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dans une seule famille, constitué par de nombreuses cloches natatoires, disposées en
deux, ou plusieurs, séries longitudinales, droites ou plus ou moins fortement spiralées;
leur siphosome peut être soit en forme de tige, de longueur variable, parfois très
grande, chez les formes appartenant à la tribu des Macrostèles, soit être réduit ou
transformé en un plateau vésiculeux chez celles de la tribu des Brachystèles. Leurs
cormidies, verticillées sur le stolon chez une seule famille, sont généralement polymorphes et complexes, avec de nombreuses bractées, de forme diverse. Les filaments
pêcheurs, rarement simples, sont généralement ramifiés et leurs tentilles sont de conformation diverse. La reproduction se fait par l’intermédiaire de bourgeons médusoïdes
sessiles, implantés sur les bastostyles ou les gonophores, souvent réunis en grappes;
les produits génitaux, mûris sur place, sont émis directement dans la mer. Les colonies
entières peuvent être monoïques ou dioïques, mais souvent la séparation des sexes se
fait seulement dans les cormidies, qui peuvent être ainsi soit mâles, soit femelles.
Les Physonectes sont représentés dans la Méditerranée par 5 familles, réparties
entre 2 tribus.
i. Tribu des Brachystèles. Le siphosome n’a pas la forme d’une tige.
Fam. des Athorybiadae Huxley est représentée dans la Méditerranée par
1 seul genre :
g. Athorybia Eschscholtz avec l’espèce rosacea (Forskal) (PI. 77, fig. 1). C’est
une forme de haute mer, très rare près des côtes métropolitaines, dont un exemplaire,
le plus complet de tous ceux connus jusqu’à présent d’après Totton (1954), qui l’avait
étudié, a été capturé à Villefranche, à la surface, en mai 1950. Les stades jeunes AAthorybia sont constitués par un pneumatophore ovoïde, relié par un pédoncule au gastrozoïde primaire, dont la partie ventrale est couverte de bractées lamelleuses, et qui porte
3-4 gastrozoïdes secondaires. Il existe une couronne de bractées, attachées au pédoncule du pneumatophore, au-dessus de laquelle se trouve une autre couronne de 6 dactylozoïdes larges, pourvus de palpacules simples. Aux stades plus âgés, apparaissent
d’autres gastrozoïdes, situés en haut, du côté droit. Après leur apparition, Athorybia
bascule sur le côté droit de telle sorte que l’apex de son pneumatophore est presque recouvert par son pédoncule. Les gonophores pédonculés naissent de 2 côtés, à droite et à
gauche, et sont accompagnés de 5-6 dactylozoïdes latéraux. Par son organisation Athorybia présente la conformation d’une larve néoténique et se rapproche ainsi d’un côté
des Cystonectes Physalies, et de l’autre de Physophora, un autre Siphonophore Physonecte Brachystèle, en rappelant en même temps la larve de Nanomia bijuga, qui est,
lui, un Physonecte Macrostèle.
Fam. des Physophoridae Eschscholtz. Un seul genre de cette famille est connu
dans la Méditerranée :
g. Physophora Forskal et son unique espèce hydrostatica Forskal (PI. 77, fig. 2-5).
La colonie est de petite taille, de 10 à 15 ctm de long. Son pneumatophore est très
apparent, sans pore apical, mais, d’après Leloup, avec un orifice excréteur latéral
basal, muni d’un sphincter. Le nectosome se compose de nombreuses cloches natatoires (PI. 77, fig. 4), disposées en 2 séries longitudinales. Le siphosome, raccourci en
un plateau vésiculeux au-dessous du nectosome, est bordé à la périphérie par 2 cercles
de dactylozoïdes, colorés en rose ou rouge-orange, les extérieurs étant plus longs que
les intérieurs. Dans la partie centrale du plateau siphosomien sont situés, en cercles
concentriques, les gastrozoïdes, dont les filaments pêcheurs sont ramifiés. Les extrémités des tentilles sont enveloppées d’un involucre, entourant les boutons némato-
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