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Le tissu enveloppant le flotteur est parcouru par un système compliqué de canaux
endodermiques, ainsi que par des tubes chitineux aérifères, la respiration des Velelles
et des Porpites étant devenue aérienne par suite de l’émersion normale de leurs flotteurs
à la surface de la mer (PL 74, fig. 2, tr).
Le flotteur des Velelles adultes n’a plus son pore apical ouvert, qui existait chez
les stades jeunes; il est percé à sa surface supérieure d’une douzaine de petits orifices
appelés les stigma(st), disposés par paires des 2 côtés de la voile. Le pore apical ne semble
pas exister dans les flotteurs des Porpites, et ses nombreux stigma sont disposés sans
ordre sur sa surface supérieure.
La surface inférieure immergée du flotteur sert de substratum flottant à toute une
colonie de polypes. Au centre du disque fait saillie la partie orale du polype initial,
désignée par les auteurs sous le nom de « l’unique gastrozoïde » de la colonie (pi). Autour
de lui sont disposés, chez les Velelles, plusieurs ellipses de polypes, semblables par leur organisation à ceux du genre Zanclea (PL 74, fig. 3). Ils ont une bouche fonctionnelle, la
surface de leur corps est parsemée de boutons nématocystiques sessiles, et ils portent
sur leurs pédoncules les bourgeons médusoïdes aux divers stades du développement.
A la périphérie du flotteur sont insérés « les tentacules ou les dactylozoïdes », simples,
filiformes, qui sont, en réalité, des polypes machozoïdes (mach), contenant dans leur
ectoderme 2 bandes longitudinales de nématocystes sténotèles. L’étude du cnidome des
Velelles adultes a permis à Picard de constater sa ressemblance frappante avec celui
des Pteronematidae.
Chez les Porpites le polype initial de la colonie est entouré de plusieurs cercles concentriques de polypes, et leurs machozoïdes sont ramifiés avec des capitations pédonculées, bourrées de boutons nématocystiques.
REPRODUCTION SEXUEE
La modalité de la reproduction sexuée des Velelles et des Porpites fournit un élément
de plus en faveur de leur nature hydroïde. En effet, les bourgeons médusoïdes des polypes (PL 74, fig. 4) se détachent d’eux sous forme de petites Anthoméduses encore immatures, décrites sous le nom de Chrysomitra par Gegenbaur pour celles des Velelles, et de
Discomitra par Haeckel pour les Porpites. Picard (1955) a donné une bonne et exacte
figure de la Chrysomitre (PL 74, fig. 5) ; quant aux Discomitres on n’a, pour le moment,
que les images insuffisantes de Hartlaub et de Delsmann (PL 74, fig. 9, 10).
Les Chrysomitres sont de petites Anthoméduses, pourvues d’un manubrium avec
la bouche close. Sur le bord ombrellaire sont insérés 4 tentacules, qui peuvent être
tous abortifs, réduits aux épaississements basaux; mais généralement 1 ou 2 parmi
eux sont plus ou moins développés et se terminent par des têtes arrondies, à l’intérieur
desquelles Picard a découvert les nématocystes eurytèles macrobasiques (PL 74,
fig. 6), dont les foyers cnidogènes existent dans les bulbes tentaculaires. Les nématocystes des Chrysomitres, par leur emplacement, la forme et la structure, sont
semblables à ceux qui existent dans l’intérieur des capsules de 2 tentacules opposés de jeunes méduses de Zanclea. Pour compléter la ressemblance, sur l’exombrelle
des Chrysomitres on constate la présence de 4 poches ectodermiques contenant de
nématocystes sténotèles, disposition qu’on retrouve également chez les méduses de
Zanclea.
Le cnidome complet des Velelles, y compris celui de leurs Chrysomitres, se compose
ainsi des nématocystes sténotèles atriches allongés et des nématocystes eurytèles macro22 —
Le tissu enveloppant le flotteur est parcouru par un système compliqué de canaux
endodermiques, ainsi que par des tubes chitineux aérifères, la respiration des Velelles
et des Porpites étant devenue aérienne par suite de l’émersion normale de leurs flotteurs
à la surface de la mer (PL 74, fig. 2, tr).
Le flotteur des Velelles adultes n’a plus son pore apical ouvert, qui existait chez
les stades jeunes; il est percé à sa surface supérieure d’une douzaine de petits orifices
appelés les stigma(st), disposés par paires des 2 côtés de la voile. Le pore apical ne semble
pas exister dans les flotteurs des Porpites, et ses nombreux stigma sont disposés sans
ordre sur sa surface supérieure.
La surface inférieure immergée du flotteur sert de substratum flottant à toute une
colonie de polypes. Au centre du disque fait saillie la partie orale du polype initial,
désignée par les auteurs sous le nom de « l’unique gastrozoïde » de la colonie (pi). Autour
de lui sont disposés, chez les Velelles, plusieurs ellipses de polypes, semblables par leur organisation à ceux du genre Zanclea (PL 74, fig. 3). Ils ont une bouche fonctionnelle, la
surface de leur corps est parsemée de boutons nématocystiques sessiles, et ils portent
sur leurs pédoncules les bourgeons médusoïdes aux divers stades du développement.
A la périphérie du flotteur sont insérés « les tentacules ou les dactylozoïdes », simples,
filiformes, qui sont, en réalité, des polypes machozoïdes (mach), contenant dans leur
ectoderme 2 bandes longitudinales de nématocystes sténotèles. L’étude du cnidome des
Velelles adultes a permis à Picard de constater sa ressemblance frappante avec celui
des Pteronematidae.
Chez les Porpites le polype initial de la colonie est entouré de plusieurs cercles concentriques de polypes, et leurs machozoïdes sont ramifiés avec des capitations pédonculées, bourrées de boutons nématocystiques.
REPRODUCTION SEXUEE
La modalité de la reproduction sexuée des Velelles et des Porpites fournit un élément
de plus en faveur de leur nature hydroïde. En effet, les bourgeons médusoïdes des polypes (PL 74, fig. 4) se détachent d’eux sous forme de petites Anthoméduses encore immatures, décrites sous le nom de Chrysomitra par Gegenbaur pour celles des Velelles, et de
Discomitra par Haeckel pour les Porpites. Picard (1955) a donné une bonne et exacte
figure de la Chrysomitre (PL 74, fig. 5) ; quant aux Discomitres on n’a, pour le moment,
que les images insuffisantes de Hartlaub et de Delsmann (PL 74, fig. 9, 10).
Les Chrysomitres sont de petites Anthoméduses, pourvues d’un manubrium avec
la bouche close. Sur le bord ombrellaire sont insérés 4 tentacules, qui peuvent être
tous abortifs, réduits aux épaississements basaux; mais généralement 1 ou 2 parmi
eux sont plus ou moins développés et se terminent par des têtes arrondies, à l’intérieur
desquelles Picard a découvert les nématocystes eurytèles macrobasiques (PL 74,
fig. 6), dont les foyers cnidogènes existent dans les bulbes tentaculaires. Les nématocystes des Chrysomitres, par leur emplacement, la forme et la structure, sont
semblables à ceux qui existent dans l’intérieur des capsules de 2 tentacules opposés de jeunes méduses de Zanclea. Pour compléter la ressemblance, sur l’exombrelle
des Chrysomitres on constate la présence de 4 poches ectodermiques contenant de
nématocystes sténotèles, disposition qu’on retrouve également chez les méduses de
Zanclea.
Le cnidome complet des Velelles, y compris celui de leurs Chrysomitres, se compose
ainsi des nématocystes sténotèles atriches allongés et des nématocystes eurytèles macro22 —
