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CLASSIFICATION
La systématique des Siphonophores n’est pas tout à fait au point actuellement, du
moins en ce qui concerne certains genres et espèces. Dans bien des cas il est difficile
de formuler exactement leurs diagnoses à cause des descriptions souvent contradictoires de divers auteurs successifs, ayant étudié les mêmes formes, le désaccord provenant, d après nous, des causes, indiquées au commencement du chapitre. Une autre
difficulté, parfois inextricable, surgit souvent quand il s’agit d’établir la synonymie
d une espèce d’après les travaux des anciens auteurs, remontant au début du XIXe
siècle, qui contiennent des descriptions très sommaires et pour le moins imprécises.
Dans la partie systématique qui suit seront rappelés ou donnés les caractères généraux des familles de divers ordres des Siphonophores, avec simple indication des genres
et des espèces méditerranéens. Leurs caractères précis seront indiqués dans les tableaux
dichotomiques à la fin du chapitre.
SIPHONOPHORES SIPHONANTES
ORDRE DES CYSTONECTES
Les Cystonectes, dont les caractères essentiels sont : l’existence chez eux d’un pneumatophore soit renflé, simple, soit transformé en un flotteur vésiculé, cloisonné, non
cartilaginoïde ; l’absence des cloches natatoires et la simplicité de leurs cormidies, sont
représentés dans la Méditerranée par 2 formes, appartenant à 2 familles.
Fam. des Rhizophysidae Brandt. A cette famille appartient le genre :
g. Rhizophysa Peron et Lesueur, l’espèce filiformis Forskal (PI. 76, fig. 6, 7, 8).
Les colonies de Rh. fdiformis, de petite taille, sont caractérisées par la présence d’un
pneumatophore (pn) renflé, non cloisonné, surmontant le stolon allongé grêle, sur
lequel sont disposées, largement espacées entre elles, les cormidies. Ces dernières sont
constituées uniquement par un gastrozoïde (g), accompagné de son filament pêcheur
(fp) ramifié. La zone de bourgeonnement des cormidies (zbs) est située immédiatement au-dessous du pneumatophore, presque sur son pédicule. Les tentilles (PI. 76,
fig. 7) du filament pêcheur se terminent par une grosse capitation nématocystique,
entourée de 3 bras ou ramifications, également avec des bourgeons nématocystiques.
A peu près au milieu de l’espace entre 2 cormidies voisines sont situés les blastostyles
ou les gonophores (gon), dont les extrémités distales, renflées et astomes, sont surmontées d’une agglomération de nématocystes, tandis que les bourgeons médusoïdes, les
mâles au-dessous des femelles, sont implantés à leurs bases (PI. 76, fig. 8). Le développement de cette forme, vivant en profondeur, est inconnu.
Fam. des Physaliidae Brandt. Cette famille est représentée dans la Méditerranée
par le genre :
g. Physalia (Linné), dont l’espèce physalis Linné (PI. 76, fig. 1-5), forme essentiellement atlantique, mais qui est assez fréquente près des côtes métropolitaines en
mai-juin, a été décrite comme type de l’ordre des Cystonectes.
ORDRE DES PHYSONECTES OU PHYSOPHORES
Les Siphonophores Physonectes sont caractérisés par l’existence chez eux d’un
pneumatophore, petit et non renflé, percé généralement d’un pore apical, parfois absent,
plus rarement latéral basal; par la présence d’un nectosome, inexistant seulement
CLASSIFICATION
La systématique des Siphonophores n’est pas tout à fait au point actuellement, du
moins en ce qui concerne certains genres et espèces. Dans bien des cas il est difficile
de formuler exactement leurs diagnoses à cause des descriptions souvent contradictoires de divers auteurs successifs, ayant étudié les mêmes formes, le désaccord provenant, d après nous, des causes, indiquées au commencement du chapitre. Une autre
difficulté, parfois inextricable, surgit souvent quand il s’agit d’établir la synonymie
d une espèce d’après les travaux des anciens auteurs, remontant au début du XIXe
siècle, qui contiennent des descriptions très sommaires et pour le moins imprécises.
Dans la partie systématique qui suit seront rappelés ou donnés les caractères généraux des familles de divers ordres des Siphonophores, avec simple indication des genres
et des espèces méditerranéens. Leurs caractères précis seront indiqués dans les tableaux
dichotomiques à la fin du chapitre.
SIPHONOPHORES SIPHONANTES
ORDRE DES CYSTONECTES
Les Cystonectes, dont les caractères essentiels sont : l’existence chez eux d’un pneumatophore soit renflé, simple, soit transformé en un flotteur vésiculé, cloisonné, non
cartilaginoïde ; l’absence des cloches natatoires et la simplicité de leurs cormidies, sont
représentés dans la Méditerranée par 2 formes, appartenant à 2 familles.
Fam. des Rhizophysidae Brandt. A cette famille appartient le genre :
g. Rhizophysa Peron et Lesueur, l’espèce filiformis Forskal (PI. 76, fig. 6, 7, 8).
Les colonies de Rh. fdiformis, de petite taille, sont caractérisées par la présence d’un
pneumatophore (pn) renflé, non cloisonné, surmontant le stolon allongé grêle, sur
lequel sont disposées, largement espacées entre elles, les cormidies. Ces dernières sont
constituées uniquement par un gastrozoïde (g), accompagné de son filament pêcheur
(fp) ramifié. La zone de bourgeonnement des cormidies (zbs) est située immédiatement au-dessous du pneumatophore, presque sur son pédicule. Les tentilles (PI. 76,
fig. 7) du filament pêcheur se terminent par une grosse capitation nématocystique,
entourée de 3 bras ou ramifications, également avec des bourgeons nématocystiques.
A peu près au milieu de l’espace entre 2 cormidies voisines sont situés les blastostyles
ou les gonophores (gon), dont les extrémités distales, renflées et astomes, sont surmontées d’une agglomération de nématocystes, tandis que les bourgeons médusoïdes, les
mâles au-dessous des femelles, sont implantés à leurs bases (PI. 76, fig. 8). Le développement de cette forme, vivant en profondeur, est inconnu.
Fam. des Physaliidae Brandt. Cette famille est représentée dans la Méditerranée
par le genre :
g. Physalia (Linné), dont l’espèce physalis Linné (PI. 76, fig. 1-5), forme essentiellement atlantique, mais qui est assez fréquente près des côtes métropolitaines en
mai-juin, a été décrite comme type de l’ordre des Cystonectes.
ORDRE DES PHYSONECTES OU PHYSOPHORES
Les Siphonophores Physonectes sont caractérisés par l’existence chez eux d’un
pneumatophore, petit et non renflé, percé généralement d’un pore apical, parfois absent,
plus rarement latéral basal; par la présence d’un nectosome, inexistant seulement
