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première cormidie postérieure, réduite a un gastrozoïde (g), pourvu de son filament
pêcheur larvaire (fpl). Le pneumatophore, dont la partie basale interne est tapissée
d’épiderme sécrétant le gaz, s’étend, en grandissant, jusqu’au gastrozoïde primaire
et finit par se coucher sur le côté. Sur sa face ventrale immergée se forment, par bourgeonnement, les cormidies secondaires, les plus jeunes naissant le plus près de l’apex
du flotteur (PL 76, fig. 4, c). Chaque cormidie se compose (PI. 76, fig. 4, 5) d’un gastrozoïde, d’un dactylozoïde ou cystozoïde astome avec un filament pêcheur simple,
sans tentilles, et d’un gonophore ramifié (gon), implanté sur le pédoncule du dactylozoïde. Parallèlement avec la formation des cormidies secondaires l’intérieur du flotteur se divise par des crêtes ou des cloisons (cr) verticales en 6-8 compartiments, lesquels se subdiviseront ultérieurement en nombreux compartiments secondaires.
Le développement ultérieur consiste en la formation sur les pédicules des cormidies
secondaires d’autres cormidies, dites tertiaires, et ainsi de suite pour les cormidies de
4e, 5e et 6e ordres. Avec l’âge, l’organisation d’une Physalie adulte devient ainsi de plus
en plus touffue et confuse.
En ce qui concerne les organes de reproduction on admet, depuis Haeckel, qu’ils
se forment de la manière suivante. Chaque cormidie, au début de sa formation, bourgeonne 2 gastrozoïdes jumeaux, dont un serait astome, mais pourvu d’un filament
pêcheur, et l’autre aurait une bouche fonctionnelle et n’aurait pas de filament pêcheur.
C’est le gastrozoïde à bouche close qui bourgeonnerait sur son pédoncule un gonophore
ramifié à 5 branches, dont chacune porterait plusieurs petits bastostyles, formant
chacun un certain nombre de bourgeons médusoïdes. On suppose, mais cela n’est pas
prouvé, que les bourgeons femelles se détacheraient ensuite sous forme de petites Anthoméduses (jamais observées), tandis que les bourgeons mâles restent fixés sur leurs
blastostyles et émettent les spermatozoïdes directement dans la mer (1).
A cause de son organisation, rappelant celle des stades larvaires, on considère l’ordre
des Cystonectes comme le plus primitif des Siphonophores Siphonantes.
ORDRE DES CALYCOPHORES
Les représentants de l’ordre des Calycophores, qu’on considère actuellement comme
étant plus évolués que ceux des Cystonectes et des Physonectes, sont dépourvus de
pneumatophores; leurs cloches natatoires, au nombre de 1, 2, ou nombreuses, sont
diversement disposées sur le stolon et sont, généralement, soumises à un renouvellement.
Leurs cormidies sont plus simples que celles des Physonectes, étant dépourvues de
dactylozoïdes ; enfin, leur reproduction sexuée se fait, le plus souvent, par l’intermédiaire des complexes cormidiaux, dits eudoxiformes, ou simplement eudoxies, porteurs
d’organes génitaux, qui se détachent du stolon en entier, mènent une vie indépendante
pendant quelque temps et disséminent, finalement, leurs produits génitaux mûrs dans
la mer.
Les Calycophores sont ainsi très polymorphes au point de vue morphologique; on
peut les classer, néanmoins, en 3 séries principales.
Sont considérés comme les plus primitifs ceux qui, comme les Hippopodiidae, se
présentent sous forme de colonies, constituées par un certain nombre de cloches natatoires, disposées en 2 séries longitudinales et agencées en une sorte de tête globuleuse,
(1) L interprétation des organes de reproduction de Haeckel est certainement erronée; d’après une communication verbale de Totton les Physalies observées par lui aux Iles Canaries en 1955 se montraient dioïques.
première cormidie postérieure, réduite a un gastrozoïde (g), pourvu de son filament
pêcheur larvaire (fpl). Le pneumatophore, dont la partie basale interne est tapissée
d’épiderme sécrétant le gaz, s’étend, en grandissant, jusqu’au gastrozoïde primaire
et finit par se coucher sur le côté. Sur sa face ventrale immergée se forment, par bourgeonnement, les cormidies secondaires, les plus jeunes naissant le plus près de l’apex
du flotteur (PL 76, fig. 4, c). Chaque cormidie se compose (PI. 76, fig. 4, 5) d’un gastrozoïde, d’un dactylozoïde ou cystozoïde astome avec un filament pêcheur simple,
sans tentilles, et d’un gonophore ramifié (gon), implanté sur le pédoncule du dactylozoïde. Parallèlement avec la formation des cormidies secondaires l’intérieur du flotteur se divise par des crêtes ou des cloisons (cr) verticales en 6-8 compartiments, lesquels se subdiviseront ultérieurement en nombreux compartiments secondaires.
Le développement ultérieur consiste en la formation sur les pédicules des cormidies
secondaires d’autres cormidies, dites tertiaires, et ainsi de suite pour les cormidies de
4e, 5e et 6e ordres. Avec l’âge, l’organisation d’une Physalie adulte devient ainsi de plus
en plus touffue et confuse.
En ce qui concerne les organes de reproduction on admet, depuis Haeckel, qu’ils
se forment de la manière suivante. Chaque cormidie, au début de sa formation, bourgeonne 2 gastrozoïdes jumeaux, dont un serait astome, mais pourvu d’un filament
pêcheur, et l’autre aurait une bouche fonctionnelle et n’aurait pas de filament pêcheur.
C’est le gastrozoïde à bouche close qui bourgeonnerait sur son pédoncule un gonophore
ramifié à 5 branches, dont chacune porterait plusieurs petits bastostyles, formant
chacun un certain nombre de bourgeons médusoïdes. On suppose, mais cela n’est pas
prouvé, que les bourgeons femelles se détacheraient ensuite sous forme de petites Anthoméduses (jamais observées), tandis que les bourgeons mâles restent fixés sur leurs
blastostyles et émettent les spermatozoïdes directement dans la mer (1).
A cause de son organisation, rappelant celle des stades larvaires, on considère l’ordre
des Cystonectes comme le plus primitif des Siphonophores Siphonantes.
ORDRE DES CALYCOPHORES
Les représentants de l’ordre des Calycophores, qu’on considère actuellement comme
étant plus évolués que ceux des Cystonectes et des Physonectes, sont dépourvus de
pneumatophores; leurs cloches natatoires, au nombre de 1, 2, ou nombreuses, sont
diversement disposées sur le stolon et sont, généralement, soumises à un renouvellement.
Leurs cormidies sont plus simples que celles des Physonectes, étant dépourvues de
dactylozoïdes ; enfin, leur reproduction sexuée se fait, le plus souvent, par l’intermédiaire des complexes cormidiaux, dits eudoxiformes, ou simplement eudoxies, porteurs
d’organes génitaux, qui se détachent du stolon en entier, mènent une vie indépendante
pendant quelque temps et disséminent, finalement, leurs produits génitaux mûrs dans
la mer.
Les Calycophores sont ainsi très polymorphes au point de vue morphologique; on
peut les classer, néanmoins, en 3 séries principales.
Sont considérés comme les plus primitifs ceux qui, comme les Hippopodiidae, se
présentent sous forme de colonies, constituées par un certain nombre de cloches natatoires, disposées en 2 séries longitudinales et agencées en une sorte de tête globuleuse,
(1) L interprétation des organes de reproduction de Haeckel est certainement erronée; d’après une communication verbale de Totton les Physalies observées par lui aux Iles Canaries en 1955 se montraient dioïques.
