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fig. 11, ecln) et, au-dessous de lui, l’ébauche du filament pêcheur (efp). La partie postérieure de la calyconule se transforme ensuite en gastrozoïde primaire, tandis que sa
partie antérieure, ne formant pas de pneumatophore, dégénère. L’organisation de la
cloche natatoire se poursuivant, le pédoncule du gastrozoïde primaire, qui s’est allongé
pour se mettre en communication avec le pédicule creux, auquel aboutissent les 4 canaux
radiaires de la cloche, forme un diverticule en cul de sac, qui deviendra l’oléocyste.
Au-dessous de l’oléocyste apparaît, sur le stolon, la zone de bourgeonnement cormidien,
qui s’allonge en un stolon creux au fur et à mesure de la formation des cormidies, les
plus âgées devenant les plus éloignées de l’endroit de leur naissance.
Le développement du Sphéronecte, le plus simple, présente chez d’autres Calycophorides diverses complications en corrélation avec l’organisation de leurs colonies;
elles seront décrites dans la partie systématique.
PHYSIOLOGIE DES SIPHONOPHORES
Motilité. — Les Siphonophores Cystonectes, et en particulier les Physalies, dont
le volumineux flotteur des colonies adultes émerge à la surface, flottent passivement
dans la mer au gré des vents et des courants et ne semblent pas être capables d’effectuer des mouvements propres, même ceux de plongée en profondeur. Flottent plus
ou moins passivement, mais sans être émergées, également les grandes colonies des
Physonectes et des Calycophores Prayidae et Sulculeolariinae, ainsi que les Hippopodiidae. Toutefois ils peuvent effectuer également des mouvements propres, plus ou
moins lents, en corrélation avec l’organisation et la longueur de leurs colonies. Leurs
déplacements sont déterminés par les contractions, plus ou moins synchroniques, de
leurs cloches natatoires. Les Physonectes peuvent plonger également en profondeur
en contractant leurs pneumatophores et en expulsant à l’extérieur le gaz, dont sont
remplis ces derniers. Ils remontent vers la surface dès que les pneumatophores se remplissent de nouveau de gaz.
Quant aux petits Calycophores Diphyidae et Abylidae, leur progression est très
rapide et se fait souvent par des bonds saccadés, à la manière des Doliolides. Elle est
due à la contraction de leurs cloches natatoires, soit des 2 à la fois, soit d’une seule, inférieure chez les Abylopsines. La rapidité des déplacements est facilitée par la conformation de leurs cloches supérieures, soit coniques, lisses, soit, le plus souvent, pyramidales avec l’apex pointu.
Nutrition. — La nourriture des Siphonophores consiste en divers éléments planctoniques, ainsi qu’en alevins et même, parfois, en Poissons de petite taille, qu’ils capturent à l’aide de leurs filaments pêcheurs, souvent très longs, dont les tentilles pendent
dans la mer comme des hameçons des lignes flottantes. Ils accrochent les proies
passant à leur portée, les foudroient par la décharge de leurs nématocystes et les ramènent vers la bouche des gastrozoïdes, à l’intérieur desquels a lieu la digestion. On admet
que l’excrétion se fait par l’intermédiaire des dactylozoïdes.
ÉCOLOGIE ET BIOLOGIE
Les Siphonophores Calycophores de petite taille, tels que Sphaeronectes, Muggiaea,
Lensia, Diphyidae et Abylopsinae, ainsi que leurs eudoxies, de même que Hippopodius,
sont très communs dans le plancton de surface côtier pendant toute 1 année. D autres
formes du même ordre, comme Vogtia de la famille des Hippopodiidae, Bassia et Ennea-
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