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ment la torsion du stolon en spirale plus ou moins serrée. Sur un côté du stolon, et
sur toute sa longueur, considéré comme ventral, existe un sillon ou une gouttière, dit
générateur, sur lequel naissent, par bourgeonnement, dans des endroits déterminés,
les divers éléments constitutifs de la colonie.
Pneumatophore. — Le mode de formation et la structure du pneumatophore montrent qu’il n’était, au début, qu’un bourgeon médusoïde, ayant évolué dans un but
particulier (PI. 75, fig. 2). Son pôle antérieur est percé généralement par un pore (p),
correspondant à l’orifice ombrellaire, non ouvert en permanence; son intérieur est
rempli de gaz (r), sécrété par l’épithélium, qui tapisse sa partie basale (ectsc). Le pneumatophore est ainsi un réservoir de gaz et joue le rôle d’un appareil statique qui facilite
le maintien de la colonie en équilibre dans la mer. Les parois du pneumatophore sont
traversées par les canaux radiaires et circulaire, disposés comme chez une Hydroméduse.
Nectosome et cloches natatoires. — La partie plus ou moins longue du stolon,
adjacente au pneumatophore, porte le nom de nectosome (PI. 75, fig. 1, N). En dessous
du pneumatophore existe une zone de bourgeonnement (PI. 75, fig. 1, zbn), sur laquelle
naissent les cloches natatoires, médusoïdes, les plus jeunes étant situées le plus près
du pneumatophore (cln). Les cloches natatoires (PL 75, fig. 3) ont la conformation de
petites Anthoméduses, comprimées latéralement, et elles sont attachées au stolon
par des pédicules creux (ped), partant de leurs pôles aboraux. Elles n’ont pas de manubrium, de tentacules marginaux, ni d’organes sensoriels, et leurs parois sont traversées par 4 canaux radiaires (cnr) et le canal circulaire marginal (cnc) et contiennent
des fibres musculaires (fm). Les contractions de ces dernières, ainsi que du velum (vel),
plus ou moins synchroniques, font progresser la colonie et facilitent son maintien en
état de flottabilité dans la mer. Le nombre et la disposition des cloches natatoires sur
le nectosome varient suivant les familles des Physonectes; elles sont disposées sur ce
dernier en 2 ou plusieurs séries longitudinales, soit droites, soit plus ou moins spiralées.
Siphosome et Cormidies. — A partir de la partie inférieure du nectosome, tout le
reste du stolon jusqu’à son extrémité postérieure est désigné sous le nom de siphosome
(PL 75, fig. 1, S). Au-dessous du nectosome existe, sur le sillon générateur du stolon,
une autre zone de bourgeonnement, sur laquelle naissent les divers éléments différenciés de la colonie (zbs). Ces derniers, généralement de 4 types différents, sont groupés
en une association appelée la cormidie (c). Par suite de l’allongement constant de la
zone de bourgeonnement du siphosome, les cormidies les premières formées, donc les
plus âgées, sont refoulées vers l’extrémité postérieure du siphosome, tandis que les
ébauches des cormidies les plus jeunes apparaissent tout en haut de la zone de bourgeonnement. L’extrémité terminale du stolon est constituée généralement par le gatrozoïde primaire larvaire, muni de son filament pêcheur, qui peut être soit fonctionnel,
soit dégénéré, et parfois fermé (PL 75, fig. 4).
La cormidie, morphologiquement typique (PL 75, fig. 5), se compose d’un gastrozoïde allongé, creux, d’aspect polypoïde (g), souvent unique par cormidie, qu’on désigne
parfois sous le nom de siphon ou de polype nourricier. Le gastrozoïde est attaché au
stolon par un pédoncule creux et se trouve ainsi en communication avec le canal de
ce dernier (cnst). Son extrémité distale est effilée en une trompe et se termine par la
bouche (b), évasée en entonnoir et très contractile, comme l’est d’ailleurs le gastrozoïde
entier. La cavité du gastrozoïde, ou l’estomac, tapissée d’endoderme cilié, est différenciée par endroits en 4-16 bandes hépatiques longitudinales, appelées également
ment la torsion du stolon en spirale plus ou moins serrée. Sur un côté du stolon, et
sur toute sa longueur, considéré comme ventral, existe un sillon ou une gouttière, dit
générateur, sur lequel naissent, par bourgeonnement, dans des endroits déterminés,
les divers éléments constitutifs de la colonie.
Pneumatophore. — Le mode de formation et la structure du pneumatophore montrent qu’il n’était, au début, qu’un bourgeon médusoïde, ayant évolué dans un but
particulier (PI. 75, fig. 2). Son pôle antérieur est percé généralement par un pore (p),
correspondant à l’orifice ombrellaire, non ouvert en permanence; son intérieur est
rempli de gaz (r), sécrété par l’épithélium, qui tapisse sa partie basale (ectsc). Le pneumatophore est ainsi un réservoir de gaz et joue le rôle d’un appareil statique qui facilite
le maintien de la colonie en équilibre dans la mer. Les parois du pneumatophore sont
traversées par les canaux radiaires et circulaire, disposés comme chez une Hydroméduse.
Nectosome et cloches natatoires. — La partie plus ou moins longue du stolon,
adjacente au pneumatophore, porte le nom de nectosome (PI. 75, fig. 1, N). En dessous
du pneumatophore existe une zone de bourgeonnement (PI. 75, fig. 1, zbn), sur laquelle
naissent les cloches natatoires, médusoïdes, les plus jeunes étant situées le plus près
du pneumatophore (cln). Les cloches natatoires (PL 75, fig. 3) ont la conformation de
petites Anthoméduses, comprimées latéralement, et elles sont attachées au stolon
par des pédicules creux (ped), partant de leurs pôles aboraux. Elles n’ont pas de manubrium, de tentacules marginaux, ni d’organes sensoriels, et leurs parois sont traversées par 4 canaux radiaires (cnr) et le canal circulaire marginal (cnc) et contiennent
des fibres musculaires (fm). Les contractions de ces dernières, ainsi que du velum (vel),
plus ou moins synchroniques, font progresser la colonie et facilitent son maintien en
état de flottabilité dans la mer. Le nombre et la disposition des cloches natatoires sur
le nectosome varient suivant les familles des Physonectes; elles sont disposées sur ce
dernier en 2 ou plusieurs séries longitudinales, soit droites, soit plus ou moins spiralées.
Siphosome et Cormidies. — A partir de la partie inférieure du nectosome, tout le
reste du stolon jusqu’à son extrémité postérieure est désigné sous le nom de siphosome
(PL 75, fig. 1, S). Au-dessous du nectosome existe, sur le sillon générateur du stolon,
une autre zone de bourgeonnement, sur laquelle naissent les divers éléments différenciés de la colonie (zbs). Ces derniers, généralement de 4 types différents, sont groupés
en une association appelée la cormidie (c). Par suite de l’allongement constant de la
zone de bourgeonnement du siphosome, les cormidies les premières formées, donc les
plus âgées, sont refoulées vers l’extrémité postérieure du siphosome, tandis que les
ébauches des cormidies les plus jeunes apparaissent tout en haut de la zone de bourgeonnement. L’extrémité terminale du stolon est constituée généralement par le gatrozoïde primaire larvaire, muni de son filament pêcheur, qui peut être soit fonctionnel,
soit dégénéré, et parfois fermé (PL 75, fig. 4).
La cormidie, morphologiquement typique (PL 75, fig. 5), se compose d’un gastrozoïde allongé, creux, d’aspect polypoïde (g), souvent unique par cormidie, qu’on désigne
parfois sous le nom de siphon ou de polype nourricier. Le gastrozoïde est attaché au
stolon par un pédoncule creux et se trouve ainsi en communication avec le canal de
ce dernier (cnst). Son extrémité distale est effilée en une trompe et se termine par la
bouche (b), évasée en entonnoir et très contractile, comme l’est d’ailleurs le gastrozoïde
entier. La cavité du gastrozoïde, ou l’estomac, tapissée d’endoderme cilié, est différenciée par endroits en 4-16 bandes hépatiques longitudinales, appelées également
