposées en 2 séries longitudinales. Les cloches
sont soumises a un renouvellement continuel, les nouvelles se formant, par bourgeonnement, sur un petit nectosome accessoire, simple diverticule du stolon (PI. 80, fig. 2, zbn).
Les cloches les premières formées sont refoulées ensuite vers le bas de la colonie et
deviennent caduques au fur et à mesure de leur vieillissement. Le stolon, court et tordu
spiralement, peut se retirer entièrement entre les cloches dans une hydroecie primitive,
longue et ouverte. Les cormidies dioïques sont sans boucliers; les gonophores, simples,
sont disposés en grappes. La reproduction sexuée se fait, contrairement à ce qui a
heu chez les autres Calycophorides, par l’intermédiaire de bourgeons médusoïdes
sessiles, émettant directement dans la mer leurs produits génitaux, mûris sur place.
Les œufs évoluent en larves (PI. 80, fig. 15, 6), présentant une certaine ressemblance
avec celles des Cystonectes.
La famille est représentée dans la Méditerranée par 2 genres.
g. Hippopodius (Qu. et G.) Kôlliker, avec l’unique espèce hippopus Forskal
(PI. 80, fig. 1-6), chez laquelle les cloches sont arrondies et lisses, sans pointe apicale.
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