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bourrelets digestifs (bd), colorées en jaune, brun ou rouge. A la surface externe de
la base du gastrozoïde, généralement renflée, existe un bourrelet urticant, avec le
foyer cnidogène (fcn), rempli de nématocystes, sur lequel, ou parfois au sommet du
pédoncule du gastrozoïde, est inséré le tentacule, dit le filament pêcheur (fp) ; il se termine en cul-de-sac à son extrémité distale, est creux, et communique avec la cavité du
gastrozoïde. Le filament pêcheur, rarement simple, est, le plus souvent, ramifié, et
ses branches, appelées tentilles (t), se terminent par des boutons de nématocystes,
agencés en bandes ou enfermés dans des corbeilles, dites les cnidosacs (en), entourées
souvent d’un involucre conique (inv). La tentille se termine par une ampoule (amp)
et par 1, 2 ou 3 cornes (c) (Pl. 75, fig. 6). Les filaments pêcheurs servent pour capturer
et foudroyer les proies; mais comme chaque bouton ayant fonctionné est mis hors
d’usage, il est remplacé par un autre, naissant sur une nouvelle tentille, qui se forme à
la base du filament pêcheur.
Le deuxième élément de la cormidie porte le nom de dactylozoïde ou de cystozoïde
et ressemble, par sa conformation générale, au gastrozoïde (dac). Il peut avoir également à sa base un tentacule, appelé le palpacule (palp) ; mais ce dernier n’est pas pêcheur,
car il est démuni de tentilles et de boutons urticants. L’orifice terminal du dactylozoïde est réduit à un simple pore (p), et il n’existe pas de bourrelets digestifs sur les
parois internes de sa cavité. On est enclin à le considérer comme l’organe d’excrétion;
il peut être soit unique, soit en nombre variable dans chaque cormidie.
En haut de la cormidie est situé son troisième élément, d’aspect foliacé, appelé le
bouclier ou la bractée (br). Egalement pédonculée et en communication avec le canal
du stolon, la bractée est parcourue par un canal radiaire, simple ou diversement ramifié,
et on l’interprète comme étant équivalente, au point de vue morphogénétique, d’un
quart de méduse. Parfois absente, la bractée, suivant les formes, peut être soit unique,
soit en nombre élevé dans chaque cormidie. Son rôle consiste à contribuer à faciliter la
flottaison de la colonie et à protéger en même temps les organes de reproduction
sous-jacents, qui représentent le quatrième élément de la cormidie.
Les organes génitaux, mâles et femelles, peuvent être présents dans la même cormidie, qui est ainsi monoïque; mais souvent ils sont dans des cormidies différentes,
dioïques; on connaît même quelques cas où toute la colonie est soit mâle, soit femelle.
Ils naissent sur des blastostyles sous forme de bourgeons, ayant l’aspect de petites
méduses, possédant un velum, un canal circulaire et 4 canaux radiaires, mais dépourvues de tentacules et d’organes sensoriels. Au fond de leurs cavités sous-ombrellaires
fait saillie un gros manubrium astome (Pl. 75, fig. 5, g, g), dans l’endoderme duquel se
développent les éléments génitaux, qui émigrent ensuite dans la cavité du manubrium.
Chaque médusoïde femelle ne produit généralement qu’un seul œuf, lequel sera émis,
à la maturité, isolément dans la mer par l’orifice ombrellaire. Les médusoïdes restent
ainsi fixés sur les blastostyles, seuls les éléments mâles et femelles sont émis à l’extérieur.
En résumé, les caractères essentiels des Physonectes sont les suivants : l’existence
chez eux d un pneumatophore terminal; la présence de nombreuses cloches natatoires
sur le nectosome bien développé; la complexité de leurs cormidies et, enfin, leur mode
de reproduction sexuée, consistant en émission directe dans la mer de leurs produits
génitaux, mûris sur place dans les gonophores sessiles.
Le type morphologique décrit correspond, grosso modo, à lorganisation des Siphonophores Physonectes. Les diverses modifications concernant le nombre et la disposition des cloches natatoires, la composition et remplacement des cormidies sur le
bourrelets digestifs (bd), colorées en jaune, brun ou rouge. A la surface externe de
la base du gastrozoïde, généralement renflée, existe un bourrelet urticant, avec le
foyer cnidogène (fcn), rempli de nématocystes, sur lequel, ou parfois au sommet du
pédoncule du gastrozoïde, est inséré le tentacule, dit le filament pêcheur (fp) ; il se termine en cul-de-sac à son extrémité distale, est creux, et communique avec la cavité du
gastrozoïde. Le filament pêcheur, rarement simple, est, le plus souvent, ramifié, et
ses branches, appelées tentilles (t), se terminent par des boutons de nématocystes,
agencés en bandes ou enfermés dans des corbeilles, dites les cnidosacs (en), entourées
souvent d’un involucre conique (inv). La tentille se termine par une ampoule (amp)
et par 1, 2 ou 3 cornes (c) (Pl. 75, fig. 6). Les filaments pêcheurs servent pour capturer
et foudroyer les proies; mais comme chaque bouton ayant fonctionné est mis hors
d’usage, il est remplacé par un autre, naissant sur une nouvelle tentille, qui se forme à
la base du filament pêcheur.
Le deuxième élément de la cormidie porte le nom de dactylozoïde ou de cystozoïde
et ressemble, par sa conformation générale, au gastrozoïde (dac). Il peut avoir également à sa base un tentacule, appelé le palpacule (palp) ; mais ce dernier n’est pas pêcheur,
car il est démuni de tentilles et de boutons urticants. L’orifice terminal du dactylozoïde est réduit à un simple pore (p), et il n’existe pas de bourrelets digestifs sur les
parois internes de sa cavité. On est enclin à le considérer comme l’organe d’excrétion;
il peut être soit unique, soit en nombre variable dans chaque cormidie.
En haut de la cormidie est situé son troisième élément, d’aspect foliacé, appelé le
bouclier ou la bractée (br). Egalement pédonculée et en communication avec le canal
du stolon, la bractée est parcourue par un canal radiaire, simple ou diversement ramifié,
et on l’interprète comme étant équivalente, au point de vue morphogénétique, d’un
quart de méduse. Parfois absente, la bractée, suivant les formes, peut être soit unique,
soit en nombre élevé dans chaque cormidie. Son rôle consiste à contribuer à faciliter la
flottaison de la colonie et à protéger en même temps les organes de reproduction
sous-jacents, qui représentent le quatrième élément de la cormidie.
Les organes génitaux, mâles et femelles, peuvent être présents dans la même cormidie, qui est ainsi monoïque; mais souvent ils sont dans des cormidies différentes,
dioïques; on connaît même quelques cas où toute la colonie est soit mâle, soit femelle.
Ils naissent sur des blastostyles sous forme de bourgeons, ayant l’aspect de petites
méduses, possédant un velum, un canal circulaire et 4 canaux radiaires, mais dépourvues de tentacules et d’organes sensoriels. Au fond de leurs cavités sous-ombrellaires
fait saillie un gros manubrium astome (Pl. 75, fig. 5, g, g), dans l’endoderme duquel se
développent les éléments génitaux, qui émigrent ensuite dans la cavité du manubrium.
Chaque médusoïde femelle ne produit généralement qu’un seul œuf, lequel sera émis,
à la maturité, isolément dans la mer par l’orifice ombrellaire. Les médusoïdes restent
ainsi fixés sur les blastostyles, seuls les éléments mâles et femelles sont émis à l’extérieur.
En résumé, les caractères essentiels des Physonectes sont les suivants : l’existence
chez eux d un pneumatophore terminal; la présence de nombreuses cloches natatoires
sur le nectosome bien développé; la complexité de leurs cormidies et, enfin, leur mode
de reproduction sexuée, consistant en émission directe dans la mer de leurs produits
génitaux, mûris sur place dans les gonophores sessiles.
Le type morphologique décrit correspond, grosso modo, à lorganisation des Siphonophores Physonectes. Les diverses modifications concernant le nombre et la disposition des cloches natatoires, la composition et remplacement des cormidies sur le
