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stolon, qui caractérisent les diverses familles de cet ordre, seront décrites dans la partie
systématique.
DÉVELOPPEMENT
L’œuf, fécondé dans la mer, après la segmentation égale et totale, évolue en une
planule allongée bipolaire, ciliée sur toute sa surface, creuse à l’intérieur, désignée sous
le nom de siphonule (PL 75, fig. 7). Au stade plus âgé, il se forme au pôle supérieur de
la siphonule un bourgeon médusoïde, qui est l’ébauche du futur pneumatophore (epn).
Un autre bourgeon se forme latéralement, sur un côté de la siphonule (efp), qui représente l’ébauche du futur filament pêcheur. La siphonule subit ensuite un étranglement
circulaire dans sa région moyenne, qui délimite 2 parties : la supérieure et l’inférieure.
La première se transformera en un pneumatophore, et la deuxième évolue en gastrozoïde primaire avec son filament pêcheur (PI. 75, fig. 8). A ce stade la siphonule nage
activement, l’ébauche du pneumatophore en avant.
Le développement ultérieur de la siphonule est simple : le bourgeonnement des divers
éléments de la future colonie aura lieu sur le côté, considéré comme ventral, entre le
pneumatophore et le filament pêcheur. Cette partie du corps de la siphonule s’allonge
et montre 2 zones de bourgeonnement, superposées et légèrement espacées entre elles
(zbn, zbs) (PL 75, fig. 9). Dans la zone supérieure, le futur nectosome, naissent les
cloches natatoires et dans la zone inférieure, le siphosome, les cormidies. Le bourgeonnement, accompagné de l’allongement du stolon, a lieu toujours de haut vers le
bas, de sorte que les bourgeons les plus inférieurs des 2 zones sont les premiers formés
et les plus âgés.
Chez 2 genres de Physonectes Agalma et Halistemma, la très jeune siphonule présente un aspect particulier par suite de la formation à son pôle aboral, avant la différenciation du pneumatophore, d’un organe particulier en forme de capuchon (PL 78,
fig. 11, b1). Il porte le nom de bouclier primaire et peut être, soit unique, soit être accompagné de boucliers secondaires (b2), (fig. 11, 12). On l’interprète comme étant équivalent de la cloche natatoire larvaire des Siphonophores Calycophorides. Il semble que
son rôle est de faciliter la flottaison de la larve, encore dépourvue de son pneumatophore, et de la protéger en même temps. Sa durée est éphémère, car il disparaît dès la
formation du pneumatophore, la larve reprenant à ce moment l’aspect d’une siphonule typique.
ORDRE DES CYSTONECTES
Les Siphonophores Cystonectes sont caractérisés par l’existence chez eux d’un pneumatophore volumineux, soit simple, soit transformé en un énorme flotteur vésiculeux,
cloisonné, de nature non cartilaginoïde, par l’absence des cloches natatoires et par la
simplicité relative de leurs cormidies.
On prendra comme type de l’ordre Physalia physalis L., forme essentiellement atlantique, ramenée parfois près des côtes métropolitaines méditerranéennes par les vents
du Sud au mois de mai. L’organisation d’une Physalie adulte (PL 76, fig. 1) est complexe et surtout très confuse; elle devient, toutefois, compréhensible quand on étudie
d’abord son développement, qui est assez bien connu actuellement.
La plus jeune larve connue de la Physalie, appelée cystonule (PL 76, fig. 2), est
constituée par un pneumatophore antérieur ovoïde (pn), fermé au début, mais qui
ne tarde pas de s’ouvrir à l’extérieur par un pore apical (PL 76, fig. 3, pa), et d’une
stolon, qui caractérisent les diverses familles de cet ordre, seront décrites dans la partie
systématique.
DÉVELOPPEMENT
L’œuf, fécondé dans la mer, après la segmentation égale et totale, évolue en une
planule allongée bipolaire, ciliée sur toute sa surface, creuse à l’intérieur, désignée sous
le nom de siphonule (PL 75, fig. 7). Au stade plus âgé, il se forme au pôle supérieur de
la siphonule un bourgeon médusoïde, qui est l’ébauche du futur pneumatophore (epn).
Un autre bourgeon se forme latéralement, sur un côté de la siphonule (efp), qui représente l’ébauche du futur filament pêcheur. La siphonule subit ensuite un étranglement
circulaire dans sa région moyenne, qui délimite 2 parties : la supérieure et l’inférieure.
La première se transformera en un pneumatophore, et la deuxième évolue en gastrozoïde primaire avec son filament pêcheur (PI. 75, fig. 8). A ce stade la siphonule nage
activement, l’ébauche du pneumatophore en avant.
Le développement ultérieur de la siphonule est simple : le bourgeonnement des divers
éléments de la future colonie aura lieu sur le côté, considéré comme ventral, entre le
pneumatophore et le filament pêcheur. Cette partie du corps de la siphonule s’allonge
et montre 2 zones de bourgeonnement, superposées et légèrement espacées entre elles
(zbn, zbs) (PL 75, fig. 9). Dans la zone supérieure, le futur nectosome, naissent les
cloches natatoires et dans la zone inférieure, le siphosome, les cormidies. Le bourgeonnement, accompagné de l’allongement du stolon, a lieu toujours de haut vers le
bas, de sorte que les bourgeons les plus inférieurs des 2 zones sont les premiers formés
et les plus âgés.
Chez 2 genres de Physonectes Agalma et Halistemma, la très jeune siphonule présente un aspect particulier par suite de la formation à son pôle aboral, avant la différenciation du pneumatophore, d’un organe particulier en forme de capuchon (PL 78,
fig. 11, b1). Il porte le nom de bouclier primaire et peut être, soit unique, soit être accompagné de boucliers secondaires (b2), (fig. 11, 12). On l’interprète comme étant équivalent de la cloche natatoire larvaire des Siphonophores Calycophorides. Il semble que
son rôle est de faciliter la flottaison de la larve, encore dépourvue de son pneumatophore, et de la protéger en même temps. Sa durée est éphémère, car il disparaît dès la
formation du pneumatophore, la larve reprenant à ce moment l’aspect d’une siphonule typique.
ORDRE DES CYSTONECTES
Les Siphonophores Cystonectes sont caractérisés par l’existence chez eux d’un pneumatophore volumineux, soit simple, soit transformé en un énorme flotteur vésiculeux,
cloisonné, de nature non cartilaginoïde, par l’absence des cloches natatoires et par la
simplicité relative de leurs cormidies.
On prendra comme type de l’ordre Physalia physalis L., forme essentiellement atlantique, ramenée parfois près des côtes métropolitaines méditerranéennes par les vents
du Sud au mois de mai. L’organisation d’une Physalie adulte (PL 76, fig. 1) est complexe et surtout très confuse; elle devient, toutefois, compréhensible quand on étudie
d’abord son développement, qui est assez bien connu actuellement.
La plus jeune larve connue de la Physalie, appelée cystonule (PL 76, fig. 2), est
constituée par un pneumatophore antérieur ovoïde (pn), fermé au début, mais qui
ne tarde pas de s’ouvrir à l’extérieur par un pore apical (PL 76, fig. 3, pa), et d’une
