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basiques; il est, en conséquence, bien différent de celui des Siphonophores vrais, lequel
pourrait être dérive, a la rigueur, du cmdome des Tubulariidae.
Le long des 4 canaux radiaires et du canal circulaire sont groupées en amas les Zooxanthelles, considérées par Hovasse comme des Dinoflagellés aberrants et décrites par
lui sous le nom de Zooxanthella (Endodinium) chattoni. Elles existent également dans
le tissu du corps des Velelles adultes.
Les Chrysomitres monoïques, encore immatures, après leur mise en liberté, tombent
généralement au fond de la mer. C’est dans la zone qu’on croit être abyssale qu’elles
mûrissent leurs produits génitaux et les émettent dans la mer.
DÉVELOPPEMENT
On ne connaît pas actuellement ni les processus de la fécondation, ni le début du
développement de l’œuf des Velelles. Les larves les plus jeunes, désignées sous le nom
de conaria, ont été décrites, celles des Velelles par Woltereck (1905) du plancton de
profondeur de Villefranche-sur-Mer, et celles des Porpites, bien plus tard, par DelsMANN (1925).
La larve conaria de la Velelle (PI. 74, fig. 7) est globuleuse et montre, dans son intérieur un grand sac gastrique d’origine endodermique, coloré en rouge vif. Woltereck
avait distingué chez les conaria plus âgées 2 parties, l’inférieure et la supérieure. La
partie inférieure était, d’après lui, le gastrozoïde primaire, pourvu d’une bouche, et
la partie supérieure, avec l’ébauche de 2 tentacules larvaires, courts et pleins, était
une méduse, l’ébauche du futur flotteur. Suivant l’interprétation de Woltereck, la
larve conaria était un organisme particulier, résultant de la fusion d’un polype et d’une
méduse. La théorie de Woltereck a été abandonnée, et les auteurs récents, tels que
Garstang, Leloup et Totton ont homologué le stade conaria des Velelles avec les
larves actinules des Tubulariidae.
Les stades ultérieurs du développement des conaria, désignés sous le nom de ratarula et rataria, fréquents dans le plancton de surface en hiver, ont été étudiés à Villefranche-sur-Mer par Leloup. D’après cet auteur, leur développement consisterait en
l’individualisation dans la cavité gastrique des canaux radiaires, en le remplacement de
2 <( tentacules « larvaires primitifs par des ébauches des « tentacules » définitifs, c’està-dire des machozoïdes, qui se développent en premier lieu, en la diminution progressive
du sac gastrique qui prend la forme d’un polype, en même temps que sa partie basale
s’aplatit, s’élargit et se transforme en un substratum flottant (flotteur) encore simple,
non cloisonné, mais déjà pourvu d’une petite voile bilobée avec un pore apical ouvert
et 2 stigma (PI. 74, fig. 8). Les stades ultérieurs du développement des rataria ressemblent aux petites Velelles. La voile a pris sa forme définitive, le pore apical a disparu,
et les 12 stigma se sont creusés à la surface du disque.
Le développement des Porpites, d’après Delsmann, est assez semblable à celui des
Velelles; toutefois leur larve, qui succède au stade de conaria, appelée disconula, suit
une évolution différente de celle de ratarula, puisque, dès le début, elle commence à
prendre l’apparence d’une jeune Porpite.
PHYSIOLOGIE
Motilité. — S’il est indéniable que les jeunes stades des Velelles-ratarula et rataria
peuvent vivre à l’état d’immersion, monter vers la surface et s’immerger à volonté,
il ne semble pas, par contre, que les Velelles adultes aient la même possibilité. Leur
basiques; il est, en conséquence, bien différent de celui des Siphonophores vrais, lequel
pourrait être dérive, a la rigueur, du cmdome des Tubulariidae.
Le long des 4 canaux radiaires et du canal circulaire sont groupées en amas les Zooxanthelles, considérées par Hovasse comme des Dinoflagellés aberrants et décrites par
lui sous le nom de Zooxanthella (Endodinium) chattoni. Elles existent également dans
le tissu du corps des Velelles adultes.
Les Chrysomitres monoïques, encore immatures, après leur mise en liberté, tombent
généralement au fond de la mer. C’est dans la zone qu’on croit être abyssale qu’elles
mûrissent leurs produits génitaux et les émettent dans la mer.
DÉVELOPPEMENT
On ne connaît pas actuellement ni les processus de la fécondation, ni le début du
développement de l’œuf des Velelles. Les larves les plus jeunes, désignées sous le nom
de conaria, ont été décrites, celles des Velelles par Woltereck (1905) du plancton de
profondeur de Villefranche-sur-Mer, et celles des Porpites, bien plus tard, par DelsMANN (1925).
La larve conaria de la Velelle (PI. 74, fig. 7) est globuleuse et montre, dans son intérieur un grand sac gastrique d’origine endodermique, coloré en rouge vif. Woltereck
avait distingué chez les conaria plus âgées 2 parties, l’inférieure et la supérieure. La
partie inférieure était, d’après lui, le gastrozoïde primaire, pourvu d’une bouche, et
la partie supérieure, avec l’ébauche de 2 tentacules larvaires, courts et pleins, était
une méduse, l’ébauche du futur flotteur. Suivant l’interprétation de Woltereck, la
larve conaria était un organisme particulier, résultant de la fusion d’un polype et d’une
méduse. La théorie de Woltereck a été abandonnée, et les auteurs récents, tels que
Garstang, Leloup et Totton ont homologué le stade conaria des Velelles avec les
larves actinules des Tubulariidae.
Les stades ultérieurs du développement des conaria, désignés sous le nom de ratarula et rataria, fréquents dans le plancton de surface en hiver, ont été étudiés à Villefranche-sur-Mer par Leloup. D’après cet auteur, leur développement consisterait en
l’individualisation dans la cavité gastrique des canaux radiaires, en le remplacement de
2 <( tentacules « larvaires primitifs par des ébauches des « tentacules » définitifs, c’està-dire des machozoïdes, qui se développent en premier lieu, en la diminution progressive
du sac gastrique qui prend la forme d’un polype, en même temps que sa partie basale
s’aplatit, s’élargit et se transforme en un substratum flottant (flotteur) encore simple,
non cloisonné, mais déjà pourvu d’une petite voile bilobée avec un pore apical ouvert
et 2 stigma (PI. 74, fig. 8). Les stades ultérieurs du développement des rataria ressemblent aux petites Velelles. La voile a pris sa forme définitive, le pore apical a disparu,
et les 12 stigma se sont creusés à la surface du disque.
Le développement des Porpites, d’après Delsmann, est assez semblable à celui des
Velelles; toutefois leur larve, qui succède au stade de conaria, appelée disconula, suit
une évolution différente de celle de ratarula, puisque, dès le début, elle commence à
prendre l’apparence d’une jeune Porpite.
PHYSIOLOGIE
Motilité. — S’il est indéniable que les jeunes stades des Velelles-ratarula et rataria
peuvent vivre à l’état d’immersion, monter vers la surface et s’immerger à volonté,
il ne semble pas, par contre, que les Velelles adultes aient la même possibilité. Leur
