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cystiques (PL 77, fig. 3). Entre les gastrozoïdes et les dactylozoïdes périphériques sont
implantés, en cercles concentriques ou spiralés, les gonophores bifurqués, les gonozoïdes
femelles se trouvant au-dessus des mâles. Les divers éléments de la colonie, et notamment les filaments pêcheurs, peuvent se rétracter entièrement sous la protection des
dactylozoïdes périphériques.
ii. Tribu des Macrostèles. Siphosome en forme de tige allongée.
Fam. des Forskaliidae Haeckel. Les représentants de cette famille, considérée
comme la moins évoluée, parmi les Physonectes Macrostèles, constituent de grandes
colonies, pouvant atteindre et dépasser largement 10, parfois même 20 mètres, en état
d’extension. Leur nectosome est fortement développé, les cloches natatoires sont disposées en plusieurs, jusqu’à 12, séries longitudinales, plus ou moins spiralées. Le pneumatophore, peu apparent, est sans pore apical. Les cormidies, très complexes et polymorphes, sont dissemblables; elles sont portées par de longs pédoncules et protégées
par de nombreuses bractées foliacées. Les filaments pêcheurs sont ramifiés, et leurs
tentilles ne sont pas enveloppées d’un involucre. La reproduction sexuée se fait par
l’intermédiaire de bourgeons sessiles, situés sur les gonophores pédonculés.
1 seul genre de cette famille se rencontre dans la Méditerranée, dont on a décrit
3 espèces, mal définies à l’heure actuelle.
g. Forskalia Kôlliker, avec les espèces : contorta Milne Edwards (PL 79, fig. 7-9) ;
edwardsi Kôllik. (PL 79, fig. 10-12), qui est, peut-être, synonyme de contorta; formosa
Kef. et Ehl. (= leuckarti Bedot?).
Fam. des Agalmidae Brandt. Les colonies des Agalmides sont de longueur moyenne,
ne dépassant pas 1 mètre en état d’extension. Leurs cloches natatoires (PL 78, fig. 1-4,
8, 9; PL 79, fig. 1, 2), de forme polyédrique, sont disposées en 2 séries longitudinales
droites. Leurs cormidies, non pédonculées, sont complexes, polymorphes, pourvues de
nombreuses bractées, et ne sont jamais verticillées sur le stolon. Les filaments pêcheurs
sont ramifiés ; les tentilles se prolongent au-dessus des renflements nématocystiques
terminaux par 1, 2 ou 3 filaments fins, courts, enveloppés ou non d’un involucre (PL 77,
fig. 8; PL 78, fig. 7; PL 79, fig. 5). La reproduction sexuée se fait par l’intermédiaire
de bourgeons médusoïdes sessiles. Le développement larvaire chez un genre (Agalma)
comporte les stades initiaux avec boucliers (PL 78, fig. 11, 12). La famille est représentée dans la Méditerranée par 3 genres et 5 espèces, mais la synonymie de certaines
formes est confuse et très embrouillée. Les caractères spécifiques distinctifs sont assez
subtils et ont trait principalement à la forme des cloches natatoires, à celle des bractées
et de leurs canaux, ainsi qu’à la conformation des tentilles.
g. Halistemma (Belle Chiaje), dont l’espèce rubra Vogt (PL 77, fig. 6-8; PL 78,
fig. 1, 2), est caractérisée par la présence du pore apical du pneumatophore et par ses
tentilles unicornes, non enveloppées d’un involucre.
g. Nanomia (Agassiz), l’espèce bijuga (Delle Chiaje) (PL 78, fig. 3-7; PL 75,
fig. 7, 8), caractérisée par les tentilles de ses filaments pêcheurs tricornes, entourées
d’un involucre.
g. Agalma Eschscholtz, avec 2 espèces : elegans Sars (PL 78, fig. 9-12); okeni
Esch. (PL 79, fig. 1-5).
Par leur conformation, les 2 espèces de ce genre ressemblent au genre Halistemma,
mais s’en distinguent par la structure de leurs cloches natatoires et par leurs tentilles
bicornes ou tricornes, enveloppées d’un involucre. La discrimination des 2 espèces
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