— 336 —
Leloup dans son excellente mise au point de la question des Siphonophores, parue en
1954, qui rend inutile leur exposé plus détaillé dans le cadre de ce Manuel.
En ce qui concerne les affinités de divers ordres des Siphonophores, Garstang a émis
récemment (1946) l’opinion que la classe des Siphonophores, telle qu’elle est présentée
dans les Traités classiques de Zoologie descriptive, n’est pas homogène et que les Siphonophores Disconanthes ou Chondrophorides, représentés dans la Méditerranée par
2 genres, Velella et Porpita, s’éloignent singulièrement des Siphonophores Siphonantes
et semblent être plus proches des Hydraires Gymnoblastiques. La théorie de Garstang,
admise par Leloup (1954), a été développée, indépendamment de ce dernier auteur,
par Totton (1954), qui arrive à la conclusion que les Chondrophorides doivent être rapprochés des Hydraires Gymnoblastiques Tubulariidae et en particulier des Margellopsides.
Grâce à l’obligeance de l’auteur, nous avons pu prendre connaissance du travail,
en cours d’impression de Picard (1955), qui semble résoudre définitivement la question
de la vraie nature des Velelles méditerranéennes. Les Velelles n’ont rien à voir avec les
Siphonophores vrais, mais sont des Hydraires coloniaux planctoniques, ayant produit,
par suite de leur adaptation à la vie pélagique, par la transformation de la partie aborale
de leur polype initial, un flotteur, ou mieux, un substratum flottant émergé, sur la face
inférieure immergée duquel se développent les nombreux polypes, semblables, par leur
organisation et la structure, à ceux du genre Zanclea et ayant le cnidome identique à
celui de ces derniers. En conséquence, les Velelles (et probablement les Porpites, dont
l’étude est en cours), doivent être placées, comme nous l’avons déjà indiqué dans le
chapitre consacré aux Anthoméduses, dans la famille des Pteronematidae ( = Zancleidae)
et elles n’ont ainsi aucun rapport avec les Tubulariidae Margellopsidae, comme le présumait Totton.
Toutefois, la description des Pseudo-Siphonophores Chondrophorides, seuls Hydraires
pélagiques méditerranéens connus actuellement, sera faite dans ce chapitre, avant
celle des vrais Siphonophores Siphonantes, lesquels se trouvent ainsi être réduits aux
3 ordres classiques suivants : les Cystonectes, les Physonectes ou Physophorides et les
Calycophores ou Calycophorides.
PSEUDO-SIPHONOPHORES CHONDROPHORIDES
MORPHOLOGIE GENERALE
L’incorporation parmi les Siphonophores vrais de 2 genres des Hydraires pélagiques
méditerranéens Velella et Porpita, qui se sont adaptés à la vie pélagique d’une manière
si particulière, était justifiée principalement par l’existence chez eux d’un appareil
statique de nature cartilaginoïde, flottant à l’état d’émersion à la surface de la mer.
Le flotteur des A elelles (PI. 74, fig. 1) a la forme d’un disque elliptique, surmonté d’une
voile triangulaire, posée perpendiculairement et en diagonale sur la surface du disque,
(.liez les Porpites le disque est circulaire, légèrement bombé au centre, sans voile. Les
flotteurs montrent la structure cloisonnée et sont constituées par des chambres concentriques, sécrétées successivement par la partie aborale du polype initial, qui s’est étalée
et continue de s élargir au fur et à mesure de la croissance. Comme le fait remarquer
Pic \rd, ce processus de cloisonnement est tout à fait comparable à celui de la formation
des feuillets successifs, sécrétés par le périsarque de la partie aborale de la plupart des
polypes
. chei lesquels la base du polype initial de la colonie présente
le cloisonnement semblable, et se fait egalement en largeur.
Leloup dans son excellente mise au point de la question des Siphonophores, parue en
1954, qui rend inutile leur exposé plus détaillé dans le cadre de ce Manuel.
En ce qui concerne les affinités de divers ordres des Siphonophores, Garstang a émis
récemment (1946) l’opinion que la classe des Siphonophores, telle qu’elle est présentée
dans les Traités classiques de Zoologie descriptive, n’est pas homogène et que les Siphonophores Disconanthes ou Chondrophorides, représentés dans la Méditerranée par
2 genres, Velella et Porpita, s’éloignent singulièrement des Siphonophores Siphonantes
et semblent être plus proches des Hydraires Gymnoblastiques. La théorie de Garstang,
admise par Leloup (1954), a été développée, indépendamment de ce dernier auteur,
par Totton (1954), qui arrive à la conclusion que les Chondrophorides doivent être rapprochés des Hydraires Gymnoblastiques Tubulariidae et en particulier des Margellopsides.
Grâce à l’obligeance de l’auteur, nous avons pu prendre connaissance du travail,
en cours d’impression de Picard (1955), qui semble résoudre définitivement la question
de la vraie nature des Velelles méditerranéennes. Les Velelles n’ont rien à voir avec les
Siphonophores vrais, mais sont des Hydraires coloniaux planctoniques, ayant produit,
par suite de leur adaptation à la vie pélagique, par la transformation de la partie aborale
de leur polype initial, un flotteur, ou mieux, un substratum flottant émergé, sur la face
inférieure immergée duquel se développent les nombreux polypes, semblables, par leur
organisation et la structure, à ceux du genre Zanclea et ayant le cnidome identique à
celui de ces derniers. En conséquence, les Velelles (et probablement les Porpites, dont
l’étude est en cours), doivent être placées, comme nous l’avons déjà indiqué dans le
chapitre consacré aux Anthoméduses, dans la famille des Pteronematidae ( = Zancleidae)
et elles n’ont ainsi aucun rapport avec les Tubulariidae Margellopsidae, comme le présumait Totton.
Toutefois, la description des Pseudo-Siphonophores Chondrophorides, seuls Hydraires
pélagiques méditerranéens connus actuellement, sera faite dans ce chapitre, avant
celle des vrais Siphonophores Siphonantes, lesquels se trouvent ainsi être réduits aux
3 ordres classiques suivants : les Cystonectes, les Physonectes ou Physophorides et les
Calycophores ou Calycophorides.
PSEUDO-SIPHONOPHORES CHONDROPHORIDES
MORPHOLOGIE GENERALE
L’incorporation parmi les Siphonophores vrais de 2 genres des Hydraires pélagiques
méditerranéens Velella et Porpita, qui se sont adaptés à la vie pélagique d’une manière
si particulière, était justifiée principalement par l’existence chez eux d’un appareil
statique de nature cartilaginoïde, flottant à l’état d’émersion à la surface de la mer.
Le flotteur des A elelles (PI. 74, fig. 1) a la forme d’un disque elliptique, surmonté d’une
voile triangulaire, posée perpendiculairement et en diagonale sur la surface du disque,
(.liez les Porpites le disque est circulaire, légèrement bombé au centre, sans voile. Les
flotteurs montrent la structure cloisonnée et sont constituées par des chambres concentriques, sécrétées successivement par la partie aborale du polype initial, qui s’est étalée
et continue de s élargir au fur et à mesure de la croissance. Comme le fait remarquer
Pic \rd, ce processus de cloisonnement est tout à fait comparable à celui de la formation
des feuillets successifs, sécrétés par le périsarque de la partie aborale de la plupart des
polypes
. chei lesquels la base du polype initial de la colonie présente
le cloisonnement semblable, et se fait egalement en largeur.
