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flotteur doit se trouver en état d’émersion constante, et, en conséquence, les Velelles
sont les jouets des vents et des courants, flottent passivement au gré de ces derniers
et sont souvent rejetées sur les rivages en quantités considérables. Les Velelles périssent également en pleine mer quand elles sont renversées et que leurs flotteurs sont
immergés, car elles sont incapables de reprendre d’elles-mêmes leur position normale.
Respiration. — Par suite de leur mode de vie à l’état d’émersion à la surface de la
mer les Velelles et les Porpites présentent une adaptation particulière pour la respiration, qui est devenue chez elles aérienne. Du fond des chambres de leurs flotteurs
partent les minuscules tubes, qui se ramifient, chez les Velelles, jusqu’aux parois de
divers polypes de la colonie. Ces tubes, tapissés intérieurement de chitine, sont articulés et fonctionnent comme les trachées des Insectes, en assurant ainsi, le flotteur
étant en dehors de l’eau, la respiration aérienne. On a calculé que chez les Velelles
tous les éléments de la colonie se contractent 2 fois par minute; l’air est chassé des
trachées, sort des chambres du flotteur par les stigma, et il est renouvelé ainsi continuellement.
ÉCOLOGIE. BIOLOGIE
Les Velelles et les Porpites vivent normalement en haute mer, où les premières peuvent constituer des bancs immenses, s’étendant sur des dizaines de kilomètres carrés. Les
Velelles adultes sont poussées par les vents du Sud vers les côtes métropolitaines en
avril, surtout en mai, et parfois en juin. Elles reparaissent ensuite à nouveau, en petite
quantité et de taille moindre, en août-septembre et sont généralement accompagnées
à ce moment de petites Porpites, ne dépassant pas 3 cm de diamètre. Les conaria des
Velelles se rencontrent parfois dans le plancton de surface à Villefranche-sur-Mer en
octobre, après les fortes tempêtes de l’équinoxe d’automne, où ils sont amenés à la
suite de la montée à la surface des couches profondes. Les ratarula et les rataria font
leur apparition à la surface généralement en février-avril.
Les Velelles servent de nourriture aux divers Mollusques. Les Janthines, soutenues
à la surface de la mer par leurs flotteurs-oothèques, accompagnent généralement les
bancs de Velelles, dont elles se nourrissent. Près des côtes africaines on capture souvent le Mollusque Nudibranche Glaucus, et près des côtes métropolitaines on observe
en mai la curieuse remontée à la surface d’un autre Nudibranche, Fiona marina, qui,
comme Glaucus, « nettoie » les Velelles et attache ensuite sa ponte à leurs flotteurs
dénudés. Pendant le reste de l’année Fiona marina est benthique et vit dans les prairies
des Posidonies par 15-20 mètres de profondeur.
Les Velelles sont consommées également par les Sélaciens Squatina squatina L.,
appelés vulgairement les Anges. Ces Sélaciens sont abondants, encore actuellement,
dans la Baie de Nice, à laquelle ils ont donné son nom, où ils vivent par 100 mètres de
profondeur environ. Il nous a été donné d’observer, bien souvent qu’au moment de
l’arrivée massive des Velelles près des côtes au mois de mai, les nombreuses Squatines
montent à la surface et « happent » les Velelles en grande quantité.
CLASSIFICATION
Les 2 formes méditerranéennes des Chondrophorides, décrites plus haut, sont classées
en 2 familles, comprenant chacune 1 genre avec l’unique espèce.
Fam. des Velellidae (Brandt).
g. Velella (Lamarck), espèce oelella Linné.
flotteur doit se trouver en état d’émersion constante, et, en conséquence, les Velelles
sont les jouets des vents et des courants, flottent passivement au gré de ces derniers
et sont souvent rejetées sur les rivages en quantités considérables. Les Velelles périssent également en pleine mer quand elles sont renversées et que leurs flotteurs sont
immergés, car elles sont incapables de reprendre d’elles-mêmes leur position normale.
Respiration. — Par suite de leur mode de vie à l’état d’émersion à la surface de la
mer les Velelles et les Porpites présentent une adaptation particulière pour la respiration, qui est devenue chez elles aérienne. Du fond des chambres de leurs flotteurs
partent les minuscules tubes, qui se ramifient, chez les Velelles, jusqu’aux parois de
divers polypes de la colonie. Ces tubes, tapissés intérieurement de chitine, sont articulés et fonctionnent comme les trachées des Insectes, en assurant ainsi, le flotteur
étant en dehors de l’eau, la respiration aérienne. On a calculé que chez les Velelles
tous les éléments de la colonie se contractent 2 fois par minute; l’air est chassé des
trachées, sort des chambres du flotteur par les stigma, et il est renouvelé ainsi continuellement.
ÉCOLOGIE. BIOLOGIE
Les Velelles et les Porpites vivent normalement en haute mer, où les premières peuvent constituer des bancs immenses, s’étendant sur des dizaines de kilomètres carrés. Les
Velelles adultes sont poussées par les vents du Sud vers les côtes métropolitaines en
avril, surtout en mai, et parfois en juin. Elles reparaissent ensuite à nouveau, en petite
quantité et de taille moindre, en août-septembre et sont généralement accompagnées
à ce moment de petites Porpites, ne dépassant pas 3 cm de diamètre. Les conaria des
Velelles se rencontrent parfois dans le plancton de surface à Villefranche-sur-Mer en
octobre, après les fortes tempêtes de l’équinoxe d’automne, où ils sont amenés à la
suite de la montée à la surface des couches profondes. Les ratarula et les rataria font
leur apparition à la surface généralement en février-avril.
Les Velelles servent de nourriture aux divers Mollusques. Les Janthines, soutenues
à la surface de la mer par leurs flotteurs-oothèques, accompagnent généralement les
bancs de Velelles, dont elles se nourrissent. Près des côtes africaines on capture souvent le Mollusque Nudibranche Glaucus, et près des côtes métropolitaines on observe
en mai la curieuse remontée à la surface d’un autre Nudibranche, Fiona marina, qui,
comme Glaucus, « nettoie » les Velelles et attache ensuite sa ponte à leurs flotteurs
dénudés. Pendant le reste de l’année Fiona marina est benthique et vit dans les prairies
des Posidonies par 15-20 mètres de profondeur.
Les Velelles sont consommées également par les Sélaciens Squatina squatina L.,
appelés vulgairement les Anges. Ces Sélaciens sont abondants, encore actuellement,
dans la Baie de Nice, à laquelle ils ont donné son nom, où ils vivent par 100 mètres de
profondeur environ. Il nous a été donné d’observer, bien souvent qu’au moment de
l’arrivée massive des Velelles près des côtes au mois de mai, les nombreuses Squatines
montent à la surface et « happent » les Velelles en grande quantité.
CLASSIFICATION
Les 2 formes méditerranéennes des Chondrophorides, décrites plus haut, sont classées
en 2 familles, comprenant chacune 1 genre avec l’unique espèce.
Fam. des Velellidae (Brandt).
g. Velella (Lamarck), espèce oelella Linné.
