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gonum, appartenant à la sous-famille des Abylopsinae, sont bathypélagiques et ne se
rencontrent à la surface qu’accidentellement, apres un fort mistral ou les tempetes
des équinoxes. Les jeunes colonies des Calycophores Prayidae et des Physonectes ne se
montrent à la surface que pendant la saison froide, d’octobre en avril. Ils habitent,
de préférence, la haute mer et sont amenés près des côtes métropolitaines, souvent en
quantités considérables, par les vents du Sud. C’est ainsi qu’on peut observer aux mois
de mai et de juin, flottant à la surface, les colonies de Forskalia, longues de près de
10 mètres et celles d’Apolemia uvaria, dépassant 10-20 mètres en état d’extension. Ces
2 dernières formes apparaissent, parfois, en plein été, en août et septembre, amenées
également par les vents du Sud; toutefois, pendant la saison estivale elles sont moins
nombreuses et leurs colonies sont de taille plus petite.
Il n’est pas sans intérêt de signaler que malgré le caractère extrêmement urticant
des Siphonophores, un Poisson de la famille des Scombriidae, T etragonurus cuvieri
Risso, se nourrit de Forskalies et, en les suivant, s’approche des côtes. Il est ainsi souvent capturé en avril et en mai par les pêcheurs et vendu par eux au marché parmi
les Mulets. Sa chair est fortement toxique pour l’homme et son ingestion provoque
chez lui des troubles gastriques et même des empoisonnements, parfois graves.
PARASITES DES SIPHONOPHORES
Les parasites des Siphonophores, comme d’ailleurs ceux de tous les autres animaux
pélagiques, sont généralement imparfaitement connus par suite de l’impossibilité de
conserver en captivité les hôtes le temps nécessaire pour l’étude du cycle évolutif complet de leurs parasites. C’est ainsi qu’un certain nombre de parasites des Siphonophores
ont été décrits par divers auteurs parfois sans base suffisante pour pouvoir leur assigner une place taxonomique précise.
Rose a signalé l’existence de Ciliés Apostomes, non nommés par lui, à l’intérieur
des gouttelettes d’huile des oléocystes de divers Calycophorides, tels que Abylopsis,
Sulculeolaria, etc. Il n’a pas pu suivre le reste de leur cycle évolutif, qui doit se passer
chez des hôtes intermédiaires, autres que les Siphonophores. D’après les observations,
encore inédites de Cachon, ces Ciliés sont parasités, à leur tour, par un Protiste, voisin
d’Amoebophrya.
Dans la cavité gastro-vasculaire des mêmes Calycophores on trouve souvent un Flagellé, décrit par Poche sous le nom de Trypanophis. Il a été réétudié par Duboscq et
Rose, par Rose seul ensuite, mais une partie de son cycle évolutif reste inconnu.
Un Protiste parasite, désigné sous le nom de Diplomorpha paradoxa Rose et Cachon,
vit à l’état végétatif (trophonte), fixé sur l’ectoderme de divers Calycophores et Physonectes. Son cycle évolutif a été élucidé par Cachon (1953). Pour pouvoir effectuer
sa sporogénèse, Diplomorpha doit être avalée par un gastrozoïde d’une Forskalie ou
d’un Abylopsis. Ses zoospores flagellées du type syndinien permettent de rapprocher
Diplomorpha d’Actinodinium apsteini, Dinoflagellé aberrant, décrit par Chatton et
Hovasse comme parasite des Copépodes du genre Acartia.
Quelques Invertébrés ont été signalés également chez les Siphonophores. Ainsi, à
l’intérieur des cloches natatoires de Hippopodius on trouve souvent les cercaires et les
métacercaires ocellées, Cercaria setifera Monticelli, du Trématode Lepocreadium album
Stossich; les stades larvaires d’Alciopina parasitica, Annelide pélagique, commune à
l’état adulte chez les Cténophores Tentaculifères, tels que Hormiphora, se rencontrent
également assez souvent chez les divers Siphonophores.
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