— 354 —
pyramis, ce dernier monophyide évolutif, n’ont été signalés qu exceptionnellement
dans des pêches profondes, au-delà de 500 m, du « Thor ». On n’aura guère l’occasion
de les rencontrer dans le plancton ordinaire, et ils ne présentent d intérêt que pour
les spécialistes. Nous ne retiendrons, en conséquence, dans cette famille, encore mal
définie, que 2 genres.
g. Rosacea (Qu. et G.) Bigelow, avec 2 espèces : cymbiformis (Delle Chiaje)
(PI. 81, fig. 1-5), la plus commune; plicata (Qu. et G.) (PL 81, fig. 6).
g. Lilyopsis Chun, l’espèce rosea Chun (Pl. 81, fig. 6), rare à la surface.
Fam. des Diphyidae Eschscholtz. Les colonies des Diphyides sont de taille diverse;
le plus souvent elles sont petites, de 2-3 ctm de long seulement, et chez un seul genre,
Sulculeolaria, elles peuvent atteindre, en extension, 1 mètre. Elles sont constituées,
normalement, par 1 cloche natatoire supérieure et 1 inférieure, semblables ou non
entre elles, et plus ou moins exactement superposées. La valeur morphogénétique
des cloches de la colonie varie suivant les formes. La cloche supérieure est, parfois,
d’origine larvaire et peut devenir permanente; mais, le plus souvent, elle est caduque
et elle est remplacée par une cloche néoformée, laquelle, généralement, devient ensuite
permanente. Certaines formes de cette famille se contentent de cette substitution de
la cloche larvaire; leur activité de bourgeonnement nectosomien s’arrête, et elles deviennent, pour le restant de leur vie, monophyides évolutives (PI. 83, fig. 1, 4). Mais dans
la majorité des cas, après le remplacement de la cloche larvaire supérieure, d’autres
cloches se forment par bourgeonnement; elles deviennent inférieures et sont remplacées
au fur et à mesure du vieillissement des cloches précédemment formées. Pourvues ou
non d’oléocystes, elles naissent, à tour de rôle, sur la base du pédoncule de la cloche
inférieure précédente, et la cadence de leur formation est subordonnée, généralement,
à la présence simultanée seulement de 2 cloches dans la colonie adulte. La zone de bourgeonnement siphosomien est localisée dans la partie supérieure du stolon. Les cormidies
sont simples, sans dactylozoïdes, eudoxiformes, la reproduction sexuée, à l’exception
d’une seule sous-famille, se faisant par l’intermédiaire des eudoxies, libérables à l’état
encore immature.
D’après la forme et l’agencement des cloches natatoires, la famille des Diphyidae
est divisée en 3 sous-familles, dont 2 sont largement représentées dans la Méditerranée.
Sous-famille des Sulculeolariinae. Les colonies des représentants de cette sous-famille
sont exceptionnellement grandes, puisqu’elles peuvent dépasser 1 mètre de long en état
d’extension. Normalement, la colonie se compose de 2 cloches superposées, une supérieure conique, avec une hydroecie réduite ou nulle, et une inférieure, dépourvue souvent d’oléocyste, à peu près semblable à la cloche supérieure, toutes les 2 néoformées,
en suivant le processus indiqué plus haut (PL 76, fig. 11, 12, 13). Toutefois, on capture
parfois des colonies, chez lesquelles existent, à la fois, 1, 2 ou même 3, cloches natatoires inférieures néoformées ; elles ont dû se former prématurément et à une cadence
très rapide, avant la chute des cloches formées précédemment. Les colonies sont dioïques, mais le mode de leur reproduction sexuée est encore mal défini et se ferait, d’après
certains auteurs, par l’intermédiaire de bourgeons médusoïdes sessiles; toutefois
cette interprétation doit être confirmée par de nouvelles recherches.
La sous-famille est représentée dans la Méditerranée par 1 seul genre.
g. Sulculeolaria Blainville ( — Galeolaria, =• Galettd Stechow). Les caractères
des espèces sont assez difficiles à formuler, la discrimination spécifique étant basée
principalement sur la présence ou l’absence des dents, ainsi que sur la forme de la lamelle
Précédent

- 355/590

Suivant