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de quelques centimètres de long seulement. Leurs cloches sont soumises à un renouvellement constant, les plus anciennes étant refoulées vers le bas de la colonie et les plus
jeunes se trouvant tout près du sommet. Le mode de leur reproduction sexuée est
analogue à celui des Physonectes et se fait par l’intermédiaire de bourgeons médusoïdes, qui restent attachés au stolon après l’émission dans la mer de leurs produits
génitaux mûrs.
Chez les formes de la deuxième série on constate la diminution du nombre de cloches
natatoires, se réduisant normalement, dans les colonies adultes, à 2. Parmi elles on
peut distinguer 2 cas. Chez les unes les 2 cloches, grandes, globuleuses, à peu près semblables entre elles, sont disposées au sommet de la colonie de manière à être adjacentes,
subopposées ou opposées. Dans une colonie adulte toutes les 2 sont néoformées et soumises à un renouvellement continuel au fur et à mesure de leur vieillissement. La reproduction sexuée se ferait chez elles par des eudoxies, mais dont le détachement du stolon
aurait lieu tardivement, puisqu’on peut observer parfois l’émission dans la mer des
produits génitaux mûrs, et notamment des spermatozoïdes, encore pendant que les
eudoxies sont sessiles. À cette définition répondent les représentants de la famille des
Prayidae, qu’on déduit d’ailleurs, phylogénétiquement, des Hippopodiidae.
Chez d’autres formes de cette série les 2 cloches natatoires de la colonie, petites,
semblables ou non entre elles, sont superposées, soit exactement dans le même axe
longitudinal pour les 2 cloches (Abylinae), soit subsuperposées, l’inférieure étant en
retrait plus ou moins prononcé du côté ventral par rapport à la cloche supérieure (Diphyinae, Abylopsinae). Les 2 cloches sont néoformées, mais on admet généralement que la
cloche supérieure, bourgeonnée en remplacement de la cloche larvaire caduque, devient
ensuite permanente; par contre, les cloches inférieures sont soumises à un renouvellement périodique. La reproduction sexuée de ces formes se fait par l’intermédiaire des
eudoxies, qui se détachent du stolon encore immatures. De nombreuses formes de cette
série, appartenant aux diverses familles, sont devenues monophyides, c’est-à-dire que
leur nectosome, dans les colonies adultes, s’est réduit à une seule cloche. Cette dernière
est, le plus souvent, néoformée et a remplacé la cloche larvaire caduque. La formation
de nouvelles cloches s’est arrêtée ensuite, et il n’y a pas eu, en conséquence, de bourgeonnement des cloches inférieures.
Ces formes monophyides, qu’on pourrait appeler évolutives, représentent une sorte
de transition aux formes de la troisième série des Calycophorides, celles qu’on classe
dans le sous-ordre des Mononectes, comprenant une seule famille des Sphaeronectidae.
Chez les représentants de cette famille la colonie adulte ne possède également qu’une
seule cloche natatoire, mais elle est d’origine larvaire et est devenue permanente. Il
n’existe pas de zone de bourgeonnement nectosomien, et la colonie a la conformation
d’un stade larvaire. On considère les Sphaeronectides comme étant néoténiques et
les plus évolués de tous les Calycophorides.
A cause de la simplicité de son organisation on prendra comme type des Calycophorides Sphaeronectes kollikeri Huxley, commun dans le plancton méditerranéen de
surface. La morphologie des autres types des Calycophorides sera décrite, d’une manière
détaillée, dans la partie systématique.
MORPHOLOGIE
La cloche natatoire sphéroïdale du Sphaeronectes a l’aspect médusoïde (PL 76, fig. 9).
Sa partie inférieure est tronquée, la surface de la coupe, bordée à la périphérie par un
velum, correspondant à l’orifice sous-ombrellaire. Sur le pourtour du bord ombrellaire
de quelques centimètres de long seulement. Leurs cloches sont soumises à un renouvellement constant, les plus anciennes étant refoulées vers le bas de la colonie et les plus
jeunes se trouvant tout près du sommet. Le mode de leur reproduction sexuée est
analogue à celui des Physonectes et se fait par l’intermédiaire de bourgeons médusoïdes, qui restent attachés au stolon après l’émission dans la mer de leurs produits
génitaux mûrs.
Chez les formes de la deuxième série on constate la diminution du nombre de cloches
natatoires, se réduisant normalement, dans les colonies adultes, à 2. Parmi elles on
peut distinguer 2 cas. Chez les unes les 2 cloches, grandes, globuleuses, à peu près semblables entre elles, sont disposées au sommet de la colonie de manière à être adjacentes,
subopposées ou opposées. Dans une colonie adulte toutes les 2 sont néoformées et soumises à un renouvellement continuel au fur et à mesure de leur vieillissement. La reproduction sexuée se ferait chez elles par des eudoxies, mais dont le détachement du stolon
aurait lieu tardivement, puisqu’on peut observer parfois l’émission dans la mer des
produits génitaux mûrs, et notamment des spermatozoïdes, encore pendant que les
eudoxies sont sessiles. À cette définition répondent les représentants de la famille des
Prayidae, qu’on déduit d’ailleurs, phylogénétiquement, des Hippopodiidae.
Chez d’autres formes de cette série les 2 cloches natatoires de la colonie, petites,
semblables ou non entre elles, sont superposées, soit exactement dans le même axe
longitudinal pour les 2 cloches (Abylinae), soit subsuperposées, l’inférieure étant en
retrait plus ou moins prononcé du côté ventral par rapport à la cloche supérieure (Diphyinae, Abylopsinae). Les 2 cloches sont néoformées, mais on admet généralement que la
cloche supérieure, bourgeonnée en remplacement de la cloche larvaire caduque, devient
ensuite permanente; par contre, les cloches inférieures sont soumises à un renouvellement périodique. La reproduction sexuée de ces formes se fait par l’intermédiaire des
eudoxies, qui se détachent du stolon encore immatures. De nombreuses formes de cette
série, appartenant aux diverses familles, sont devenues monophyides, c’est-à-dire que
leur nectosome, dans les colonies adultes, s’est réduit à une seule cloche. Cette dernière
est, le plus souvent, néoformée et a remplacé la cloche larvaire caduque. La formation
de nouvelles cloches s’est arrêtée ensuite, et il n’y a pas eu, en conséquence, de bourgeonnement des cloches inférieures.
Ces formes monophyides, qu’on pourrait appeler évolutives, représentent une sorte
de transition aux formes de la troisième série des Calycophorides, celles qu’on classe
dans le sous-ordre des Mononectes, comprenant une seule famille des Sphaeronectidae.
Chez les représentants de cette famille la colonie adulte ne possède également qu’une
seule cloche natatoire, mais elle est d’origine larvaire et est devenue permanente. Il
n’existe pas de zone de bourgeonnement nectosomien, et la colonie a la conformation
d’un stade larvaire. On considère les Sphaeronectides comme étant néoténiques et
les plus évolués de tous les Calycophorides.
A cause de la simplicité de son organisation on prendra comme type des Calycophorides Sphaeronectes kollikeri Huxley, commun dans le plancton méditerranéen de
surface. La morphologie des autres types des Calycophorides sera décrite, d’une manière
détaillée, dans la partie systématique.
MORPHOLOGIE
La cloche natatoire sphéroïdale du Sphaeronectes a l’aspect médusoïde (PL 76, fig. 9).
Sa partie inférieure est tronquée, la surface de la coupe, bordée à la périphérie par un
velum, correspondant à l’orifice sous-ombrellaire. Sur le pourtour du bord ombrellaire
